Kooza

  • Soirées
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Photographs: Cirque du Soleil

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RING OF FIRE A devilish tumbler rides the Wheel of Death

Une foule compacte traverse le pont Renault. Elle s’engage dans les jardins de l’île Seguin, serpente dans les allées jusqu’à destination. ‘Kooza’, spectacle créé en 2007 par le Cirque du Soleil, revient sur les terres parisiennes. Il était temps, Noël approche.

Devant le gigantesque chapiteau de Cirque en chantier, on aperçoit le drapeau canadien flotter dans les airs. A l’intérieur, l’odeur sucrée du pop corn rappelle les multiplexes et les grands shows que l’on vient applaudir en famille. Car s’il est un adjectif qui colle à la direction artistique de la troupe fondée par Guy Laliberté c’est bien « grandiose ». Déluge sonore, costumes ultra-travaillés, numéros stupéfiants : le Cirque du Soleil soigne sa réputation de machine de guerre. Et ‘Kooza’ ne déroge pas à la règle. Pendant près d’une heure et demie, les acrobates venus du monde entier vont rivaliser d’audace et de muscles pour décrocher dans le public les réactions les plus expressives. « Non, mais, il a pas le droit de faire ça ! » lâche une adolescente lorsque suspendu dans le ciel par le seul bras gauche, un circassien rejoint le sommet de la roue de la mort (un agrès constitué de roues en mouvement à plusieurs mètres au-dessus du sol).

Repoussant encore et toujours les lois de la gravité et les limites physiques, les athlètes du cirque offrent un spectacle spectaculaire. La bascule hongroise est trop simple ? Essayons avec des échasses, ou mieux avec les deux pieds pris dans une seule. Le fil de fer, un jeu d’enfant ? Ajoutons donc une bicyclette, une chaise suspendue dans le vide et quatre funambules téméraires. Toujours plus grand, toujours plus fort, le Cirque du Soleil ne craint pas la surenchère acrobatique, elle la cultive. On en prend plein les mirettes. Et plein les oreilles grâce à un orchestre ultra-sonorisé et savamment installé dans un décor aux faux airs de Bollywood.

Pour ce qui est de l’ambiance intimiste et de la poésie de l’espace, il faudra par contre chercher sous un autre chapiteau. Entre ses costumes kitsch et ses clowns décomplexés, ‘Kooza’ n’a pas prétention à renouveler le genre. Et c’est très bien comme ça.

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