Rock en Seine : dimanche

System Of A Down, Eels, Skip The Use, Lianne La Havas, Tricky...


Notre sélection de concerts pour le dimanche

System Of A Down

System Of A Down

System Of A Down

Figure majeure du new metal, le quatuor américano-arménien est revenu en 2011 après un hiatus de quelques années durant lequel Daron Malakian et Serj Tankian ont vaqué à leurs occupations en solo. Il était décidé dès le départ que la pause ne serait que provisoire et leur reformation était attendue avec impatience par les fans, qui réclament à cor et à cri un nouvel album. Si celui-ci risque de se faire désirer encore un bout de temps, le groupe fait déjà la tournée des popotes depuis plusieurs mois et passe par divers festivals en Europe tout l’été. Fin août, tous les amateurs de metal auront les yeux tournés vers le domaine national de Saint-Cloud pour profiter du retour d’un des groupes les plus originaux et les plus novateurs dans le domaine.

  1. Grande scène
  2. 21h45
The Bloody Beetroots

The Bloody Beetroots Picasa 2.6

The Bloody Beetroots Live

Connus pour porter des masques de Spiderman lors de leurs apparitions sur scène, The Bloody Beetroots, ou « les betteraves sanglantes », se sont rapidement faits remarquer pour leurs nombreux remixes d’artistes célèbres comme Etienne de Crécy, Naive New Beaters, Robyn ou Metallica. En 2009, les Italiens ont sorti ‘Romborama’, un double album d’électro-punk sulfureux. Depuis, le duo s’est fait relativement discret, à l’exception de quelques EP et d’un titre avec Paul McCartney franchement dispensable. Selon le leader Bob Rifo, un deuxième album serait en préparation... En attendant, on aura l’occasion d'apprécier leur set énergique à Rock en Seine le 25 août prochain.

  1. Grande scène
  2. 19h45

Eels

Une petite fille avec des gros yeux exorbités trône sur la pochette, sur laquelle on lit 'Beautiful Freak'. Nous sommes en 1996, le single s’appelle "Novocaine For The Soul" et il arrive juste après le grunge, comme son couronnement et ses funérailles en même temps. Cet album désormais classique des années 1990 sera le premier d’une longue série de disques généralement (pas toujours) très réussis, qui valent à un certain « E » l’admiration de centaines de milliers de fans. Il faut dire que Mark Oliver Everett de son vrai nom est un auteur prolifique et brillant, un personnage complexe et torturé qui n’aime pas la célébrité mais qui se passionne pour toutes sortes de sonorités et d’ambiances. Sa musique ne cesse donc de se chercher et en 2013, le songwriter a publié un nouveau disque, 'Wonderful, Glorious', à l'accueil mitigé. Il reste l'une des affiches les plus attirantes de cette année.

  1. Grande scène
  2. 17h45
Asap Rocky

Asap Rocky

A$ap Rocky

Si l’on était aux Etats-Unis, on pourrait dire d’A$ap Rocky qu’il a du swag. A peine 23 ans et déjà des dents littéralement pavées d’or, Rakim Mayers de son vrai nom est l’étoile montante du hip-hop US. Sortie en juillet 2012, sa vidéo “Purple Swag” a attiré des millions de vues sur Youtube et lui a valu plusieurs rendez-vous avec des labels prestigieux en une semaine à peine. Originaire de Harlem, cet ancien dealer de drogue qui affirme ne pas aimer les rappeurs new-yorkais impose un style qui n’appartient qu’à lui, fait d’injonctions courtes, rimées et rythmées. Avec sa mixtape ‘Live Love A$ap’, vrai diamant brut sorti en octobre dernier, il déroule un rap agressif où la violence, les drogues et les filles sont les principaux thèmes. Une provoc exubérante qu’on retrouve dans ses concerts. Accompagné de son mob, horde de rappeurs en capuche noire et bandana sur le visage, Asap hypnotise son audience et enflamme chaque scène qu’il investit.

  1. Scène de la cascade
  2. 20h45

DR

Skip The Use

Un nouvel album sorti en début d’année et certifié disque d'or, des concerts et des festivals où ils font carton plein... les Lillois de Skip The Use n’ont pas fini de faire parler d’eux. Emmené par le bondissant Mat Bastard, le groupe composé de Yann Stefani aux guitares, Jay Jimenez à la basse, Lio aux claviers et Manamax à la batterie entend bien réveiller la scène rock avec ses ritournelles branchées sur du 10 000 volts. Bêtes de scène, les trentenaires prennent le parti de faire bouger leur public, et ça marche : ils sont nommés dans la foulée aux Victoires de la musique dans la catégorie « révélation scène ». Sollicités par les médias, plébiscités par le public, Skip The Use squatte même les plateaux de Taratata et de Canal+ avec son tube ‘Ghost’. Un son au carrefour entre punk, électro et disco et un bagou qui n’est pas sans rappeler les Bloc Party. 

  1. Scène de la cascade
  2. 18h45
Major Lazer

Major Lazer

Major Lazer

Si vous êtes un amateur de croupes imposantes, il y a de fortes chances que vous connaissiez Major Lazer, et ses célèbres clips mettant en scène des fesses gonflées à l’hélium et à la cellulite (“Keep It Goin Louder”, “Pon De Floor”, “Bubble Butt”). Depuis 2009, Major Lazer est en fait l’autre casquette du DJ et producteur Diplo. Issu d’une collaboration avec le DJ Switch, ce projet est à l’origine de deux albums fusionnant électro, hip-hop et dancehall, pour lequels Diplo a rassemblé une multitude d’artistes tels que Santigold, Ezra Koenig, Wyclef Jean ou encore Bruno Mars... Le résultat est une bande-son parfaite pour faire la teuf et shaker son booty. A Rock en Seine le dimanche 25 août, les mini-shorts seront donc de rigueur.

  1. Scène de l'industrie
  2. 21h50
© Alex Lake

© Alex Lake

Lianne La Havas

Cette Londonienne de 22 ans a la trempe d’une grande chanteuse. Elle sait puiser les émotions dans sa voix soul et folk teintée de jazz comme peu de ses aînées savent le faire. Multi-instrumentiste, songwriteuse de talent, elle s’accompagne au piano et à la guitare en jouant ses mélodies pleines d’émotion et d’intensité. Elle a tout juste sorti son premier album ‘Is Your Love Big Enough ?’, qui parle donc d’amour, encore et toujours. On a envie de lui répondre un grand « oui » en écoutant ces douze titres en boucle, en s’imprégnant de la richesse des styles musicaux et des ondulations de voix. Et quelle voix ! Un timbre chaud et grave, tantôt clair ou éraillé. On lui donnerait le bon Dieu sans confession à Lianne quand on la voit chanter en s’accompagnant à la guitare, presque unplugged, esquissant un petit sourire quand elle finit son dernier accord. Le public ne s’y est pas trompé, et la voici déjà à l'affiche des plus grands festivals.

  1. Scène de l'industrie
  2. 19h50
Tricky

Tricky Timothy Saccenti

Tricky

Faut-il vraiment présenter Tricky ? Bien connu des Parisiens (il réside en partie dans la capitale), celui qui a collaboré avec Massive Attack et Björk continue de sortir de très bons albums depuis le classique 'Maxinquaye' paru en 1995. Il y aura certes des hauts et des bas dans la carrière du chanteur, mais il ne cessera jamais de fusionner les musiques avec une curiosité sans égale, jusqu'au récent et bien nommé 'Mixed Race', où l'on entend des sonorités jazzy et dancehall. Après un passage remarqué à la Gaîté Lyrique le 23 mai dernier, il foulera les planches de Rock en Seine pour « son » public parisien.

  1. Scène pression live
  2. 22h15

DR

Poliça

Nouveauté de la scène électro qui fait le buzz dans la presse indie, Poliça est un groupe américain originaire de Minneapolis et fondé par Channy Leaneagh et Ryan Olson. On ne va pas se mentir, la formation pratique une musique très dans l’air du temps, où des nappes de synthé mettent en valeur la voix pleine d’écho d’une chanteuse. Il y a donc du Austra, du Bat For Lashes ou du Chromatics dans Poliça, qui ne parvient pas à faire vraiment son trou au milieu d'une telle concurrence. L’aspect facile et lisse du son et des mélodies, ainsi que la touche féminine, rendent les chansons très agréables à écouter (notamment "Dark Star"), mais ne rendent pas forcément aisé le passage au live.

  1. Scène pression live
  2. 15h15
Parquet Courts

Parquet Courts

Parquet Courts

Du garage-punk made in New York pur jus, tendu comme un string, épileptique, un brin narquois et je-m'en-foutiste, voilà qui n'est pas pour déplaire. Les Parquet Courts ont sorti leurs débuts, 'Light Up Gold', en juin dernier, une petite boule d'énergie à revendre. On conseille de jeter une oreille sur l'épatant "Stoned And Starving", mélodique et fun, sur "Master Of My Craft", dont les sonorités peuvent évoquer de loin des Strokes en moins policé. Si les morceaux lo-fi du groupe sont moins intéressants, quoiqu'on aime bien les références aux Mothers Of Invention sur "No Ideas", l'ensemble dégage une authenticité qui paraît-il prend tout son sens en live, où le groupe casse la baraque.

  1. Scène pression live
  2. 18h45

MS MR

MS MR fait partie des derniers venus dans la scène électro-pop à voix féminine. Toujours dans une veine aérienne et des échos eighties, comme bon nombre de ses contemporains, le duo bénéficie d'une production sans failles, qui fait de leur premier single "Hurricane" une chanson très agréable. En revanche, difficile de savoir si le groupe va tenir sur la durée, leur disque "Secondhand Rapture" paru en mai dernier n'ayant pas spécialement convaincu. A voir en concert si MS MR n'aurait pas plusieurs cordes à son arc.

  1. Scène pression live
  2. 16h55


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