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Les dix films de 2025 que vous avez peut-être ratés

Horreur, comédie, épopée… des pépites dans tous les styles à (re)voir pendant les vacances de Noël

Antoine Besse
Écrit par
Antoine Besse
Responsable des rubriques restaurants et bars
Adrien Brody
© A24
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Avant que ne déboulent sur les écrans les longs métrages les plus attendus de 2026 (au hasard l’Odyssée de Christopher Nolan ou Aucun autre choix de Park Chan-Wook), voilà une petite liste des pépites que vous avez peut-être ratées en 2025. A regarder entre les cadeaux et la soirée du 31.

The Brutalist de Brady Corbet

Un film monstre (trois heures trente-cinq !) racontant trois décennies de la vie d’un architecte survivant de Buchenwald qui va tenter de se reconstruire aux États-Unis. Une œuvre monumentale et graphique signée Brady Corbet qui critique frontalement les États-Unis autoproclamés sauveurs du monde. Ça change des Marvel !

Sinners de Ryan Coogler

Dans les années 30, en pleine Louisiane de la ségrégation, deux frères Noirs, anciens truands, tentent de monter un club de blues. Sorti du multivers Marvel, Ryan Coogler (Black Panther) signe ici un film multigenres : un polar musical de vampires ! Le succès surprise dans l’Amérique trumpiste.

Black Dog de Jiǎ Zhāng-Kē

En Mongolie, dans une ville minière abandonnée aux portes du désert de Gobi, un ex-détenu se lie d’amitié avec un chien errant. Sur ce synopsis minimaliste (qui fait un peu peur), le réalisateur Jiǎ Zhāng-Kē livre un film splendide et habité sur les fractures de la Chine en marche forcée vers l’hypermodernité.

Together de Michael Shanks

L’année dernière, le succès de The Substance avait remis en selle le body horror, ce genre où le malaise naît de la lente transformation des corps. En 2025, Together de Michael Shanks prend le relais avec cette histoire d’un couple (littéralement) fusionnel, joué par Alison Brie et Dave Franco.

Sirat d’Oliver Laxe

L’épopée chaotique d’un père à la recherche de sa fille au milieu des ravers cramés par (entre autres) le soleil du désert marocain. Entre trip hypnotique et enquête à rebondissements – sorte d’Homme qui voulait savoir chez Mad Max – le film d’Oliver Laxe déploie une atmosphère perchée et éreintante.

A House of Dynamite de Kathryn Bigelow

Kathryn Bigelow offre sans crier gare un formidable film aux allures de thriller, aussi implacable qu’inclassable. Une version du Docteur Folamour adaptée au public Netflix, où l’être humain, quel que soit son niveau de responsabilité, se retrouve impuissant à infléchir une tragédie annoncée. Comme regarder un accident de la route depuis une voiture qui fait des tonneaux.

Un Ours dans le Jura de Franck Dubosc

Franck Dubosc a agréablement étonné son monde avec cette comédie noire comme la nuit jurassienne, un hors-piste subtil et grinçant, bien loin de Camping. Cette déclaration d’amour au Fargo des frères Coen régale avec une galerie de personnages carrément finauds et un sens du contretemps aigu.

Personne n’y comprend rien de Yannick Kergoat

Avant le procès de Nicolas Sarkozy pour le financement de sa campagne, ce documentaire de Yannick Kergoat était déjà bien utile pour s’y retrouver. Après sa condamnation en première instance et le tsunami de contre-vérités déversé par les éditorialistes en hyperventilation, les explications (limpides) des journalistes Fabrice Arfi et Karl Laske, qui ont sorti l’affaire chez Mediapart, deviennent carrément indispensables.

L’Épreuve du feu d’Aurélien Peyre

Hugo, 19 ans, va comme chaque été retrouver au bord de la mer sa bande de vacances, mais cette fois il débarque avec sa copine Queen, esthéticienne et influenceuse. Dans ce premier film sensible, Aurélien Peyre traite avec subtilité des injonctions sociales, des frictions de classes et des émois amoureux, et surtout présente sans caricature la déconstruction masculine.

Little Jaffna de Lawrence Valin

Un flic infiltré enquête sur un gang de Little Jaffna, le quartier de La Chapelle de la diaspora tamoule. Pour son premier film (tourné en tamoul !), le réalisateur-acteur Lawrence Valin déploie une énergie débordante, digne autant des comédies de Bollywood que des polars hongkongais des années 90 (genre Tsui Hark), qui ne s’embarrasse pas toujours de subtilité ! 

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