Salles de concert & clubs • Montmartre

Une sélection de lieux pour écouter de la musique et danser sur la butte

Cigale

Notre sélection

Petite salle nichée en plein cœur de Pigalle, voisine directe de la Cigale, proche aussi du Divan du Monde et de feu l’Elysée Montmartre, la Boule Noire passe souvent inaperçue du regard des badauds. Alors qu’une longue file d’attente jonche en général le perron de la Cigale, seule une discrète petite porte indique l’existence de sa consœur. Ceux qui la connaissent savent toutefois qu’on y découvre souvent d’excellents groupes, qu'il s'agisse de débutants qui font leurs premières armes (Franz Ferdinand, Phoenix) ou d'artistes confirmés souhaitant retrouver l’intimité moite de leur prime jeunesse le temps d’un concert (Metallica, Queens of The Stone Age). Majoritairement rock, la Boule Noire ne s’est convertie au genre qu’à partir des années 1990, après avoir connu différents usages : goguette au XIXe siècle, salle de danse ensuite, puis cabaret et cinéma. Pour l’anecdote, la salle doit son nom à un ancien luminaire en forme de boule de verre qui éclairait le portique et finit par noircir avec le temps.

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18e arrondissement

Trianon

Notre sélection

Le Trianon insuffle un peu de classe au boulevard de Rochechouart avec son architecture élégante Belle Epoque. Haut lieu culturel, il propose des concerts de choix, on y voit passer Tricky, Raphael Saadiq, Moriarty, Camille, Macy Gray... mais aussi du cirque moderne et des one man show. En entrant dans ce bâtiment grandiose avec ses immenses fenêtres ovales, on admire la hauteur infinie des plafonds, la somptueuse salle de bal, les velours rouges et les boiseries de la salle de théâtre et l’immense charpente métallique du jardin d’hiver. On se demande alors pourquoi cette folle construction a été pensée ainsi. Tout commence en 1894, lorsque le jardin de l’Elysée Montmartre est réquisitionné pour construire le « Trianon-Concert », qui accueillit dès son ouverture la célèbre Mitinguett. La charpente métallique du Pavillon de France construit par Gustave Eiffel pour la grande exposition universelle de 1889 est réutilisée pour remanier le lieu, mais un terrible incendie détruit tout un an plus tard. Son propriétaire décide de le reconstruire à l’identique, avec un théâtre à l’italienne qui accueille des pièces classiques. Puis le Trianon décide de jouer la comédie en proposant des opérettes et du Vaudeville. Picasso et Toulouse Lautrec croquèrent ici des portraits d’habitués. Devenu un music hall puis un cinéma un peu avant la seconde guerre mondiale, il connait dans ses habitués Jacques Brel. Temple des films populaires, puis des péplums et western spaguetti et enfin des films de kung-fu, ce ciné ferme finalement ses portes dans les années 90. Le Trianon reprend alors sa vocation initiale en proposant des pièces de théâtre et des concerts classiques et de variété. Entièrement rénové en 2009, le Trianon est sublimé par son nouveau décors. En mai 2011, le bar le Petit Trianon a rouvert ses portes après 20 ans de sommeil, dévoilant un décors d’origine aux touches art déco.

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Pigalle

Boule Noire

Petite salle nichée en plein cœur de Pigalle, voisine directe de la Cigale, proche du Divan du Monde et de feu l'Elysée Montmartre, la Boule Noire passe souvent inaperçue du regard des badauds. Une discrète petite porte indique néanmoins son existence et ceux qui la connaissent savent la trouver. On y découvre souvent d'excellents groupes, qu'il s'agisse de groupes montants qui font leurs premières scènes à Paris (Franz Ferdinand, Phoenix) ou d'artistes confirmés souhaitant retrouver l'intimité moite de leur prime jeunesse le temps d'un concert (Metallica, Queens of The Stone Age...). Majoritairement rock, la Boule Noire ne s'est convertie au genre qu'à partir des années 1990, après avoir connu différents usages : en goguette au XIXe siècle, salle de danse ensuite, puis cabaret et cinéma. Pour l'anecdote, la salle doit son nom à un ancien luminaire en forme de boule de verre qui éclairait le portique et finit par noircir avec le temps.

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18e arrondissement

La Machine du Moulin Rouge

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La Machine, qui fut la mythique discothèque La Loco jusqu’en 2009, est une adresse très berlinoise en plein Pigalle. Dans une ambiance métallo-techno-industrielle de tuyaux, coursives et même anciennes chaudières du Moulin Rouge, on danse dans une grande fosse (appelée le central) ou dans une salle en sous-sol (la chaufferie), sur des BPM électro, rock, hip-hop… La Machine propose une programmation pointue et éclectique qui s'étoffe mois après mois de têtes d'affiche internatinales recherchées, alternant avec des groupes et de DJ parisiens underground. Attention, réservez vos billets en avance pour les grands concerts car la Machine affiche vite complet. D'autres rendez-vous réguliers sont très populaires, comme les mémorables soirées dubstep Splash, les nuits Electrochic, les soirées club Trax (magazine offert !), les Soulbrother Party (funk hip-hop), les "We are the 90's" et depuis cette année "le Bal de l'Elysée Montmatre", fête qui perdure ici depuis l'incendie de cette salle de concert voisine. On regrettera seulement que quelquefois le volume soit poussé un peu trop fort, dégradant la qualité du son.

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Montmartre

Le Divan du Monde

Le Divan du Monde est une salle de concerts qui a été entièrement rénové en 2009 pour privilégier le son et l’image. L’acoustique a été repensée et un écran panoramique installé, ouvrant la dimension du multimédia aux artistes de passage. La programmation est très variée avant 23h : concerts, spectacles vivants, danse, performance multimédia, puis des soirées DJing prennent le relais. Pourtant les soirées sont assez sages avant 2h du mat', accoudé à la belle balsutrade en bois ou sur la piste de danse, on ne voit pas souvent la foule se déchaîner. Bien plus sage que lorsque le lieu était une brasserie où s’encanaillait Baudelaire au XIXe siècle, puis un « divan japonais » qui a fait scandale en programmant de l’effeuillage (du strip-tease, quoi) de dames. Parmi les habitués on trouvait alors Toulouse Lautrec ou Picasso, des artistes qui ne feraient pas partie aujourd’hui de la clientèle du lieu, plus bobo que bohème.

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Montmartre

Les Trois Baudets

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Fondée en 1947 par Jacques Canetti, les Trois Baudets est une salle mythique où de nombreux talents ont fait leurs premières armes au siècle dernier. Ici ont débuté Jacques Brel, Georges Brassens, Boris Vian, Raymond Devos, Jeanne Moreau, Boby Lapointe, Juliette Gréco… Tombée en désuétude, transformée en sex-shop puis cabaret érotique comme le tout Pigalle, elle reprend ses lettres de noblesse dans les années 1990 en devenant une salle de concerts pop-rock. Après une réhabilitation profonde de cinq ans sous l’impulsion de la mairie de Paris, elle retrouve sa véritable vocation de pépinière de la chanson française en 2009. Aujourd’hui, ce vaste bâtiment art déco aux larges façades de verre compte une belle salle de concerts de 250 places en sous-sol et un bar-restaurant à l’étage. Découvrez aujourd’hui aux Trois Baudets les dernières lubies de la chanson française, dans toute sa diversité. Variété, rock, électro, rap : tous les styles sont permis, tant qu’ils sont chantés dans la langue de Gainsbourg. La programmation est audacieuse et éclectique, et les concerts sont gratuits ou à prix symbolique. Le week-end, quelques soirées hip-hop ou électro sont organisées. Consultez leur site web pour en savoir plus.

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Pigalle

Le Blue Note

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Avec un nom pareil on s’attend à découvrir un club de jazz à l'ancienne. Ce bar-boîte ouvert du vendredi au dimanche soir programme bien de la musique live, mais brésilienne ! C'est une institution pour la communauté de Carioca et Paulistos résidant à Paris qui veulent chanter de la MPB (musique populaire brésilienne), danser la samba et écouter du jazz brésilien. Ici, deux à trois groupes se succèdent chaque soir sur la petite scène, jusqu’à 5h du matin. Le samedi, les têtes d'affiches sont plus connues que le vendredi, tandis que le dimanche la soirée commence doucement par une jam de jazz brésilien avant d’enchaîner sur de la MPB, et finir en fête tropicale « caliente » comme tous les autres soirs. On danse collés-serrés, on se déhanche, on chante, on essaye d'imiter les brésiliennes dansant la samba et on profite du shows des musiciens. A part des Brésiliens, beaucoup d’habitués du quartier viennent aussi s’imprégner de cette ambiance tropicalo-latino et se défouler. L’entrée est gratuite mais les consommations sont chères (10 euros la bière). Plusieurs autres bémols : beaucoup d’hommes sont là pour draguer lourdement (slalomez), les videurs à l’entrée ne sont pas toujours agréables, tout comme la patronne derrière son bar qui ne décroche pas un sourire. On se demande bien pourquoi, vu l’ambiance festive qui règne en ces lieux.

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Libre

Autour de Midi... et Minuit

Un petit lieu qui rend hommage à l’esprit libre des artistes de Montmartre, les concerts de jazz ici font oublier les néons qui ont envahi les rues alentour. Les bœufs du mardi et les jams du mercredi sont gratuits ; une bonne initiative pour y découvrir des musiciens amateurs qui se donnent pour renvoyer la balle aux formations plus confirmées qui jouent le week-end. La salle voûtée nous plonge dans le vieux Paris avec les portraits des légendes du be-bop et swing, qui nous sourient du haut du bar habillé de carreaux de métro. A l’étage sont servis des bons vieux plats bien français : le cuisinier Jean-Louis privilégie les recettes à l’ancienne comme le pied de porc, les escargots ou une bonne tête de veau. Miam !

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Montmartre

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