Actualités

Le festival d'art PhotoSaintGermain fait son grand retour à Paris

Quels sont les rendez-vous incontournables du parcours PhotoSaintGermain 2021 ?

Alix Leridon
Écrit par
Alix Leridon
Journaliste, Time Out Paris
Publicité

Après avoir fêté son dixième anniversaire en janvier dernier, le festival PhotoSaintGermain revient égayer et pimenter la rive gauche – et pour la première fois cette année, une partie de la rive droite – en proposant un parcours d’expos et expériences autour de la photographie. Pendant deux semaines, du 4 au 20 novembre, Saint-Germain-des-Prés devient ainsi le territoire privilégié de la création photographique mondiale. Au gré de vos pérégrinations dans le quartier, vous pourrez tomber nez à nez avec les portraits de légende de la photographe américaine Annie Leibovitz, découvrir la douce poésie des clichés de l’Italien Luigi Ghirri ou ceux, empreints de sensualité, de la jeune photographe chinoise Luo Yang, mais aussi vous glisser dans l’atmosphère interlope d’un mystérieux bar à saké… 

Comme toujours, le point de départ du parcours PhotoSaintGermain se trouve au bout du Pont des Arts, à la prestigieuse Académie des beaux-arts. C’est là que se tient l’exposition phare du festival, consacrée cette année à l’immense Annie Leibovitz, qui vient de remporter le prestigieux prix de photographie William-Klein remis par l’Académie. L’occasion de découvrir plus de 50 ans de travail photographique, depuis ses débuts dans la scène rock des années 1970. Portraitiste incontournable, elle a tiré le portrait des célébrités du monde entier, de la reine Elisabeth II à… Kim Kardashian (en pleine réalisation d’un selfie), et nombre de ses clichés sont devenus iconiques – comme cette photo Polaroïd de John Lennon enlaçant Yoko Ono, prise cinq heures seulement avant l’assassinat du musicien. 

PhotoSaintGermain
François Ronsiaux, United Land #17.

Les différents centres et instituts culturels qui émaillent le quartier permettront quant à eux de s’offrir un petit tour d’Europe de la création photographique contemporaine, de l’Irlande à la République tchèque. Passage obligé à l’Institut culturel italien pour découvrir le travail tout en poésie de Luigi Ghirri pour l’entreprise de céramique Marazzi. D’une inventivité folle, flirtant tout en finesse avec le surréalisme, les clichés de Luigi Ghirri, avec leurs faux airs de collages, créent un pont inattendu entre l’image publicitaire et les caprices du rêve. La douceur de vivre à fleur d’émail. 

Mais le highlight de cette édition du festival se cache peut-être ailleurs… Niché dans un tout nouveau lieu dédié à la création et à la recherche artistique (l’énigmatique Shmorévaz, rue Perronet) le Sasori Bar est un projet inédit, une véritable expérience qui promet de s’émanciper des codes traditionnels de l’exposition photo et… de picoler. Bar à saké éphémère et confidentiel, inspiré du Kodoji Bar tokyoïte – haut lieu d’encanaillement des photographes de la capitale japonaise dans les années 1970 – le Sasori Bar déploie du 4 au 10 novembre une programmation à la croisée des arts et des médiums, entre performances, présentations de livres et DJ sets (réservation conseillée). Slurp ! 

PhotoSaintGermain
© Juliette-Andréa Elie, série Fire scapes, 2021.

À quelques encablures de la rue Perronet, la galerie l’A2Z propose quant à elle de découvrir le travail de la jeune artiste chinoise Luo Yang, qui s’interroge sur la féminité, le genre et le rapport au corps de la jeunesse de son pays. Ses images vibrantes et sensuelles, encensées par Ai Weiwei lui-même, témoignent avec chaleur et vitalité de l’évolution des représentations et des mœurs dans la société chinoise contemporaine. À découvrir également, les autoportraits étranges et drolatiques du duo de photographes français Elsa & Johanna, qui propose une expérience immersive au sein de la galerie La Forest Divonne pour son premier solo show. Bon voyage ! 

PhotoSaintGermain
Sylvie Bonnot, Atlas Aéroplis 042, 2018.Sylvie Bonnot, Atlas Aéroplis 042, 2018.

À la une

    Publicité