Festival Fnac Live 2014

Du 17 au 20 juillet

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©Ben Callens

Plus rien n'arrête le Festival Fnac Live depuis sa création il y a quatre ans. Après avoir attiré 75 000 personnes en 2012, puis 90 000 en 2013, il risque de battre son record une nouvelle fois cette année à l'aide du soleil et d'une programmation à la fois pointue et populaire, capable de faire se côtoyer le chouchou des ménagères Julien Doré, la figure de la chanson française Bernard Lavilliers, ou les jeunes talents de Moodoïd. A l'arrivée, cela donne 28 artistes (dont certains annoncés le 30 juin) en l'espace de quatre jours seulement sur deux scènes situées place de l'Hôtel de Ville. Histoire d'y voir plus clair, on vous a sélectionné nos artistes préférés.

Notre sélection

Jeudi 17 juillet • MØ

Scène du Parvis : 19h

Comme on peut le voir sur cette photo, la chanteuse (« jeune fille » ou « vierge » en danois) est un peu fofolle. Originaire d'Odense, elle chante une électro-pop bien troussée, dansante sans forcément répondre aux sirènes de la musique commerciale. Ce n'est pas un hasard si le DJ américain Diplo la chaperonne et partage l'affiche avec elle sur le titre envoûtant "XXX 88". Le premier album de la jeune fille, 'No Mythologies To Follow', est sorti en mars dernier, et son passage au festival sera pour le public français l'occasion de découvrir les morceaux en live et la présence de la chanteuse. Un seul Mø d'ordre : s'y rendre.

 

Jeudi 17 juillet • Christophe

Scène du Salon : 19h30

Auteur de certaines des plus belles chansons d’amour ("Aline", "Les Mots bleus"), de tueries pop méconnues ("Tu es folle"), d’un album insolite et génial ('Le Beau Bizarre', en 1978), puis d’expérimentations électro-pop fantastiques dans les années 2000, Christophe est l’un des plus grands chanteurs français en activité. Un ténor de la musique, doublé d’une crème dans la vie, la vraie. Contrairement à beaucoup de ses contemporains, Christophe ne renie aucun morceau de son répertoire, classiques joués mille fois comme raretés insolites, et il faudra donc s’attendre à de belles surprises lorsqu’il s’avancera sur la scène du Salon.

 

 

Vendredi 18 juillet • Arthur H

Scène du Salon : 18h

Arthur H ou Arthur Higelin est un auteur-compositeur talentueux, qui effeuille ses mots de sa voix émouvante un peu brisée, sur une musique travaillée qui n’est pas sans rappeler les expériences à la Nougaro et surtout Gainsbourg. Il emprunte au jazz, au tango, au rock, au blues, ses rythmiques et instrumentations créatives qui s’accordent avec des textes poétiques, touchants et drôles. Cet artiste prolifique qui sort presque un album par an n’a plus besoin de se faire un prénom depuis son album pépite ‘Adieu tristesse’ (2005) et ‘Mystic Rumba’ (2010), qui l’ont rendu populaire auprès d’un plus large public. Il montre à chacune de ses apparitions un charisme exceptionnel et nous surprend à chaque chanson.

Vendredi 18 juillet • Emily Loizeau

Scène du Salon : 18h50

La jeune fille qui chantait de sa voix frêle et émouvante qu'elle irait à "L'Autre Bout du monde" a bien changé. Avec son dernier album 'Mothers & Tygers', Emily Loizeau a mûri son tour mélancolique, travaillé les arrangements délicatement folk de ses chansons pour en faire de douces ballades franco-anglaises. Passant facilement d'une langue à l'autre, parfois dans une même chanson, le disque fait penser à du Thomas Fersen au féminin, notamment dans cette manière de faire rouler les mots, dans le choix de l'acoustique, dialogue entre le piano, la contrebasse, le banjo ou la mandoline. 

Vendredi 18 juillet • La Femme

Scène du Parvis : 19h

Certains trouvent La Femme déjà trop mainstream, un brin « vendus ». Parce qu’ils sont passés au "Grand Journal" de Canal +, parce que leur disque marche bien, parce qu’ils ont signé sur la major Barclay. Mais on oublie de dire l’essentiel, c’est que leur magnifique vinyle, 'Psycho Tropical Berlin' est quant à lui publié chez l’indépendant Born Bad. Surtout, c'est une tuerie du début à la fin. Les chansons ont beau s’inspirer beaucoup des années 1980, d’une certaine esthétique surf, new wave, garage et pop, elles ne ressemblent à rien qu’on puisse entendre aujourd’hui. Une suite de tubes que le public connaît déjà par coeur et entonne à tue-tête.

Vendredi 18 juillet • Gaëtan Roussel

Scène du Parvis : 21h15

A travers ses groupes Louise Attaque et Tarmac, le chanteur et guitariste Gaëtan Roussel a démontré un talent de compositeur sûr et éclectique. Ce n'est pas un hasard si le grand Alain Bashung lui confie l'écriture d'une partie de son album 'Bleu pétrole' en 2008, puis si Gustave de Kervern et Benoît Delépine lui commandent la musique de deux films. Au fil de tubes populaires, "Ton invitation", "Notre époque", "Ce sourire est pour moi", ou "Help Myself (Nous ne faisons que passer)", il s'est forgé un style bien à lui, porté par une voix reconnaissable et des mélodies électro-acoustiques efficaces. L'assurance d'un bon concert.

Samedi 19 juillet • Moodoïd

Scène du Parvis : 17h30

Les Moodoïd, que l'on a découverts en septembre dernier via l'excellent EP 'Je suis la montagne', viennent d'annoncer la date de sortie de leur premier album. Celui-ci sortira chez l'excellent label Entreprise (qui compte déjà dans ses rangs Lafayette et les Superets) le 18 août 2014. Rempli de 16-cordes, d'orgues, de synthétiseurs en tout genre et d'harmonies vocales marquées par la pop psychédélique des années 1960, le groupe mené par le Toulousain d'origine Pablo Padovani risque bien de faire un tabac. Ils seront sur la scène du festival Fnac Live cet été afin de mettre tout le monde d'accord.

Samedi 19 juillet • Fauve

Scène du Parvis : 21h30

Fauve est un collectif artistique, et comme dans tout collectif qui se respecte on y cultive l’anonymat et un certain goût pour l’indépendance, l’esprit de communauté, la révolte, qui ne plaît pas à tout le monde. A partir de 2011, Fauve a mis en ligne au compte-gouttes des chansons accompagnées de vidéos faites maison, et disponibles en téléchargement gratuit. L’idée est bonne, car le bouche à oreille a vite fonctionné. La grande force de leur musique tient beaucoup au mariage entre les doux accords des guitares et le ton lyrique du chanteur, dont les paroles amères semblent avoir touché une corde sensible de la jeunesse française. Après 'Blizzard' leur premier EP sorti en 2013, les Fauve reviennent avec un album intitulé 'Vieux Frères', qu'ils ont joué les derniers mois dans des salles combles.

Samedi 19 juillet • Dick Annegarn

Scène du Salon : 18h

Dick Annegarn a été touché par la grâce. Avec son visage d'innocent et sa voix éternellement captivante, ce guitariste autodidacte venu des Pays-Bas avait ému les Français en jouant à la guitare acoustique des chansons troublantes et belles, comme "Sacré Géranium", "Le Grand Dîner" ou "Bébé éléphant". Aujourd'hui fort d'une imposante discographie, il revisite ses classiques en s'amusant, continue de composer des bijoux de folk ou de blues et assure le show grâce à une voix puissante, un jeu de guitare épatant et une personnalité uniques. A ne surtout pas manquer.

Dimanche 20 juillet • Nosfell

Scène du Salon : 18h

C’est avec l’album 'Pomaïe Klokochazia Balek' (2004) que le chanteur et guitariste Nosfell s’est fait connaître du public. Mélange de folk, de rock, et de musiques orientales ou africaines, le disque s’impose vite comme un classique au fil de compositions originales,  jouées de main de maître à la guitare acoustique par Nosfell. Pierre Le Bourgeois l’accompagne au violoncelle en studio, tandis que sur scène c’est souvent un sampleur qui lui sert de partenaire de jeu. Le compositeur raconte dans ses chansons des histoires fantastiques qui, mises bout à bout, forment une sorte de conte mystérieux, chanté en anglais ou en klokobetz, un langage que cet ancien étudiant en langues orientales a inventé. En live, Nosfell transcende ses morceaux avec un charisme et une présence physique rares.

Dimanche 20 juillet • Mina Tindle

Scène du Parvis : 18h15

Mina Tindle est une discrète étoile montante de la scène française qui brille par sa musique pop-folk lumineuse et fraîche. Elle a sorti ‘Taranta’ en 2012, un premier album en anglais et en français qui a étonné la critique par sa maturité, et qui la distingue d’une énième chanteuse à guitare avec ces mélodies oniriques qu’elle entonne d’une belle voix à la sensualité mélancolique. Un minimalisme réussi qui met à nu sa sensibilité, comme sur "Time Writer" ou via des perles plus pop et plus rythmées comme "To Carry Many Small Things" qui l’a fait connaître auprès d’un public plus large.

Dimanche 20 juillet • Mélanie de Biasio

Scène du Salon : 18h50

Plus Nina que diva, Mélanie de Biasio fait preuve dans son deuxième album d’une maturité musicale rare. En sept morceaux pour à peine plus d’une demi-heure, son ‘No Deal’ installe des climats complexes, à la fois intimistes et planants, inquiétants et chauds, sombres et solaires, aux confins du jazz et du trip-hop (et surtout très loin de l’habituelle minette s’essayant au jazz vocal). Sûr qu’avec une telle personnalité, la chanteuse et flûtiste devrait s’imposer sans mal au-delà des frontières de sa Belgique natale.


  1. Edition 2014
  2. Édition 2013

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