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4 expositions photo fascinantes à voir pendant PhotoSaintGermain

La programmation de PhotoSaintGermain est sortie, et ces quatre expos sortent du lot.

Alix Leridon
Écrit par
Alix Leridon
Journaliste, Time Out Paris
"What’s ours", Beirut, Lebanon, 2019 © Myriam Boulos
"What’s ours", Beirut, Lebanon, 2019 © Myriam Boulos
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Chambres d’hôtel transformées en galeries, expo sur les phénomènes paranormaux, peep-show photographique… PhotoSaintGermain, le festival photo qui secoue chaque année Saint-Germain-des-Prés, revient du 2 au 25 novembre avec son lot de frissons et d’expos qui devraient faire sensation. Au programme : une constellation mirobolante d’expositions réparties dans une trentaine de galeries, musées et autres espaces réinventés du quartier. Pour vous aider à y voir plus clair, on en a sélectionné quatre parmi nos préférées

Phénomènes : le paranormal dans tous ses états

Après une première plongée intrigante et réussie dans “l’inconnu” des phénomènes inexpliqués l’an dernier, PhotoSaintGermain et le musée d’Histoire de la médecine poursuivent leur exploration photographique du paranormal. Mettant en scène la fascination des savants pour l’invisible et l’occulte, l’exposition témoigne notamment de travaux et expérimentations en parapsychologie, remontant pour certains au début du siècle dernier. Entre l’enquête et le cabinet de curiosités, Phénomènes met cette année la lumière sur de nouveaux mystères, des ectoplasmes aux rêves en passant par la télépathie. Bouh ! 

Où ? Musée d'Histoire de la Médecine

Albert von Schrenck-Notzing, La médium Marthe Béraud avec une matérialisation ectoplasmique sur la tête et apparition lumineuse entre les mains, 17 mai 1912. Collection IGPP © Adoc-Photos
Albert von Schrenck-Notzing, La médium Marthe Béraud avec une matérialisation ectoplasmique sur la tête et apparition lumineuse entre les mains, 17 mai 1912. Collection IGPP © Adoc-Photos

Room Service 2 : des chambres d’hôtel transformées en galerie

Depuis quelques années, l’hôtel la Louisiane est devenu l’un de nos rendez-vous culturels préférés du 6e arrondissement. Entre la foire d’art Bienvenue et PhotoSaintGermain, l’institution dans son jus aux murs chargés d’histoires (Verlaine et Rimbaud y ont séjourné, Jean-Paul Sartre et Simone de Beauvoir en ont fait leur QG) est redevenue l’antichambre de la scène artistique contemporaine. Pour Room Service 2, dix artistes ont été invités à investir différentes chambres du 3e étage de l’hôtel (Aurélien Mole, Alix Marie…) En parallèle, l’hôtel exposera les joyeux romans-photos d’autofiction de Nicole Gravier. 

Où ? Hôtel la Louisiane

Romans-Photos, Mythes & Clichés © Nicole Gravier
Romans-Photos, Mythes & Clichés © Nicole Gravier

Cammie Toloui, 5 Dollars for 3 Minutes : un peep-show renversé 

Au début des années 1990, à San Francisco, Cammie Toloui est étudiante en photojournalisme et strip-teaseuse. Sa série 5 Dollars for 3 Minutes, présentée dans l’espace d’art indépendant Shmorévaz, prend pour cadre le Lusty Lady Theater, où elle travaillait à l’époque. Bousculant l’équilibre regardant/regardé, cette collection d’hommes et d’images en noir et blanc met en scène quelques-uns de ses clients, qui ont tous accepté d’être photographiés pour bénéficier d’un tarif réduit sur ses prestations. C’est l’envers de la vitrine du peep-show qui est ainsi montré, faisant défiler une immense diversité de profils, postures et pratiques. Comme un renversement du male gaze. 

Où ? Shmorévaz

A customer enters the Lusty Lady Theater in San Francisco © Cammie Toloui
A customer enters the Lusty Lady Theater in San Francisco © Cammie Toloui

Myriam Boulos : un regard poétique et documentaire sur Beyrouth 

En 2021, alors qu’elle n’a pas encore 30 ans, la photographe beyrouthine Myriam Boulos rejoint le cercle prestigieux des photojournalistes de l’agence Magnum. A travers son travail, elle documente avec autant de justesse les fantasmes les plus intimes de ses sujets que les traumatismes collectifs qui ont bouleversé le Liban ces dernières années. Des révolutions civiles de 2019 aux terribles explosions du 4 août 2020, Myriam Boulos veut tout montrer. Dans cette première exposition monographique de l’artiste en France, un melting-pot d’images, frontales et contrastées, retranscrit toutes ses obsessions avec passion. A suivre de près. 

Où ? Galerie Madé x Magnum Photos

 

“Je t’aime à en mourir” sur le siège du cinéma Versailles abandonné. Beyrouth, Liban, 2013 © Myriam Boulos
“Je t’aime à en mourir” sur le siège du cinéma Versailles abandonné. Beyrouth, Liban, 2013 © Myriam Boulos

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