Les meilleurs restaurants de Paris
© Aurore Nguyen
© Aurore Nguyen

Nos dernières critiques restos

Les tables parisiennes testées anonymement par la rédaction de Time Out.

Publicité
  • Bistrot
  • Picpus
  • prix 3 sur 4
  • 5 sur 5 étoiles
  • Recommandé
Cette ancienne ambassade landaise du foie gras et du cassoulet où officiait depuis 1973 Alain Dutournier (et qui n’est toujours pas le club BDSM de François Bayrou) n’en finit pas de bouger. Sous la houlette de patron de la Belle Équipe, Sarah Chougnet-Strudel (Regain à Marseille) l’avait relancée fin 2024, mais la voilà repartie vers d’autres aventures. Et, après plusieurs remplacements infructueux, c’est finalement Vincent Quinton, cuisinier rompu aux classiques notamment avec les frères Pourcels ou au Bistrot de Paris, qui reprend les fourneaux avec brio. Dans la salle modernisée à la marge, il propose des assiettes bistrotières plus méditerranéennes que gasconnes, électrisées d’Asie ou d’une sauce au cordeau. Ainsi en entrée, le tartare de veau et d’algue nori se retrouve nimbé d’une redoutable mayonnaise au hareng fumé et l’impeccable ris de veau, d’un succulent jus de viande au shiso Puis le vol-au-vent débordant de tagliatelle de seiche se mire dans une bisque d’étrilles avec laquelle on veut bien emménager. On clôt avec le dessert régional de l’étape, le Trou gascon, un délicat sorbet pomme-persil réchauffé d’un pruneau macéré à l'Armagnac. À noter que la formule midi à 30€ la totale s’impose comme une sacrée bonne affaire dans le coin. Voilà une table qui prouve – encore une fois – qu’il n’y a pas besoin d’être dans les quartiers à la mode pour régaler son monde !    Chez Time Out, tous les établissements sont testés anonymement par nos journalistes, en payant...
  • Poisson et fruits de mer
  • Odéon
  • prix 4 sur 4
  • 5 sur 5 étoiles
  • Recommandé
Le marché Saint-Germain se transforme doucement en food court pour CSP+. Sous les arcades, ont éclos un Avant Comptoir carnassier du neveu Camdeborde, un Fellows végé qui ne désemplit pas et, sur le trottoir d’en face depuis juin, ce Petit Vatel, nouvelle vie maritime d’un bouclard de 1941 au nom prédestiné. La salle tout en longueur, blanche et grise comme la robe du merlu, fait dans le minimalisme : un comptoir en travertin, une platine vinyle (pour la déco), et là un frigo vitré (pas pour la déco) où patientent, hors glace, sériole, turbot ou vieille comme chez la poissonnerie Viot voisine. C'est normal c’est la même maison, Arthur Viot ayant décidé d’ouvrir un restaurant où servir ses poissons. Le choix du chef ? Fastoche, il a rappelé celui qui avait illuminé sa poissonnerie lors d’un pop-up iodé en 2024 : Masayoshi Haraguchi.  On y retrouve d’ailleurs dans la foule des petites assiettes froides, pas mal de ses recettes cuisinées alors (araignée de mer et croissant en pain perdu, sériole et fraise…) à prix assez raides (rien à moins de 25€). La carte propose aussi quelques recettes chaudes toujours 100 % marine (un homard bleu entier, vieille au binchotan et piperade…). On harponne d’abord un duo de délicats médaillons de foie de lotte où une dentelle de champignon de Paris fournit le croquant terrestre et le nikogori, une gelée de poisson, concentre la puissance iodée. Délicieux et subtil terre-mer ! Puis arrive une truite affinée 12 jours avant une cuisson basse...
Publicité
  • Fast-foods, snacks et sandwicheries
  • Le Marais
  • prix 2 sur 4
  • 3 sur 5 étoiles
  • Recommandé
C’est une première depuis 2003, Alain « Miam Miam » Roussel, 72 printemps, ouvre une nouvelle adresse krampouz-free et donc sans ses crêpes épaisses chargée comme le peloton du Tour au menu. Sa nouvelle sandwicherie, la bien nommée « Sandwich », ouverte depuis le 1ᵉʳ juillet, se concentre donc sur – scoop – les sandwichs ! Les habitués de son comptoir de la rue Charlot vont y retrouver les portions XXL, les prix costauds (rien à moins de 9,50€), la mauvaise humeur un peu surjouée du taulier et, sans doute, la file d’attente internationale et interminable. La salle épurée avec murs carmin, plancher brut et deux frigos où trônent les viandes peut accueillir une quinzaine de convives (mais comptez un supplément de 1,50€).    À l’ardoise bilingue, quinze recettes, plus ou moins cuisinées, glissées dans du pain de chez Landemaine : cecina et buisson de crudités, hareng pomme à l’huile (de chez JC David), foie de volaille, finocchio (ce n’est pas une marionnette en bois mais un saucisson au fenouil), jambon cru italien (par Casa Norcia)… Comme l’auguste jambon-beurre semble reprendre des couleurs (on a bien aimé la proposition de chez Miett), on opte pour ce classique parisien avec une bonne dose de jambon artisanal, signé Chateauneuf dans le Pas-de-Calais ; une avalanche de tranches de comté. Un sandwich roboratif mais assez salé (et on ne parle pas que du prix, 12,50€…), des morceaux de cornichons n’auraient pas fait de mal. Bref, voilà une adresse très classique, toujours...
  • Italien
  • 1er arrondissement
  • prix 3 sur 4
  • 4 sur 5 étoiles
  • Recommandé
Oh le bel espace ! Un triplex avec une cuisine largement ouverte au -1 avec une décoration plus 70’s que Delon en Smalto : céramique sang de bœuf, chaises chromées, lumière enveloppante et tables en travertin. L’archi Juliette Rubel a assuré pour ce Lotta, première adresse de Charlotte Bereaud, ancienne directrice de la Crystal Room Baccarat. En cuisine officie Zoumana Meïté, ex-chef itinérant habitué des dîners privés de la haute qui se sédentarise ici vers Palais-Royal. Le menu fait du pied à la Botte avec des classiques des trattorias entre antipasti (beignets de fleurs de courgette, palourdes à la vongole) et assiettes de pâtes. Pour essayer des plats qui se rapprochent de la brasserie hexagonale (bœuf sauce au poivre et pommes allumettes ; demi-poulet et petits pois aux lardons), il faut venir à deux car ils ne sont disponibles qu’en format à partager ! Ce soir-là, en solitaire, on opte donc pour une tatin de tomates sicilienne sous un coussin de stracciatella. Une habile pointe de vanille l’emmène agréablement ailleurs, entre le dessert et l’entrée. Puis arrive la pasta, des paccheri dans une carnassière sauce à l’agneau confit avec, là encore, la bienvenue touche du chef (en l’occurrence de la menthe) qui rattrape la trop grande discrétion d’un citron confit annoncé. En dessert, une efficace affogato avec une crème au foin. Si le menu est italien, la carte des vins reste en France et en bio : Vouvray du domaine Breton (49€), Côte roannaise du domaine Sérol (45€) ou...
Publicité
  • Paris et sa banlieue
  • prix 2 sur 4
  • 4 sur 5 étoiles
  • Recommandé
On aime bien Ventrus, posé dans le parc de la Villette, son emplacement en or le long du canal, sa cuisine de saison et ses résidences de qualité. Bonne nouvelle, le resto bedonnant a accouché d’un petit nouveau ! Ventrus l’Atelier abandonne la structure modulaire et démontable du premier du nom pour une salle béton armé, plancher et mobilier scolaire dans le hall du T2G, le Théâtre de Gennevilliers qui occupe un splendide bâtiment art déco. Guillaume Chupeau reste toujours le taulier de l’affaire, mais il a confié son nouveau bébé au duo Noël Farias en salle et Sasha Guenin (passé par le Recho et Fulgurances) aux fourneaux. Voilà une cantine à tarif tenu (21€ la totale) avec des assiettes baladeuses (Amérique du Sud, Italie, France… et toujours une recette végé) mais aux ingrédients en circuit court. Certains viennent carrément du potager sur le toit, nous dit-on ! La promesse semble difficilement tenable avec le guacamole servi en entrée, mais si on fait abstraction de son empreinte carbone, il se montre agréablement citronné et bien crousti avec ses fines chips de maïs. Puis déboule une autre arme anti-canicule : un bouillon froid de crabe vert et parsemé de moules, une assiette iodée comme un bain dans le port du Pouliguen. Le tranquille génie de ce plat : le chou pointu passé à la flamme qui apporte un goût grillé. Bien joué ! On termine avec un riz au lait et du lait de tigre, ok (mais le tiramisu semblait meilleur !). Ces efficaces solides s’accompagnent d’une...
  • Bistrot
  • 15 arrondissement
  • prix 2 sur 4
  • 4 sur 5 étoiles
  • Recommandé
Si depuis votre passoire thermique de la rue Saint-Maur, vous considérez le 15ᵉ comme un lointain village provincial, alors ce bistrot ne risque pas de vous faire changer d’avis. Installé à côté d’une coquette placette d’église (Saint-Lambert-de-Vaugirard) flanquée de deux marronniers, dans le calme ouaté d’une circulation inexistante et avec une terrasse à l’ombre… Il ne manque que des boulistes pour se croire à Saujon ou à Saint-Céré ! Les Pères Siffleurs, avec son mobilier bistrot, ses banquettes carmin et son comptoir en zinc, ont l’air plus parisiens qu’une fontaine Wallace récitant du Michel Audiard, pourtant il a été repris en 2019 par le Montréalais Philippe Polla, associé avec un chef japonais, Shunsuké Takano (ex Sola et ERH). Cela donne une carte plus voyageuse et gastronomique qu’on peut s’y attendre : le gaspacho côtoie la terrine de campagne et le zuké de thon, le carré de cochon. Ce midi de canicule, on se rabat sur le menu déjeuner (32€ la totale) tout en nuances de fraîcheurs : d’abord un délicat ceviche de dorade dans une salade de pêche et de betterave avant un superbe aburi de saumon (des tranches léchées à la flamme) pour une version méditerranéenne du donburi où le taboulé remplace le riz vinaigré et un souple aïoli au curry, la mayo japonaise. On finit de se climatiser les papilles avec une glace à la mangue nageant dans une soupe de pastèque. La carte des vins n’a pas fait le saut du 100 % nature (le 15ᵉ reste conservateur) avec une cinquantaine...
Publicité
  • Fast-foods, snacks et sandwicheries
  • Belleville
  • prix 1 sur 4
  • 4 sur 5 étoiles
  • Recommandé
Alors que, pour se démarquer, les comptoirs à sandwichs vont chercher l’inspiration au Brésil ou au Japon, deux compères décident de rester en France et de remettre sur le devant de la scène le bon vieux jambon-beurre. Marius Bernini, ancien pilier de rugby à Asnières (qui a failli perdre sa jambe lors d’un match), et Alfred Drevon, chef passé par Ventrus, ont installé sur la pente de la rue de Belleville, ce Miett, une petite salle en pierres grattées et pin brut. « Ici on fait tout nous-mêmes sauf le pain », assène Marius. Pour leurs trois recettes au menu, ils rôtissent le poulet, font cuire le jambon dans un bouillon aux herbes (pas courant !), poêlent les palets de pomme de terre…   On opte pour le Parisien complet (9,50€ dont 2€ de fromage) : des tranches fines de jambon blanc, des pickles de concombre maison, trois lanières de comté 18 mois (ça fait cher le supplément) glissés dans une demi-baguette de chez Mamiche. Ce sandwich doit sa gourmandise autant au subtil goût de thym de son jambon qu’à son super beurre noisette à la levure maltée. À noter qu’il est possible de composer un moitié/moitié : un quart de baguette avec une recette et l’autre avec une autre. Du beau boulot, même si cela représente une pause midi plutôt frugale (il n’y a pas de légumes ou de chips en accompagnement). Disons que ça laisse de la place pour le dessert, en l’occurrence un calorique financier au sarrasin et son efficace praliné. Le plus dur pour Miett va être sans doute de choisir son...
  • Bars à cocktails
  • Saint-Ambroise
  • prix 2 sur 4
  • 4 sur 5 étoiles
  • Recommandé
Ruba Khoury, cheffe d’origine palestinienne qui en a sous le pied côté popote (elle est passée par Yam’Tcha ou Septime ) a ouvert, en 2019, son bar safe et inclusif au drôle de nom. Mais au fait, pourquoi Dirty Lemon ? Réponse : en souvenir d’une intoxication au citron (?) dans un bar lesbien. Mais pas d’inquiétude, dans la mignonne petite salle en pierres grattées, aux couleurs pastel, et ouverte sur la rue grâce à sa vitrine rétractable, les ingrédients sont au top ! Pour preuve, la cheffe vient de remporter l’édition 2026 de Top Chef Middle East. Dans une ambiance conviviale, entre habituées du quartier et touristes attirés par la récente notoriété internationale de la proprio, on commande un La Divorcée, cocktail à base de rhum brun, amaro, clémentine et bitter fenugrec. Bien équilibré et facile à boire, les notes d’agrume dominent, avec la pointe de fenugrec en fin de bouche pour apporter de la longueur. Profil différent pour The Morning After (eau-de-vie grecque à la coriandre infusée au yaourt grec, cordial de « pico de gallo » - un mix mexicain de tomates, oignons et piments-, citron vert, bitter céleri). Un drink sapide, inspiré du Bloody Mary, au céleri présent et dont le sel sur le verre agit comme un exhausteur de goût. A accompagner d’olives parfumées ou d’un généreux pain au levain et son beurre au dattes légèrement sucré. Bons points supplémentaires pour la cuisine ouverte jusqu’à 1h du matin et la formule brunch du week-end autour de spécialités de la...
Publicité
  • Bistrot
  • Alésia
  • 4 sur 5 étoiles
  • Recommandé
Faut-il prendre ses distances avec une légende pour exister ? Arnaud Duhem, ancien directeur des restaurants du Shangri-La, semble répondre par l’affirmative. Quand en 2020, il reprend à Bruno Doucet la mythique Régalade (où, rappelons-le, en 1992, Yves Camdeborde inventa ce qui allait devenir la bistronomie), son premier geste fut de changer le nom en Petits Parisiens et de pimper la déco d’un dégradé de rose et de grège qui donne un petit air Barbie à ce bouclard de bonshommes.  Arrivé à l’automne 2025, le chef Lucas Felzine, passé par des belles maisons (Ze Kitchen Galerie, L’Arpège), insuffle, sans en faire des caisses, un peu de nikkei (la fusion nippo-andine) dans la partition bistrot. On retrouve ainsi au fil du menu miso, kombu, poulet karaage et sashimi… Ce midi-là, on entame avec des asperges vertes croquantes accoudées à un moelleux sabayon d’ail des ours dans lequel on a envie de se lover. Puis le Fin Gras du Mézenc, ce bœuf qui a pâturé dans les prés d’altitude de la Haute-Loire (disponible que de mars à juin !), met tout le monde d’accord : la viande à la cuisson chirurgicale se découvre la meilleure amie d’une puissante sauce au cacao. Et pour bien prendre conscience de la finesse des goûts de cette AOP, une bouchée en tartare l’accompagne. Splendeur carnassière ! Ce repas maîtrisé et très personnel se conclut sur la cabosse avec un torpide sorbet choco accompagnant un délicat crémeux au matcha. Aux manettes de la carte des vins se trouve un vétéran du...
  • Chinois
  • Chaillot
  • prix 2 sur 4
  • 5 sur 5 étoiles
  • Recommandé
Ni à Belleville, ni Porte d’Ivry : et si le restaurant chinois le plus kiffant de Paris se cachait dans le 16e arrondissement ? Il faut attaquer la pente de la rue Freycinet et aviser l'enseigne ancienne d’une teinturerie, pour trouver où Sophie Ya a amarré sa Table. C'est une version plus élaborée mais tout aussi cantonaise de sa cantine Feel Ling aussi dans le 16ᵉ. Dans cette ambassade du wokistan, la cheffe fait danser la grande poêle sur la flamme vive derrière sa cuisine vitrée.  Au menu, des classiques de Guangzhou dans la meilleure version d’eux-mêmes. Les bouchées vapeurs au poulet fermier et shiitake rayonnent (10€ les 4), les rouleaux au porc fondants régalent fort (12€ les 6) et le gâteau au radis daïkon grillé et à la saucisse se dévore tout seul (8€ les 3). Le duo de porc s’impose comme la star de la carte avec une échine laquée et une poitrine croustillante à leur prime (25€ la belle assiette), suivie de près par le poulet fermier croustillant dans une sauce aigre-douce maison en généreuse portion (24 €). En dessert, le gâteau de riz gluant fait le boulot (6,50 €).  À boire, des vins naturels (dès 7€ le verre) et des bières Tsingtao (5 €), mais surtout des softs aussi bien faits que le reste, dont une délicieuse boisson maison au coco et au pandan (8 €). Prix tenus et gourmandise déchaînée : Feel Ling La Table nous prend par les sentiments !  Chez Time Out, tous les établissements sont testés anonymement par nos journalistes, en payant l'addition à chaque...
Recommandé
    À la une
      Publicité