Ibrahim Maalouf

Notre sélection
Denis Rouvre
Ibrahim Maalouf

Avec la régularité d’un métronome, ce jeune saxophoniste franco-libanais compose un album tous les deux ans, dont ‘Diagnostic’ sorti en septembre dernier. C’est le troisième volet d’une trilogie en « dia » après ‘Diaspora’ en 2007 et ‘Diachronism’ en 2009, le plus personnel de ses albums.

Ibrahim Maalouf joue un jazz oriental métissé de rock et de hip-hop. Issu d'une famille de musiciens, il s'affranchit de sa formation classique baroque au conservatoire pour multiplier les expériences en big-band de jazz. Il monte un groupe singulier de jazz oriental baptisé Farah, puis se passionne pour des expérimentations de fusion des genres musicaux. C’est en jouant avec la chanteuse franco-péruvienne aujourd’hui décédée Lhasa de Sela, qu’Ibrahim découvre la fusion électro-jazz. Il est sollicité par de nombreux artistes comme Salif Keita, Amadou et Mariam, Mathieu Chédid (-M-), Bumcello, Arthur H, Sting, Piers Faccini pour jouer les sidemen et créer des compositions hybrides qui l’inspireront pour composer sa trilogie.

Son style atypique aux frontières du jazz et des compositions de musique arabe classique le démarquent très vite. Poussant loin les expérimentations dans la fusion des styles, Ibrahim se fait remarquer avec son premier album solo ‘Diaspora’ qui mélange jazz oriental, rock et funk et qui est chaudement accueilli par la critique. Le second album ‘Diachronism’ est un opus de recherche et d’expérimentation aux frontières des possibles. Le rappeur américain Lollibob, -M- et Jacky Terrasson participent à la composition de morceaux.

Dans la même veine, ‘Diagnostic’ mêle jazz, musiques arabes, rock, hip-hop et même metal, batucada brésilienne et quelques airs de piano classique. Cet album, plus mélodieux que le précédent, est beaucoup plus personnel car les morceaux fonctionnent par paires et sont inspirés par les membres de sa famille : fille, demi-sœur, père, sœur ainée, mère… Dans cet album, il chante et joue des claviers, slame le texte écrit par Oxmo Puccino pour sa mère dans "Douce", mêle pop et fanfare balkanique sur "Will Soon Be a Woman" et insère des passages metal sur "We'll Always Care About You", une reprise de Michael Jackson et surtout sur "Beirut", le dernier titre de l’album, qui exprime les stigmates de la guerre violente qu'il a gardé en mémoire.

 

Téléphone de l'événement 01 60 34 53 60
Site Web de l'événement http://www.scenenationale-senart.com/