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10 musées insolites

Une sélection d'adresses originales avec de véritables ovnis muséaux dedans.

Quel est le point commun entre le vin, le phonographe et la Préfecture de Police ? Il possède tous leur musée ! Etonnant, singulier, mais toujours instructif...

© Emmanuel Chirache
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Musée du Phonographe

Un lieu étonnant, niché derrière une discrète devanture du boulevard Rochechouart, à Pigalle, qui ne laisse rien filtrer de ce qui s’y cache. A l’intérieur du Phono Museum, ou musée du son enregistré, Jalal Aro a pourtant rassemblé des dizaines de trésors anciens accumulés en vingt-cinq ans de recherche et de collaboration avec d’autres collectionneurs. Ainsi, le musée épouse cette diversité inépuisable de gramophones, qui lui donne cet aspect surréaliste de jardin aux corolles géantes. De quoi retracer l’évolution fulgurante d’une technique qui ne s’est pas tout de suite focalisée sur la musique. Puisque les premiers phonographes à cylindres en étain fonctionnaient à la main et permettaient d’enregistrer sa propre voix, ce qui leur donnait plutôt un usage de dictaphone.

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Par Emmanuel Chirache
© Grégoire Valayer / Musée des Arts forains
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Musée des Arts forains

Cette magnifique collection d’attractions de fête foraine datant du début du XXe siècle est présentée dans un ancien entrepôt à vins de l’ère Eiffel. Des trois halls, le Salon de la Musique se démarque avec la sculpture de Jacques Rémus qui carillonne et s’illumine en même temps qu’un orgue Mortier de 1934 et un piano à queue moderne jouent 'Le Crime de l’Orient-Express'. Dans le Salon de Venise vous tournerez en rond en voguant sur une des gondoles du carrousel tandis que, dans le Salon des Arts forains, vous pourrez jouer à « la Course des garçons de café » dont le but est de lancer des balles pour faire courir des serveurs moustachus. A découvrir aussi : une belle garde-robe de costumes et d'accessoires de music-hall, récemment débarquée dans les collections du musée.

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L'Est de Paris
© Karen Knorr
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Musée de la Chasse et de la Nature

En 2007, le musée de la Chasse et de la Nature, situé dans un splendide hôtel particulier du Marais, a fait peau neuve après de longs travaux. Les deux années de lifting auront suffi à transformer cette institution, qui fleurait la vieillerie et le renfermé, en quelque chose d’à nouveau désirable et fringant. Voire de véritablement unique.
Des squelettes de hiboux, de loups, de sangliers et de cerfs, fraîchement ravigotés, figurent parmi les vedettes d’un parcours étonnant, qui traverse l’histoire de la chasse tout en examinant le rapport entre l’Homme et son environnement. On peut également ouvrir des tiroirs pour découvrir des moulages d’empreintes et des excréments, ou bien regarder par une lorgnette des vidéos montrant les animaux en action dans leur milieu naturel.

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Le Marais
© Musée de l'Absinthe/C.Gaillard
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Musée de l'Absinthe

Après avoir rendu hommage à Vincent van Gogh sur sa tombe, à Auvers-sur-Oise, partez à la rencontre de celle qui fut à l’origine de son suicide : l’absinthe. Dans le seul musée au monde dédié à cette boisson spiritueuse, dérivée du pastis, on découvre en effet la folie à laquelle peut mener celle que l’on surnomme « la fée verte ». Si le premier étage est consacré à l’aspect récréatif et légendaire de l’absinthe, au travers de publicités et de réclames originales datant d’avant 1915, le second palier démontre les ravages liés à sa consommation. Des allégories réalistes de M.G. Darré, montrant la déchéance due à l’alcoolisme, aux compressions de cuillères à absinthe de César, on en apprend un peu plus sur cet élixir aussi inspirant que pernicieux. Mais sans toutefois le connaître par cœur : l’absinthe a cette particularité singulière de savoir, malgré tout, garder une part de mystère. Ce qui n’empêche pas d’assister avec fascination au rituel de son service ni de la déguster avec modération. 

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Le Laboratoire

Situé entre le Louvre, les jardins du Palais Royal et la Bourse de Commerce, Le Laboratoire jongle audacieusement entre arts, design, sciences et technologie. C’est en 2007 que David Edwards, professeur en ingénierie biomédicale à l'université de Harvard, ouvre les portes de cette ancienne imprimerie du XIXe siècle, désormais réaménagée en espace de création et d’exposition. Le projet singulier du chercheur américain : constituer un lieu d'expérimentation vivant où artistes, artisans et scientifiques puissent collaborer sur des oeuvres et des thèmes communs, quelque part entre technologie, art et concept philosophique.   

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1er arrondissement
CNAM - Conservatoire National des Arts-et-Metiers / Musee des arts et metiers WETZEL Jean-Claude
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Musée des Arts et Métiers

Les murs des Arts et Métiers ont abrité le plus vieux musée des sciences d’Europe. Fondée en 1794 par l’évêque Henri Grégoire, l’institution a d’abord pour mission de cultiver la France industrielle en matière de techniques scientifiques. Ce n’est qu’en 1819 que l’établissement, installé dans l’ancien prieuré bénédictin de Saint-Martin-des-Champs, devient un musée à proprement parler : une vaste et fascinante collection d'inventions en tous genres. Parmi un arsenal d’astrolabes, de sphères célestes, de baromètres, d’horloges et de balances se distinguent quelques-uns des instruments de calcul de Pascal. Le parcours renferme aussi de superbes maquettes d’édifices et de machines, impressionnantes de complexité. 

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Le Marais
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Le Nouveau Musée du Parfum

Derrière l’Opéra et à quelques pas du musée du Parfum de Fragonard, vous trouverez le Nouveau Musée du Parfum, également tenu par la fameuse enseigne. Ouvert il y a seulement un an dans l’ancien Eden Théâtre – qui s’est mué au cours de son existence en vélodrome et en atelier de la marque de mobilier anglais Maple & Co –, l’immense espace de 1 200 m2 est consacré à l’exposition de la collection de Jean-François Costa, gendre du fondateur de l’enseigne et père des actuelles dirigeantes. Histoire de famille donc où, depuis quatre générations, on se transmet l’art et la passion des senteurs. De Grasse à Paris, de flacons en estagnons, de fleurs d’oranger en eaux de parfum.

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Opéra
© Nikita Lysenko
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Musée du Vin

« Le bon vin fortifie le corps de l’homme. » Telle est la devise du Conseil des Echansons, confrérie qui chante sa passion pour le jus de Bacchus depuis 1954. Son engagement : promouvoir le vin français dans le monde tout en protégeant le savoir-faire et les appellations spéciales de la production viticole hexagonale. C’est dans le cadre de ce serment que ses membres fondent le musée du Vin en 1984, dans des galeries souterraines du quartier de Passy datant du XIVe siècle. Ces caves voûtées abritaient autrefois les carrières de calcaire qui fournissaient la capitale en pierres de taille, avant d’être adoptées, aux XVIe et XVIIe siècles, par les celliers du couvent des Minimes. Le site recèle aujourd’hui le vaste caveau des Echansons et explore l’histoire de la viticulture et de l’art de la table à travers les pratiques et les outils ayant participé à l’élaboration des grands crus français au fil des siècles.

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Champs-Élysées & l'Ouest de Paris
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Musée d'histoire de la Médecine

Situé dans l’enceinte de l’université Paris-Descartes, le musée de la Médecine ausculte l’histoire et l’évolution des pratiques médicales de l’Antiquité au XXe siècle. Les collections recèlent toutes sortes d’instruments thérapeutiques plus ou moins notoires, comme les ustensiles d’embaumement dont se servaient les « blouses blanches » de l’Egypte des pharaons ou le scalpel du docteur Félix, l’un des rares bistouris ayant goûté au « sang bleu » (de  Louis XIV). Les outils employés par le docteur Antommarchi pour l’autopsie de Napoléon lui font concurrence, non loin d’un électrocardiographe des années 1960, fier d’être, comparativement, à la pointe de la technologie. Une panoplie effroyable de scies utilisées au fil des siècles pour les amputations vient aussi trifouiller dans cette histoire du bloc opératoire. Ou comment se réjouir d’être né bien après l’invention des anesthésiques et de l’électricité.

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Saint-Germain-des-Prés
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Musée de la Préfecture de Police

On aura tôt fait de pousser la porte de ce musée, indemne (et sans menottes), car sa visite insolite en vaut le coup. Du moins pour qui s’intéresse un tant soit peu à la criminologie. Elle commence au début du XVIIe siècle, traverse la création de la préfecture de Police par Napoléon, en 1800, et s’achève sous l’Occupation. En chemin, on tombe sur un registre de prison ouvert à la page de Ravaillac, l’assassin de Henry IV, et sur une étude des attentats anarchistes des années 1890. Les tueurs en série Landru et Petiot sont également évoqués, aux côtés d’une collection terrifiante d’armes de crimes. Parmi ces pièces à conviction : le pistolet responsable du meurtre du président Doumer. Mais aussi des haches, des pics à glace, des couteaux, et même une pince servant à rafler les billets du fond des poches des commerçants.

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Quartier Latin et Sud de Paris

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