Restaurants à Montmartre

Une sélection des bonnes tables de la butte

La Balançoire

Notre sélection

Le diable aurait coutume de se cacher dans les détails, dit-on. Alors, il a visiblement oublié de s'arrêter au numéro 6 de cette petite allée calme, perpendiculaire à la rue des Abbesses. Il suffit de pousser la porte pour sentir à quel point le lieu a été pensé, rêvé avant d'être mis sur pied. Les deux jeunes compères qui ont monté l'affaire ont mis leur coeur et leur talent au service de l'établissement. Le résultat est charmant, la déco efficace et ludique. De grandes tables en bois magnétisées retiennent fourchettes et couteaux dans une drôle de chorégraphie, une balançoire dodeline gentiment à l'entrée de la pièce, des bocaux de cornichons ou de bonbons posés ici et là, entre quelques objets chinés au hasard des brocantes, viennent tisser une ambiance récréative et gourmande. Mais que le décor ne vous déconcentre pas, ici c'est à la carte, fièrement inscrite à la main sur une grande ardoise, qu'il faudra prêter attention. Le gérant, Antonin, se fera d'ailleurs un plaisir de vous la détailler et de vous conseiller le vin idéal. Le service est attentionné et professionnel, le plaisir non feint. Au menu – qui change souvent au gré des envies et des saisons –, une cuisine imaginative qui reprend les classiques, les recettes traditionnelles françaises et s'amuse à leur faire rencontrer de nouvelles saveurs, d'autres épices : velouté de lentille, œuf cocotte aux champignons de Paris, parmentier de canard caramélisé, muffinburger, pain perdu au nutella, poire pochée au carambar ou programme spécialement conçu « pour les indécis » qui propose une farandole des desserts en miniature. Les portions ne sont pas énormes, mais elles suffisent à nourrir son homme. La qualité des produits, le savoir-faire et l'ingéniosité du chef cuisiner justifient complètement les prix – on s'en tire pour 40 euros, tout compris. D'autant plus qu'il n'est pas rare que le patron vous offre, avant de partir, l'une des potions secrètes qui fermentent patiemment en haut de ses étagères. Alcools de carambar, de dragibus ou de malabar. Un dernier verre à l'image du restaurant : bon et bon enfant.

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Pigalle

Le Miroir

Ce bistrot moderne et accueillant fait partie des meilleures découvertes de ce quartier où les restaurants d'un bon rapport qualité/prix se font rares. Grands miroirs, banquettes rouges et plafond de verre à l'arrière lui donnent du caractère, tandis que les assiettes et le service impeccables trahissent l’imposant CV de l’équipe (tous passés par la haute cuisine). Un exemple de menu réussi: salade de bulots aux haricots blancs, canard croustillant aux chanterelles et petit pot de crème vanille et biscuits au chocolat.

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Montmartre

Koff

Face au concept-store Spree, dans une rue qui serpente entre celle des Trois Frères et celle des Abbesses, s’est ouvert récemment le Koff, un sympathique delicatessen à la new-yorkaise. Ceux qui ont connu l’ancien lieu, le Living B’art, peuvent constater à quel point l’endroit a changé. Non seulement le restaurant a été rénové, mais il bénéficie aussi d’une déco faite maison, puisque les tableaux qui ornent les murs ont été réalisés par le propriétaire et artiste Resnik. Ce n’est pas tout : ici, les luminaires portent des chapeaux haut de forme et les chaises sont customisées pour coller à l’ambiance ! C’est donc dans cette atmosphère cosy et chaleureuse que le client déguste son bagel, son burger, ses spécialités ashkénazes ou ses assiettes à la russe. Tenu par un sympathique jeune couple, Jade et David, le Koff attire aussi les Montmartrois grâce à son copieux brunch à 21 euros, plutôt une affaire dans le quartier, qui comprend entre autres café ou thé, jus d'orange, muffin, oeufs brouillés, pancakes, saucisses ou saumon fumé. At last but not least, les desserts du Koff permettent de finir le repas sur une note encore plus fameuse. Certains d’entre eux, comme les délicieux cheesecake et banoffee, sont préparés par Jade en personne et se dégustent avec grand plaisir. Si vous visitez le quartier, n’hésitez pas à faire un saut là-bas.

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Montmartre

La Famille

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Voici les 100 meilleurs bars de Paris sélectionnés par Time Out Paris - cliquez ici pour voir la liste complète.Ce petit bar-restaurant montmartrois est une pépite bien cachée, en haut de la rue des Trois Frères. Une dizaine de tables pas plus, un zinc toujours plein à craquer, une équipe sympa et décontractée, un fond musical de qualité. La Famille propose une cuisine fusion de haute volée, qui vous fera vivre une expérience gustative et visuelle excitante à prix raisonnable. Explorez le saumon mariné en croûte de graine tournesol et pavot, avec sa glace piperade en entrée, suivi d’un surprenant boeuf bourguignon sucré/salé avec After Eight et d’une tarte au citron en trois parties savoureuse. La carte des vins est de qualité, mais les bouteilles sont assez chères.Pour patienter (car quelquefois l’attente est un peu longue), testez un cocktail moléculaire passé dans le shaker d’Houcine, le barmaid. Le breuvage, une base de caipirinha ou caipiroska, à la fraise piment d'Espelette, mangue basilic ou poire estragon, arrive glacé et fumant sur la table, garni d’items délirants, comme un oeil en bonbon, une seringue de liqueur de pêche. Décoiffant ! Le week-end, cette minuscule salle est bondée (réservation indispensable) et bruyante. Préférez la semaine si vous aimez le calme. Les premiers dimanches du mois, une formule à 10 euros est proposée pour les petits budgets.

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18e arrondissement

No Problemo

Retiré des grands flux touristiques de Montmartre, dans une rue cachée au pied de la Basilique du Sacré-Cœur, le No Problemo est un petit bar avenant avec une petite terrasse de deux tables extérieures. La décoration semble avoir été choisie par le commandant Cousteau : lampes en forme de hublots, belle et grande hélice de bateau accrochée au mur et blason du « navire gastronomique » gravé sur les miroirs. Ce bistrot gastronomique compte dans sa clientèle quelques touristes égarés et beaucoup d’habitués conquis par ses plats fait maison délicieux, principalement des spécialités de la mer. A la carte, comptez environ 30 euros pour un repas de trois plats qui peut inclure une poêlée de sèches au chorizo, un rouget au curry surprenant, de succulentes ravioles au roquefort ou un gratin dauphinois. Le midi, la formule soupe, bruschetta et tarte tatin à 13 euros est un déjeuner léger mais roboratif. Les salades y sont délicieuses. Chaque jeudi, « les Blondes » débarquent pour livrer une interprétation originale de chansons classiques autour du piano. Ces rendez-vous acoustiques connaissant un grand succès, arrivez tôt si vous voulez trouver une table.

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18e arrondissement

La Renaissance

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Ce bar vous est certainement inconnu si vous n’habitez pas près de la porte de Clignancourt. Pourtant la Renaissance est un joyau de bistrot qui mérite un détour sur la route du marché aux puces. D’abord parce que Michel Deville a fait jouer Jean-Pierre Cassel ici même dans Le Mouton enragé, que M. Tarantino a choisi d’y tourner plusieurs scènes d’Inglourious Basterds, et surtout parce que ce décor des années 1930 est miraculeusement conservé. Un zinc en cuivre forme un arrondi magnifique dans le coin droit du bar. Remarquez les néons en vitraux d’époque tout comme les paravents entre les tables, le sol en mosaïque, les belles boiseries et les immenses miroirs ternis par le temps. Dans la grande salle on s’assied sur des banquettes défoncées ou des tables en bois, on choisit un plat appétissant d'une carte de cuisine française traditionnelle et abordable. Pour accompagner un ballon de rouge, on dévore des planches de charcuterie/fromage de qualité. Et si on veut profiter de l’extérieur, la terrasse est ensoleillée à toute heure, bâchée et chauffée en hiver. Les serveurs sont sympas, drôles et attentionnés envers les habitués. Demandez le 'Bunga Bunga' à Val, le patron, un cocktail maison aux fruits rouges délicieux.

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Mairie du 18e

Le Bouclard

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Derrière sa lourde porte percée d’une minuscule fenêtre qui lui donne des airs de club sélect’, le Bouclard se révèle un restaurant accueillant et ouvert à tous. Voilà vingt ans que Michel Bonnemort est installé là, à quelques minutes de la place Clichy, et régale Parisiens curieux et autres touristes avertis de plats simples et fins, entre cuisine de grand-mère et gastronomie. Il faut dire que le chef a de qui tenir, entre un grand-père patron de restaurant (le Cochon d’Or à la Villette) et Rosalie, une arrière-grand-mère cordon bleu. On se sent très vite à l’aise au milieu de cette déco des années 1920 hétéroclite et chaleureuse, près du très beau et bien garni comptoir de bar ou sur la petite estrade dominant la salle. Après avoir traversé nos pupilles, l’émerveillement gagne nos papilles quand les entrées rejoignent la table : gratin de queue d’écrevisses au Quincy pour madame, foie gras mi-cuit aux pommes de terre grenailles brossées à l’huile de truffes, fleur de Guérande et ciboulette pour monsieur – le tout très fin et savoureux, on en redemanderait presque. Belle entame pour un menu à « seulement » 37 euros. Lorsque les plats arrivent, on comprend vite que le Bouclard n’a pas usurpé sa réputation ; il est notamment fréquenté par Vincent Cassel et Dominique Farrugia, en plus d’une clientèle d’habitués. La hampe de veau grillée à la fleur de thym arrive encore fumante, embaumant les tables sur son passage. La viande est savoureuse à souhait et impeccablement relevée par l’épice même si l’on regrette une quantité un peu juste, en comparaison de la montagne de pommes de terre et de mâche en accompagnement ; pas forcément le meilleur choix de cette adresse. Surtout quand en face un choux farci de sandre en nage d’écrevisses vous fait de l’œil, et que le mot « di-vin » lui est associé. Tant pis, on se rattrape vite sur le dessert, une étonnante mousse au chocolat sans sucre, œuf et beurre (mais, rassurez-vous, avec cacao) légère et fondante. Les plus fines gueules opteront pour le café (ou thé ou déca) gourmand avec une sélection de desserts maison en petit format, soit une crème brûlée au Grand Marnier, un baba au rhum, et la fameuse mousse au chocolat. Si vous ajoutez à tout ça une très belle carte des vins et un service attentionné sans être révérencieux, vous tenez l’une des meilleures adresses du quartier, idéale pour une sortie entre amoureux ou un dîner entre potes. Vu que les cinquante couverts trouvent vite preneurs, surtout le week-end, la réservation est conseillée.

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18e arrondissement

Au Bon Coin

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Voici les 100 meilleurs bars de Paris sélectionnés par Time Out Paris - cliquez ici pour voir la liste complète. Le Bon Coin, à force de s’étendre de vitrine en vitrine, n’est plus tout à fait au coin de la rue. Ce restaurant-bar à vins de caractère situé près de Jules Joffrin s’adresse à ceux qui savent apprécier la bonne chère. La maison propose une carte pléthorique de crus du terroir bien choisis dans toutes les gammes de prix, et pour tous les goûts : léger, charpenté, rond, fruité, sec, doux... il n’y a qu’à demander conseil si vous n’y connaissez rien. Le week-end, la maison de sert pas à dîner, mais le reste du temps, cette cantine de quartier propose des spécialités du Sud-Ouest abordables et cuisinées avec des ingrédients du terroir. Les propriétaires aveyronnais, arrivés dans la capitale dans les années 1930, ont su conserver les bons filons pour s’approvisionner en viande du pays. Méfiez-vous des entrées géantes suivies de plats pantagruéliques, il va falloir honorer votre assiette ! Pour les petites faims, les salades sont délicieuses et les planches mixtes fromages-saucissons méritent le détour, accompagnées d’un bon rouge corsé. En été, quelques tables s'installent sur la terrasse pour vous permettre d'observer les passants ou les rares véhicules.

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18e arrondissement

La Trattoria Pulcinella

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Dans le 18e arrondissement, il y a la Trattoria Pulcinella, rue Eugène Sue, mais aussi La Pulcinella, rue Damrémont et sa Locanda Pulcinella dédiée aux pizzas, dans la même rue. Ça fait déjà un joli bordel, mais voilà que la première a décidé d’en ouvrir une quatrième (L’Angelo). Vous êtes perdus ? On vous comprend. Mais entre toutes ces enseignes, les habitants de la butte ne se trompent généralement pas deux fois. Secret de Polichinelle, délit d’initiés : leur préférence va à la Trattoria, inexorablement. Direction les trottoirs de la ruelle Sue, donc. Ici, pas de réservation après 20h. Passé le couperet, on se pointe au petit bonheur la chance, et on attend dehors, un verre de Lambrusco rosso à la main, qu’une table se libère. On regarde passer avec jalousie les généreuses assiettes d’antipasti, les pizzas, fines et joliment garnies, ou les appétissantes pâtes du jour. Soudain, une voix qui chante l’Italie vous fait signe qu’il est temps de prendre place. Alors, on joue un peu des coudes pour s’installer dans cette petite salle aux tables serrées, où tout le monde parle fort et semble s’amuser. Doucement, on se laisse enivrer par l’ambiance. Il fait bon vivre à la Pulcinella. Et si rien n’est jamais parfait (un peu de retard, un plat manquant à la carte, une commande mal notée), on repart toujours charmé et régalé. Prêt à remettre le couvert. Comptez à peu près 15 euros pour les copieux antipasti, de 12 à 16 euros pour les pizzas, environs 14 euros pour les pâtes, 6 pour les très bons desserts et entre 15 et 40 euros pour les vins.

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Mairie du 18e

Le Moulin de la Galette

La Butte Montmartre regorgeait autrefois de moulins à vent, et l’un des rares encore debout abrite aujourd'hui un restaurant chic et moderne. Il est difficile d'imaginer dans Montmartre un cadre plus pittoresque que celui-là - plusieurs tables sont dressées dans la cour pavée - et pourtant les assiettes témoignent d’un réel effort : goûtez le foie gras poêlé à la citronnelle et au genièvre et sa betterave fondante ou le juteux cochon de lait et sa purée. Les desserts comme les figues caramélisées au sucre muscovado sont de véritables compositions picturales. Si vous avez un petit budget, tenez-vous en aux menus (plus abordables que la carte) et soyez prudent en choisissant le vin.

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18e arrondissement
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