Rock en Seine : dimanche 26 août
Green Day, Foster The People, Social Distortion, Grandaddy...
Green Day
Notre sélection de concerts pour le dimanche
Bombay Bicycle Club Angus McRae - cc
Bombay Bicycle Club
Bombay Bicycle Club – BBC pour les intimes – est un groupe rock-folk indie qui ne tire pas son nom d’une expérience transcendantale vécue chez les hindous mais d’une chaîne de fastfood londonienne. A ses débuts, Bombay Bicycle Tour se lance en roue libre en montant son propre label Mmm... Records à l’occasion de son premier maxi ‘The Boy I Used to Be’. Ils signeront finalement leur album ‘I Had the Blues But I Shook Them Loose’ sur Island Records, dont le single “Always Like This” les hissera au sommet des charts britanniques. Depuis, les albums de Bombay Bicycle Club se suivent et ne se ressemblent pas : si le premier opus était plutôt indie noise-pop, le suivant, ‘Flaws’, sorti seulement un an après, tranche par son ambiance folk, blues et country entièrement acoustique. Après leur couronnement par les NME Awards en 2010, leur dernier album ‘A Different Kind of Fix’ est assez éloquent sur la nature addictive de leur musique, un retour aux sources du groupe avec des riffs de guitares électriques, dont on salue les excellents titres “Shuffle” et “Lights Out, Words Gone”. Rendez-vous à Rock-en-Seine pour les découvrir en ouverture des concerts du dimanche.
- Grande Scène
- 15h
© Julien Mignot
Stuck In The Sound
Parmi les groupes de rock français, les Stuck In The Sound se sont vite différenciés de leurs petits camarades en développant un son très anglo-saxon. Influencés par Muse, Sonic Youth, les Smiths ou les Killers, ces Parisiens se sont logiquement fait un nom plus facilement à l’étranger que chez nous, où la langue anglaise et l’indie rock ne sont pas encore devenus des réflexes culturels. Mais si leurs singles cartonnent vite, comme "Toy Boy" et "Ouais", tirés de leurs deux premiers albums, le groupe sonne parfois un peu daté et trop respectueux du genre dans lequel il évolue. Ça manque d’audace, mais pas d’efficacité. On appréciera les tentatives plus éclectiques entendues dans le nouvel album 'Pursuit', qui contient de très bons moments tels que "Brother" ou "Let’s Go", en revanche on goûtera moins la chanson titre, facile et banale. Quoi qu’il en soit, le groupe a enfin innové et le concert à Rock en Seine risque de le confirmer.
- Grande Scène
- 16h25
Passion Pit
Passion Pit
On ne présente plus les cinq Américains de Passion Pit. Avec seulement une petite vingtaine de morceaux à leur actif, il ne leur en aura fallu qu’un seul pour remporter l’adhésion quasi unanime des amateurs de musique indé. C’est l’électro-pop colorée et psychédélique de “Sleepyhead”, sorti en 2008 avec leur premier EP et réédité sur leur album ‘Manners’, qui leur a valu ce succès phénoménal. Sont ensuite venus d’autres bijoux rêveurs et exaltés, “Little Secret” et “The Reeling” en tête. Leur formule : une musique lumineuse qui rend heureux, et des claviers épiques et aériens qui ne sont pas sans rappeler MGMT, Miike Snow ou encore The Naked And Famous. Mais sa signature unique, le groupe la doit surtout à la voix plaintive et surréaliste de son chanteur, Michael Angelakos, dont les aigus évoquent à la fois Thom Yorke, Thomas Mars et Andrew Wyatt. A Rock en Seine le 26 août, ils viendront présenter leur très attendu deuxième opus ‘Gossamer’, prévu pour juillet.
- Scène pression live
- 17h10
The Dandy Warhols (c) presse
The Dandy Warhols
Entre 2000 et 2005, les Dandy Warhols ont réalisé certains des meilleurs albums pop de la décennie, 'Thirteen Tales from Urban Bohemia', 'Welcome To The Monkey House' et 'Odditorium or Warlords of Mars'. Trois disques remplis de pépites dansantes, psychédéliques et rock’n’roll. Une musique dont le nom « Dandy Warhols » donne tout de suite une idée du style, référence au gourou de la Factory, au Velvet Underground, à David Bowie ou encore Brian Eno. Dans le même temps, le groupe surfait sur la notoriété de l’excellent documentaire 'Dig!', récit de leur relation avec le Brian Jonestown Massacre d’Anton Newcombe, autre formation psychédélique estimée à l’époque. La rivalité, au début saine puis agressive, que Newcombe et Courtney Taylor-Taylor entretiennent alors a provoqué une véritable émulation créatrice, qui explique cette prolifération de bonnes chansons. La fin de cette concurrence marquera logiquement le déclin progressif des deux groupes. Depuis le mitan des années 2000, Taylor-Taylor et ses acolytes peinent à retrouver leur verve d’antan, comme s’ils avaient déjà tout donné. Peut-être reste-t-il un peu d’essence dans le carburateur, un brin d’inspiration dans la besace… C’est tout l’enjeu du prochain 'This Machine' qui devrait paraître en 2012. Voilà un motif d’encouragement pour aller voir les Dandy Warhols à Rock en Seine en août, si entendre des perles comme "Get Off" ou "We Used To Be Friends" en live ne vous suffisait pas.
- Grande Scène
- 18h
Grandaddy
Grandaddy
C’est avec l’album 'The Sophtware Slump' (2000), qualifié de « facilement aussi bon que 'OK Computer' » par The Independent, que les Grandaddy sont devenus un groupe majeur. L’indie pop de ces Californiens était, il faut le dire, dans l’air du temps, un brin grunge, un chouïa shoegaze, un peu lo-fi comme leurs contemporains d'Eels. Mais certaines compositions de l’album et des suivants ('Sumday' en 2003, 'Just Like The Flamby Cat' en 2006) restent aujourd’hui des classiques, sorte de pépites folk à la Neil Young avec du space cake au dessert. Le groupe splitte en 2006, mais leur reformation en mars dernier fait d’eux l’un des groupes les plus attendus à Rock en Seine cette année.
- Scène de la cascade
- 18h50
Little Dragon Seek - DR
Little Dragon
Little Dragon est un groupe suédois talentueux assez inclassable, qui nous balade dans son univers de rêve abstrait et délicat entre pop expérimentale japonisante, électro, new-wave et trip-hop. Né à Gothenburg dans un appartement de colocataires transformé en studio, Little Dragon a connu le succès dès son premier album éponyme en 2007. Depuis son ascension est fulgurante. Le second opus ‘Machine Dreams’ en 2009 a porté le groupe sur de grandes scènes internationales grâce à des pépites comme "Fortune", "Feature" ou "My Step". Le groupe doit son succès à sa musique unique, loin d’être une pâle imitation d’un genre existant, mais aussi à sa chanteuse incroyable, Yukimi Nagano, également percussionniste du groupe. Connue pour ses colères fumantes qui lui a valu le surnom de Petit Dragon, elle se distingue par sa voix puissante et extrêmement moderne aux intonations gorgées d’influences venues du Japon, dont elle est originaire. Tout le gotha de la musique l'invite à chanter. Heureusement pour nous, elle a trouvé le temps de passer nous voir à Rock en Seine avec Little Dragon pour jouer le troisième opus du groupe, ‘Ritual Union’, un petit bijou qui compte des pépites comme le titre éponyme de l’album, "Little Man" ou "NightLight".
- Scène de l'industrie
- 19h55
Foster The People Presse
Foster The People
Vous les avez sûrement déjà croisés quelque part. Au détour d’une pub MacDo, en zappant sur celle de CanalSat ou même en jouant à 'Fifa 2012'. Foster The People, le trio doré sous le soleil de Californie enchaîne les cartons, il faut bien dire que de leur premier et unique album 'Torches', il n’y a guère à jeter. Après avoir fait danser toute une génération de hipsters sur "Pumped Up Kicks", Mark Foster (voix, guitare et piano), Cubbie Fink (basse et chœurs) et Mark Pontius (batterie et percussions diverses) poursuivent et enchaînent avec leurs rythmes cossus faisant de chaque single un tube. Une notoriété toujours croissante qui explique aussi certainement leur présence sur l’album de remixes de Lady Gaga 'Born This Way'. Mais si on adore leur pop indé pêchue et leur univers visuel décalé, on déplore que leur musique soit complètement spoliée par le marketing. A force d’entendre "Don’t Stop (Colors of the Wall)" à la télé, l’overdose est proche. La joueront-ils à Rock en Seine ?
- Scène de la cascade
- 20h45
Beach House
Beach House
Non, Beach House n’est pas le titre d’une compil d’euro dance qui fleure bon le monoï industriel, mais le nom du duo de Baltimore formé par Victoria Legrand (nièce du compositeur français Michel Legrand) et son acolyte chevelu Alex Scally. Un groupe à l’ascension fulgurante qui depuis ses débuts en 2004 a signé quatre albums et sillonné des kilomètres de route pendant plus d’un an pour leur troisième opus ‘Teen Dream’. Résultat, la dream pop de ce jeune couple franco-américain affiche complet à quasiment tous leurs déplacements. La faute à la voix tantôt rauque tantôt douce de Victoria, à la complexité des phrases mélodiques autant qu’à l’intelligence avec laquelle ils gèrent leur carrière, se refusant à brader leur âme pour quelques dollars de plus. ‘Teen Dream’ (2010) et son tube "Zebra" avaient déjà envoûté un parterre de mélancoliques, mais c’était sans compter sur ‘Bloom’ qui s’annonce tout aussi (voire plus) convaincant. Des arrangements extatiques de cordes, d’orgues et de synthé vrombissants pour un résultat délicat et impétueux. Ce n’est pas un hasard si quand la chanteuse évoque leur dernière création, elle parle d’une bulle secouée par une vague… Une image parfaitement adéquate tant on se sent soulevé par la puissance des strates musicales. Et si la musique est onirique, la prestation, quant à elle, ne manque pas d’énergie. Installés au milieu de la faune, vous verrez plus d’une fois la crinière de Victoria voltiger dans les airs.
- Scène pression live
- 21h
Green Day
Green Day
De tous les groupes de punk californien des années 1990 (Blink 182, Sum 41…), les Green Day sont sans doute les plus intéressants. Le groupe a construit son succès sur le long terme, partant de la scène underground locale d’Oakland pour devenir mondialement connus quand sort 'Dookie' en 1994. Fers de lance du renouveau punk avec The Offspring, Green Day utilise la dynamique créée par le grunge pour donner un coup de jeune à un genre qui commençait à faire du surplace. La qualité des morceaux, l’efficacité pop des riffs, et l’écho rencontré auprès du public ne cesseront de se confirmer au fil des ans, ce qui est suffisamment rare pour être remarqué. En 2004, l’album 'American Idiot' recevra même un concert d’éloges de la part de la critique et se vendra à plus de 6 millions d’exemplaires aux seuls Etats-Unis, une sacrée performance pour l’époque. Récemment, le groupe s’est lancé dans un triptyque audacieux : trois albums à paraître en deux ans, les bien nommés '¡ Uno !', 'i Dos !' et '¡ Trés !'. Ils sont en tête d’affiche du dimanche à Rock en Seine.
- Grande Scène
- 21h30
Dope D.O.D.
Dope D.O.D.
Même s’ils sont Néerlandais, les Dope D.O.D. produisent un son particulièrement britannique, du hip-hop sur fond de dubstep, un cocktail qui a fait la marque de fabrique du « grime », ce genre éminemment anglais. Le flow est agressif, tandis que la musique ressemble à une techno minimaliste de club londonien. Il faut reconnaître que le résultat est parfois étonnant, même si ce groupe né en 2006 n’a pas beaucoup produit de single à succès. Leur première réussite est toute récente, il s’agit du clip de "What Happened", un tube qui a atteint les 7 millions de vues sur Youtube. Nul doute que leur performance à Rock en Seine sera suivie avec attention.
- Scène de l'industrie
- 22h15
La programmation des autres jours
Festival Rock en Seine : vendredi 24 août
- notre sélection

Social Distortion
Social Distortion
Peut-on imaginer meilleurs groupes de punk que ceux qui étaient en activité à la fin des années 1970, à l’origine du mouvement ? Difficile. Les Social Distortion font partie de ces pionniers, nés au punk en 1978 et toujours en activité. Contrairement à beaucoup de leurs camarades, éreintés par le manque de succès, les drogues et la dure vie sur la route, les Social Distortion ont résisté à tout : à la cure de désintoxication du leader Mike Ness, seul membre d’origine encore présent, aux changements de line-up réguliers, ou encore à la mort du bassiste historique Denis Dannel en 2000… En fait, ils incarnent à eux seuls la devise « Punk is not dead » ! En effet, non content de tourner encore et toujours, le groupe n’a cessé de sortir des albums de qualité : 'Prison Bound' (1988), 'Social Distortion' (1990), 'Sex, Love and Rock’n’Roll' (2004). Comme tous les punk-rockers de l’époque (et là on pense aux Dickies, qui ont repris aussi bien Black Sabbath que Simon & Garfunkel), les Social Distortion vont chercher leurs racines dans le rockabilly et le rock’n’roll bruts des débuts, voire une forme d’ « outlaw » country, une country interlope et dangereuse, ce qui explique sans doute la réussite d’un groupe ouvert à autre chose que l’habituelle orthodoxie punk. A Rock en Seine, ils font partie des meilleures têtes d’affiche, et de loin.