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Que faire le 14 juillet ?

« Le jour du 14 juillet, je reste dans mon lit douillet, la musique qui marche au pas, cela ne me regarde pas », chantait Georges Brassens en...

« Le jour du 14 juillet, je reste dans mon lit douillet, la musique qui marche au pas, cela ne me regarde pas », chantait Georges Brassens en 1952. Si aujourd'hui, le défilé militaire sur les Champs-Elysées, le feu d'artifice au pied de la Tour Eiffel et les bals des pompiers sont restés ancrés dans la tradition française, vous n'aurez pas « mauvaise réputation » si vous séchez les festivités. Voici donc quelques alternatives festives et culturelles pour égayer ce lundi férié.

Le 13 juillet : Mise en bouche

Les Siestes Electroniques

Notre sélection

S’allonger dans l’herbe, se laisser aller à une douce torpeur en écoutant de la musique... Vous allez me dire : « Quoi de plus banal ? » Mais si on précise que vous pourrez investir les jardins du musée du Quai Branly pour écouter des artistes prometteurs, à l’occasion du festival des Siestes Electroniques, ça devient tout de suite plus alléchant. Cette quatrième édition parisienne, antenne nordiste du festival toulousain, est harmonisée par des DJ aux musiques aventureuses et étonnantes, qui ne vous proposeront pas d'écouter une énième fois les dernières sensations du moment ; pour l'occasion, ils iront puiser dans le fond audio de la médiathèque du musée pour y trouver de la matière sonore. L'idée : voyager aux sons de documents sonores venus du monde entier, réinterprétés/collés/arrangés par les artistes invités. Une invitation à la découverte des diversités culturelles, du nomadisme et de la lenteur, qui se tiendra chaque dimanche de juillet, de 16h à 18h. Cerise sur le gâteau : tous les DJ sets sont en entrée libre. Avis aux curieux ! Dimanche 13 juillet : 16h, Bambounou ; 17h, Heatsick.

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Musée du quai Branly Dimanche 13 juillet de 16h à 18h Libre

Signal Festival : Henning Baer + Milton Bradley + Moerbeck + Sawf + Full Quantic Pass + Pit Spector & Francis + Calcium + François X + Heartbeat + Polar Inertia

Leonardo DiCaprio en aurait eu le couple soufflé. Si sa 'Plage' avait eu un line-up aussi dingue que celui-ci, il y serait sûrement encore ! Henning Baer et sa techno cassante, le sombre et hypnotique Milton Bradley, Moerbeck et son électronique percutante, Sawf avec un live froid et sans concessions, Full Quantic Pass en live aussi pour une session faste et furieuse, Pit Spector & Francis de Rose & Rosée, Calcium en mode expérimental et le résident du Rex Club DJ Jee de Technorama. Pour ce qui est du club, honneur à l’un des meilleurs labels parisiens, soit Dement3d avec le mentaliste Francois X. De la Concrete parisienne au Unique Boat à Buenos Aires, ses sets cérébraux et raffinés en font l’un des acteurs principaux de la techno en France. Mais aussi au menu, la noirceur grandiose d’Heartbeat, et Polar Inertia pour un glaçage de sang en live.

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Le Glazart Dimanche 13 juillet de 14h à 6h

Le 14 juillet : Traditionnel

Défilé militaire sur les Champs-Elysées

Malgré les rumeurs de report du défilé au 15 juillet en cas de victoire des Bleus à la Coupe du monde de football, pas de pitié pour les troupes et autres officiels : hors de question de faire la grasse matinée en ce lundi 14 juillet 2014 férié, puisque les célébrations commenceront à 10h pétantes. Après la parade aérienne des forces de l’air, troupes à pied et gardes montées sillonneront les 2 km des Champs-Elysées (la plus belle avenue du monde ?) en grande pompe, comme chaque année, entre la Concorde et la place de l’Etoile. Fin des réjouissances à midi, après les défilés de clôture des hélicoptères et des pompiers, et le départ du président de la République : soit 2 heures pour camoufler la vieille rengaine « République, nation, armée » derrière l’autre vieille rengaine « Liberté, égalité, fraternité ». Vive la Révolution ?

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Avenue des Champs-Elysées De 10h à midi

Feux d'artifice du 14 juillet

Cette année, la fête nationale brillera de mille feux entre 23h et 23h35, avec le fameux événement pyrotechnique tiré depuis les bassins du Trocadéro. Pour profiter de cette grosse demi-heure de feux d'artifice tout en évitant les bains de foule, nous avons sélectionné pour vous quelques spots de choix avec vue sur la Tour Eiffel, loin, bien loin de la cohue du Champ-de-Mars. De quoi profiter, aussi, des autres explosions de lumière organisées en région parisienne, sans risquer de se prendre un coup de coude dans l'œil.

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Le Bal des pompiers

Sortez vos robes à fleurs et vos rouges à lèvres carmin, c’est le bal des pompiers. Tradition oblige, cette année encore vous vous presserez à la caserne du coin (parmi les 14 qui participent cette année) pour faire tourner vos jupes sur des airs d’accordéon. Un brin kitsch, un peu désuet mais suffisamment bon enfant pour passer une chaleureuse soirée. Selon les lieux vous aurez droit à du jerk, à un orchestre et ses danseuses plumées ou à de l’électro-pop. A vous de voir sur quoi vous préférez vous déhancher. Et si vous n’aimez pas faire la queue ni danser parmi une foule compacte, on vous conseille d’éviter les casernes populaires (quai de Valmy et rue du Jour).

Le 14 juillet : Culturel

Le Louvre

Vous n'avez jamais le temps ni l'argent pour aller au musée du Louvre ? L'établissement ouvre gratuitement les portes de son immense collection permanente toute la journée du 14 juillet pour célébrer la fête Nationale. Pour voir la présentation du musée et les expositions en cours, cliquez ici.

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1er arrondissement

Palais de Tokyo

Après dix longs mois de travaux, le Palais de Tokyo a rouvert ses portes au mois d'avril 2012, entièrement remodelé façon labyrinthe brut par les architectes Anne Lacaton et Jean-Philippe Vassal. La refonte du « PDT », c'est 14 000 m2 supplémentaires de surface d'exposition, qui s'étalent jusqu'à la Seine. Une structure désormais monstrueuse, dotée d'un sous-sol tout en ciment apparent, qui a officiellement ouvert au public à l'occasion de La Triennale (ex-Force de l'art). De quoi repartir sur de nouvelles bases, avec une programmation d'art contemporain foisonnante et pointue.

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Champs-Élysées & l'Ouest de Paris

Centre Pompidou

Difficile d’imaginer Paris sans le mastodonte aux couleurs primaires qui trône en son centre, exhibant son système respiratoire boursouflé, ses canalisations béantes et son ossature. C’est au début des années 1970 que les architectes Renzo Piano et Richard Rogers remportent l’appel d’offres avec leur bâtiment « à l’envers » dont la tuyauterie et les ascenseurs se disputent les façades extérieures, laissant un intérieur épuré, colossal et modulable. Un emballage révolutionnaire pour un concept qui l’était, à l’époque, encore plus : en 1977, la France inaugurait un lieu pluridisciplinaire sans précédent, ovni composé à la fois d’un musée d’art moderne (le plus important d’Europe), d’une bibliothèque, d’un espace de performances et d’un cinéma d’art et d’essai.Dès l’ouverture, le succès du Centre Pompidou dépasse toutes les attentes – et ne sera, dans les décennies à suivre, jamais démenti. Petit lifting en cours de route pour requinquer la machine : le musée national d’Art moderne rouvre en 2000 après deux ans de travaux, offrant des volumes agrandis, des espaces de performances rénovés, un restaurant panoramique (Le Georges) et l’ambition de renouer avec l’incomparable pluridisciplinarité des premières heures.Le musée en demeure le centre névralgique. « Beaubourg » héberge la collection d’art moderne la plus vaste d’Europe, pour ne pas dire du monde – seul le MoMA de New York peut rivaliser –, si bien que les salles ne peuvent exposer dans un même temps qu’un échantillon infim

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Le Marais

Musée Maillol

Dina Vierny a 15 ans lorsqu’elle rencontre Aristide Maillol, dont elle devient le modèle de prédilection. Pendant plus de dix ans, le sculpteur la représente sous toutes ses coutures et dans tous ses états. Des œuvres comme 'L’Air' et 'L’Harmonie' naîtront de cette collaboration entre l’artiste, fasciné par la beauté du corps, et la muse idéalisée. Ce n’est qu’en 1995, plus de cinquante ans après la mort de Maillol, que Vierny, devenue marchande d’art et fine collectionneuse, ouvre ce ravissant musée. Il abrite un éventail de peintures, gravures, dessins, pastels, tapisseries et céramiques, exposés aux côtés de sculptures qui incarnent toute l’essence du classicisme moderne et voluptueux de Maillol. Les collections recèlent également de nombreux dessins de Matisse, pour lequel Vierny posait à ses heures perdues, ainsi que des œuvres de Picasso, Rodin, Gauguin, Degas et Cézanne. Sans oublier cette fameuse reconstitution d’une cuisine collective soviétique signée Kandinsky et Ilya Kabakov. La fondation Vierny se démarque par ailleurs depuis plusieurs années par d’excellentes expositions temporaires. On se souvient notamment de l’impressionnante 'Allemagne les années noires', peuplée de chefs-d’œuvre de Georg Grosz et d’Otto Dix (2007), et de 'Vanités, du Caravage à Damien Hirst' (2010), une exposition hantée de crânes au sourire narquois, qui remontait l’histoire de l’art sous le signe du memento mori.

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Saint-Germain-des-Prés

Cité de l'architecture & du patrimoine

Inauguré en 2007, ce musée des monuments français installé dans le Palais de Chaillot impressionne surtout par son ampleur. L’immense rez-de-chaussée abonde de reproductions de façades de cathédrales et fourmille de fac-similés de monuments historiques : autant de maquettes, charpentes et moulages vertigineux que des écrans interactifs, ultrasophistiqués, replacent dans leur contexte d’origine. A l’étage, d’autres galeries hébergent, dans une atmosphère plus tamisée, de grandioses copies de fresques de la Renaissance ou de vitraux du Moyen Age. Côté architecture moderne, un intérieur d’appartement de la Cité Radieuse, érigée entre 1945 et 1952 par Le Corbusier à Marseille, trône sur les collections de l’ère post-industrielle.De l’abbaye au gratte-ciel et de la gare ferroviaire au HLM, la Cité échafaude la skyline de l’Hexagone et invite ses visiteurs à explorer, de fond en comble, l’évolution de l’architecture et des modes de vie du XIe siècle à nos jours. Résultat : un hommage fouillé à cette France copieusement charpentée où ont appris à cohabiter, tant bien que mal, les vieilles pierres et les buildings de Jean Nouvel.Des expositions temporaires (parfois décevantes) sont organisées au sous-sol.

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Champs-Élysées & l'Ouest de Paris

Cinémathèque française

Autrefois au pied de Chaillot, puis au Palais de Tokyo, la Cinémathèque se sauva de deux incendies avant de finalement trouver refuge au début de ce siècle du côté de Bercy. Et plus précisément à l’emplacement de l’ancien Centre culturel américain dans le 12e arrondissement. Un quartier prometteur aux ambitions cinématographiques affichées par l’installation de deux mastodontes : L’UGC Bercy et le MK2 Bibliothèque. Dans ce magnifique bâtiment dessiné par Frank Gehry, fusionnent en 2002 la BIFI (la Bibliothèque du Film) et la Cinémathèque. C’est alors un véritable musée du septième art qui naît sous la direction du réalisateur franco-grec Costa-Gavras : quatre salles, une librairie, une vidéothèque et de nombreux espaces d’exposition. Un véritable lieu de perdition pour les cinéphiles.

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L'Est de Paris

Musée des Egouts

Pendant des siècles, la principale source d’eau potable de Paris est aussi sa seule et unique bouche d’égouts : la Seine. Si quelques rigoles d’évacuation sont construites entre les XIIIe et XIXe siècles, ce n’est qu’avec Haussmann qu’un véritable réseau d’écoulement et de distribution des eaux voit le jour. Aujourd’hui, une partie des galeries souterraines - dont l'ensemble s'étend désormais sur 2 100 km - abrite un "musée". Ou du moins un parcours visqueux qui traverse le centre des conduits parisiens, du collecteur de l’avenue Bosquet au déversoir d’orage de la place de la Résistance, en passant par l’égout élémentaire de la rue Cognacq-Jay. La visite, d’environ une heure, sillonne des salles aménagées et de vieux tunnels de canalisation dotés de la même plaque et du même nom que la rue qui les surplombe. Didactique, elle remonte le temps, explique les différentes techniques d'assainissement des eaux et présente les outils et les engins qui peuplent cet univers parallèle, enfoui sous la capitale. Attention : risque de fermeture en période de fortes pluies.

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Sud-Ouest de Paris

Musée du Fumeur

Fumer nuit gravement à la santé. Certes ! Mais fumer, c’est aussi un art de vivre. Et il s’expose. Depuis 2001, le musée du Fumeur, donne à voir tout ce qui se rapporte aux « volutes ». D’abord des objets usuels qui ont traversé les siècles et les continents : cigare en écume de mer, brûle-gueule en bruyère, pipes en terre du XVIIIe siècle ou en cuivre pour fumer l’opium, shiloms et même un calumet de la paix ! Niché dans une ruelle proche du cimetière du Père Lachaise, ce lieu insolite abrite également une galerie où le visiteur découvre des expositions-ventes de gravures ou de peintures sur feuilles de tabac. Les thématiques ne manquent pas : « Caricatures de fumeurs du XVIIe siècle à nos jours », « Volutes voluptueuses & photographies » depuis les années 1920, etc. A voir également le cabinet des portraits dont les murs sont tapissés d’images d’Audrey Hepburn, Brigitte Bardot, Hitchcock, Che Guevara, Gainsbourg « clope au bec » mais aussi d’estampes ou de dessins humoristiques. Et pour les amateurs de saines lectures, une bibliothèque propose une multitude d’ouvrages – de la bande dessinée à la poésie - dédiés à la « fumée ».

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Le 14 juillet : Festif

Signal Festival : Brunch électronique !

Comme une envie de brunch ? Pour la journée de clôture du festival, le Signal propose un brunch électronique avant le feu d’artifice célébrant la prise de la Bastille. Le premier EP de Bruma, paru sur Le Cabanon Records est un condensé de beats et de sons minimalistes à la manière d’un Akufen ou d’un Squarepusher. Bruma viendra montrer de quoi il en retourne dans sa version live. Dans la même lignée, le Parisien Vophoniq s’inspire aussi pour ses productions des voyages sonores de Neu ! ou encore d’Autechre. Sa musique est organique, presque vivante. Ce brunch électronique ne serait rien sans la présence du co-fondateur du collectif Le Cabanon Horla en live, mais aussi de l’excellent Graal et de l’explorateur Yann Kaylen en live. Avec une programmation aussi audacieuse qu’originale, tous les signaux sont au vert pour ce Signal Festival au Glazart. Et quand autant de monde s’impatiente pour le lancement, c’est bon signe !

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Le Glazart De midi à minuit Libre

Open air : Immersion x Inmotion + Rhadoo + Cezar + Ekomine...

Pour la fête nationale, les collectifs Immersion et Inmotion s'associent pour nous proposer une bonne grosse teuf des familles. Leur recette gagnante ? 1 500 m2 d’espace en plein air, un lieu unique (le port de Javel), une installation démesurée, des gourmandises (food trucks, stands de glaces à l’italienne et de crêpes), et bien sûr, de la musique. Pour ce dernier point, les commandes seront entre les mains des Roumains Rhadoo et Cezar, ainsi qu’entre celles des Français Ekomine, Re Mi et Maninov. Un après-midi sous le signe du soleil et de la deep-house viendra donc clôturer votre week-end de trois jours, bande de veinards.  Adresse : Port de Javel Bas, Paris 15e

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Port de Javel De midi à 2h

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