Guide du film d'amour

Les 50 meilleurs films romantiques : 20-11

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  • Titanic

    de James Cameron, avec Leonardo DiCaprio et Kate Winslet (1997)

    Guide du film d'amour : les 50 meilleurs films romantiques - n°20

    Titanic
  • L'Avventura

    de Michelangelo Antonioni, avec Gabriele Ferzetti et Monica Vitti (1960)

    Guide du film d'amour : les 50 meilleurs films romantiques - n°19

    L'Avventura
  • Out of Africa

    de Sydney Pollack, avec Meryl Streep et Robert Redford (1985)

    Guide du film d'amour : les 50 meilleurs films romantiques - n°18

    Out of Africa
  • Eternal Sunshine of the...

    de Michel Gondry, avec Jim Carrey et Kate Winslet (2004)

    Guide du film d'amour : les 50 meilleurs films romantiques - n°17

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  • La Garçonnière

    de Billy Wilder, avec Jack Lemmon et Shirley MacLaine (1960)

    Guide du film d'amour : les 50 meilleurs films romantiques - n°16

    La Garçonnière
  • Laurence Anyways

    de Xavier Dolan, avec Melvil Poupaud et Suzanne Clément (2012)

    Guide du film d'amour : les 50 meilleurs films romantiques - n°15

    Laurence Anyways
  • La Vie d'Adèle

    d'Abdellatif Kechiche, avec Adèle Exarchopoulos et Léa Seydoux (2013)

    Guide du film d'amour : les 50 meilleurs films romantiques - n°13

    La Vie d'Adèle
  • Sueurs froides

    d'Alfred Hitchcock, avec James Stewart et Kim Novak (1958)

    Guide du film d'amour : les 50 meilleurs films romantiques - n°14

    Sueurs froides
  • Un homme et une femme

    de Claude Lelouch, avec Anouk Aimée et Jean-Louis Trintignant (1966)

    Guide du film d'amour : les 50 meilleurs films romantiques - n°12

    Un homme et une femme
  • Sailor et Lula

    de David Lynch, avec Nicolas Cage et Laura Dern (1990)

    Guide du film d'amour : les 50 meilleurs films romantiques - n°11

    Sailor et Lula

Titanic

de James Cameron, avec Leonardo DiCaprio et Kate Winslet (1997)

Guide du film d'amour : les 50 meilleurs films romantiques - n°20

20

Titanic (1997)

de James Cameron, avec Leonardo DiCaprio et Kate Winslet

Parler du film de James Cameron revient souvent à énumérer les nombreux records qu’il a établis : troisième film le plus cher de l’histoire, deuxième plus grand succès du box-office mondial, 14 nominations et 11 victoires aux Oscars, entre autres. Mais c’est comme ça, ‘Titanic’ est un mastodonte du cinéma, une fresque homérique de trois heures quinze minutes qui entremêle brillamment intrigue amoureuse et grande tragédie humaine. De notre côté, on retiendra surtout un duo d’acteurs talentueux, une bande-son si mémorable qu’elle semble avoir été directement gravée dans nos cerveaux à coups de marteau-piqueur et des effets spéciaux qui, même dix-sept ans après, n’ont pas pris une ride. Ah, et un léger manque de crédibilité, tout de même. Parce que tout le monde sait que Rose avait largement la place d’accueillir Jack sur sa planche. – AB

19

L'Avventura (1960)

de Michelangelo Antonioni, avec Gabriele Ferzetti et Monica Vitti

Première collaboration entre Antonioni et son inoubliable muse, la sublime Monica Vitti, ‘L’Avventura’ reste l’un des films les plus forts du cinéaste italien – au même titre que ‘Le Désert rouge’, ‘Blow-Up’ ou ‘Profession : reporter’. Audace esthétique, dilatation du temps, remise en cause de la dramaturgie : rien que sur le plan formel, ‘L’Avventura’ s’affirme comme une œuvre incontournable. Mais ce n’est pas tout. Car ses latences ont pour propos de définir la fragilité de la sensibilité et de la sensualité modernes, entre incertitude, hésitation et désir hors des cadres moraux. Sandro (Gabriele Ferzetti) et Anna (Lea Massari) partent en bateau avec leurs amis. Il ne se passe pas grand-chose. Arrivés sur une île (celle de Lisca Bianca, au nord de la Sicile), le petit groupe constate la disparition d’Anna. La meilleure amie d’Anna, Claudia (Monica Vitti), décide alors de partir à sa recherche, accompagnée par Sandro. Or, bientôt leur quête s’efface, zappant Anna pour laisser place à leur tension sensuelle et sentimentale, jusqu’à une fin magistrale, d’une fragilité à pleurer. Qu’on ne vous racontera évidemment pas. – AP

18

Out of Africa (1985)

de Sydney Pollack, avec Meryl Streep et Robert Redford

Quoi de plus romantique que de se faire laver les cheveux par un jeune Robert Redford au bord d’une rivière kenyane ? Dans ce film, l’acteur incarne l’Aventurier par excellence, veste saharienne, regard mystérieux et peau tannée par le soleil. Quant à Meryl Streep, elle tient là un de ses plus beaux rôles, en femme forte et autonome qui préfère la vie à la ferme aux mondanités de son Danemark natal. Tiré des mémoires de l’écrivaine Karen Blixen, ‘Out of Africa’ raconte le séjour africain de cette dernière et sa relation passionnelle avec le chasseur Denys Finch Hatton. Un amour torride et tragique sur fond d’histoire coloniale. La musique, grandiose, de John Barry et les sublimes paysages du Kenya (la scène où les deux amoureux survolent les plaines en avion relève de la pornographie panoramique) achèvent de faire d’‘Out of Africa’ l’une des histoires d’amour les plus vibrantes du cinéma. – AB

17

Eternal Sunhine of the Spotless Mind (2004)

de Michel Gondry, avec Jim Carrey et Kate Winslet

Pour son deuxième film, Michel Gondry est parti d’une idée séduisante : celle que l’on pourrait tous, à l’aide d’une sorte de lésion cérébrale volontaire, effacer un ex de notre mémoire. C’est l’expérience que font Clémentine et Joël – Kate Winslet et Jim Carrey, tous deux remarquables dans des rôles très éloignés de leur répertoire habituel –, après une rupture particulièrement douloureuse. Mais même lorsqu’ils ne se reconnaissent plus, les anciens amants ne peuvent s’empêcher de se croiser... Si l’univers édulcoré et décalé de Gondry peut parfois sembler indigeste, il n’a jamais été plus approprié que dans cette fable douce-amère et légèrement fataliste sur un couple qui n’arrive pas à se quitter. La scène finale, bercée par l’inoubliable "Everybody’s Got to Learn Sometimes" de Beck et Jon Brion, est dévastatrice. – AB

16

La Garçonnière (1960)

de Billy Wilder, avec Jack Lemmon et Shirley MacLaine

Etudes de mœurs des milieux d’affaires, ‘La Garçonnière’ était-il ‘Le Loup de Wall Street’ des années 1960 ? Pas impossible – encore que les businessmen aient sans doute sensiblement évolué depuis. Ici, CC Baxter (Jack Lemmon, auquel Jim Carrey a manifestement piqué un paquet de mimiques) est employé dans une grande compagnie d’assurances, au sein de laquelle il souhaite tout faire pour monter en grade. Afin de satisfaire son carriérisme, il met sa garçonnière à la disposition de ses supérieurs hiérarchiques… sans se douter que son DRH en profite pour y retrouver en secret la jolie Fran (Shirley MacLaine), dont Baxter est secrètement amoureux. Un an après ‘Certains l’aiment chaud’ (1959), Billy Wilder retrouve ainsi Jack Lemmon pour ce qui restera l’une de ses comédies les plus drôles, couronnée de mille-et-une récompenses, dont pas moins de cinq Oscars – et non des moindres : film, réalisateur, scénario, direction artistique et montage. Ironique et truculent, ‘La Garçonnière’ est à la fois une tendre histoire d’amour frustré et une subtile charge contre les cadres sociaux. Qui n’ont peut-être pas tant changé que ça (en tout cas, ça vaut sans doute le coup de demander à votre boss). – AP

15

Laurence Anyways (2012)

de Xavier Dolan, avec Melvil Poupaud et Suzanne Clément

Que feriez-vous si l’homme de votre vie vous annonçait qu’il voulait en fait être une femme ? Dans le genre « amour impossible », ‘Laurence Anyways’ marque clairement des points pour son originalité... C’est le troisième long métrage de Xavier Dolan, accompagné comme d’habitude par une bande-son parfaite et un casting solaire – Melvil Poupaud, Nathalie Baye, Monia Choukri, et surtout, Suzanne Clément, prix d’Interprétation féminine dans la sélection Un Certain Regard à Cannes. Et si l’on avait pu reprocher au réalisateur québecois de privilégier la forme au fond dans ses précédents films, dans ‘Laurence Anyways’, il réussit à allier ses visuels sublimes et ses fameux « clips » à une des histoires d’amour les plus épiques et les plus singulières du grand écran. Et dire que pendant ce temps-là, il y en a que le mot « genre » fait frémir… – AB

14

La Vie d'Adèle (2013)

d'Abdellatif Kechiche, avec Adèle Exarchopoulos et Léa Seydoux

Tout simplement magnifique, 'La Vie d'Adèle' se pose comme une évidence, à l'image de certains films d'Eustache, de Renoir, d'un réalisme époustouflant et d'une contemporanéité palpable. Plongée dans ce film-fleuve de trois heures qui passent comme une lettre à la poste, Adèle (Adèle Exarchopoulos, inconnue éblouissante) traverse l'adolescence. Lycéenne curieuse, elle lit Marivaux et s'initie à l'amour, d'abord avec un lycéen gentiment banal, puis avec Emma, étudiante des Beaux-Arts aux cheveux bleus (Léa Seydoux, en lesbienne au magnétisme animal), avec laquelle elle vivra une passion complice et complexe. Lumineux, le film d'Abdellatif Kechiche s'impose comme une ode à la vie, une affirmation joyeuse de son intensité, où le désir se voit représenté simplement, dans des scènes d'une authenticité bouleversante qui, bien que frontales, se situent à l'opposé de toute pornographie. Plutôt, on y découvre l'amour charnel filmé comme pour la première fois : avec ses variations, son emportement, sa douceur, sa frénésie, sa gourmandise, ses gouffres. Comme rarement, le spectateur se découvre lui-même impliqué, traversé dans son intimité par la durée de ces séquences. Parfois, on songe à une toile de Courbet ('Vénus et Psyché', 'Les Deux Amies'). Mais surtout, on se dit qu'on n'a sans doute jamais vu ça avant au cinéma. – AP

13

Sueurs froides (1958)

d'Alfred Hitchcock, avec James Stewart et Kim Novak

Considéré par John Carpenter ou Kenneth Branagh comme la plus grande œuvre d’Alfred Hitchcock, film favori de Chris Marker, ‘Sueurs froides’ (également connu sous son très beau titre original, ‘Vertigo’) est un film qui vous fout lui-même le vertige. Histoire d’un flic acrophobe sur les traces d’une mystérieuse femme dont il tombera amoureux (inspirée du roman ‘D’entre les morts’ de Boileau-Narcejac), ‘Sueurs froides’ est surtout l’occasion pour Hitchcock de jouer sur l’inconscient de ses spectateurs à travers son héros masculin, tour à tour symbole de l’impuissance sexuelle ou de la nécrophilie. Servi par deux acteurs impeccables, James Stewart et Kim Novak, qui forment ici l’un des couples les plus mythiques du cinéma, ce film de 1958 reste grand, très grand, incommensurablement grand. A voir et à revoir. Mais surtout, ne regardez pas en bas ! – AP

12

Un homme et une femme (1966)

de Claude Lelouch, avec Anouk Aimée et Jean-Louis Trintignant

Une bande-son mythique composée par Francis Lai, des plans époustouflants et un couple d’acteurs – Anouk Aimée et Jean-Louis Trintignant – aussi beaux que charismatiques. Tourné à la fois en couleur et en noir et blanc pour des raisons budgétaires, il émane du film de Lelouch une poésie singulière, mêlant dans un montage habile images présentes et passées, réelles et fantasmées. Ils sont tous les deux veufs, tous les deux parents célibataires. Ils se rencontrent, et puis ils s’aiment : ‘Un homme et une femme’ est, comme son titre l’indique, d’une simplicité évidente. Mais c’est aussi un des chefs-d’œuvre du cinéma français, qui en plus d’obtenir la Palme d’or en 1966 ainsi que deux Oscars (meilleur film étranger et meilleur scénario), conféra à Deauville sa réputation éternelle de ville romantique. – AB

11

Sailor et Lula (1990)

de David Lynch, avec Nicolas Cage et Laura Dern

Quel dommage que la version française de ‘Sailor et Lula’ n’ait pas conservé son titre original, ‘Wild at Heart’ (« déchaînés »). Car dans toute l’histoire du cinéma, peu de couples peuvent rivaliser avec le duo d’hystériques formé par Nicolas Cage et Laura Dern. Affublés de vestes en peau de serpent et bas résille troués, Sailor et Lula sont deux jeunes aussi fous qu’amoureux, en cavale pour échapper à la folie meurtrière de la mère de Lula. D’une possessivité maladive, cette dernière lance en effet la mafia à leurs trousses, avec l’ordre d’éliminer Sailor. Sur la route, les amants croisent une multitude de personnages loufoques, notamment Willem Dafoe, psychopathe à la dentition bien entamée. David Lynch n’est pas vraiment connu pour son amour de la comédie, mais ‘Wild at Heart’ est incontestablement son film le plus drôle. Ses personnages sont délicieusement outranciers, bêtes comme leurs pieds et plus vulgaires qu’une saison des "Anges de la téléréalité". Ajoutez à cela une bande-son absurde, alternant entre speed metal pour épileptiques et vieux tubes d’Elvis – interprétés par Cage lui-même –, et vous obtenez un film unique et puissant, dont l’inégalable mauvais goût confine au lyrisme. – AB




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