Vue intérieure du Jeu de Paume à Paris
© Jeu de Paume | Vue intérieure du Jeu de Paume à Paris

Jeu de Paume

Aux Tuileries, le Jeu de Paume célèbre la photo et la vidéo
  • Musées
  • 1er arrondissement
  • Recommandé
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Time Out dit

Diane Arbus, Berenice Abbott, Richard Avedon, Ai Weiwei, Robert Adams... Rares sont les monstres sacrés de la photographie qui n'ont pas eu droit à leur exposition personnelle au sein des galeries nationales du Jeu de Paume. Convertie en musée en 1909, cette ancienne salle de – attention, suspense... – jeu de paume, plantée dans le Jardin des Tuileries, se consacre aujourd'hui à des expositions temporaires de photo et de vidéo. La spécialité de la maison : les grandes rétrospectives qui attirent les foules. Ou comment faire un tabac avec des clichés.

Infos

Adresse
1 place de la Concorde
Paris
75008
Transport
Métro : Concorde ; Bus : 24, 42, 72, 73, 84 ou 94
Prix
De 7,50 à 12 €
Heures d'ouverture
Le mardi de 11h à 21h et du mercredi au dimanche de 11h à 19h
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Programme

« Martin Parr, Global Warning » au Jeu de Paume

4 sur 5 étoiles
Ici, une peau cramée par le soleil. Là, une plage plage saturée de slip de bains moulants. Plus loin, un buffet qui ploie sous le poids du plastique et des restes. Partout, des humains. Trop d’humains, face à une planète qui souffre sous le coup du dérèglement climatique, du tourisme de masse et de la surconsommation. Roi de l’humour british, Martin Parr (1952-2025) traduit en image les discours les plus alarmistes, sans jamais tomber dans le catastrophisme. Et si l’ironie était finalement la meilleure manière de sensibiliser ? Conçue sous son regard expert, l’exposition du Jeu de Paume s’est ouverte sans que le photographe ne puisse la découvrir achevée. Décédé en décembre dernier, il aurait sans doute adoré les hordes de Parisiens, smartphone à la main, instagrammant ses propres clichés rassemblés dans un accrochage qui joue (très justement) la carte de l’accumulation. A travers 180 prises de vue, le parcours thématique en cinq étapes aborde nos différentes façons d’habiter et d’exister, quitte à en oublier notre environnement. Digne hériter de la satire à l’anglaise, le photographe mise sur le kitsch pour dénoncer. « Si ça paraît ridicule, peut-être que ça l’est vraiment ? », se diront les visiteurs, un peu honteux lorsqu’il s’agit de s’avouer à eux-même qu’ils adoptent parfois les mêmes comportements destructeurs.  Couleurs saturées, flash assumé et cadrages étudiés permettent ainsi de nous immerger dans ce que nous faisons de pire, entre moquerie et culpabilité. Avec,...
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