[category]
[title]
Sandwich français, soba japonaise ou petites assiettes grecques... Les nouvelle tables de ce début d'été font voyager, sans toucher à notre bilan carbone !

Avant, l’été parisien signifiait le mercure à des hauteurs raisonnables, une capitale devenue subitement provinciale et un calendrier d’ouverture somnolent. Mais ça, c’était avant. Désormais pour les restaurants, juin n’est plus cette période attentiste et les affaires ouvrent à un rythme soutenu, tablant autant sur les Parisien(ne)s en vacances décalées que sur les touristes avides de nouveautés. La preuve avec ces neuf nouvelles adresses où aller s’attabler.
L’ancien chef volant anglais George Black a atterri en duo avec dans l’ancien Dersou. Dans ses soutes ? Des bouillons nippons où s’ébrouent des nouilles japonaises. Bref, des ramens de haute volée. En version végé au champignon et miso ou au shōyu (sauce soja) à base d’anguille, de poulet et de jus de yuzu. Les assiettes qui escortent les bols ne sont pas mal non plus : salade de cœur de canard au binchotan, poulet karaage… À faire couler avec des vins nature sélectionné par Solal Martin-Grondard, boss du barav Les Œillets et associé dans l’affaire.
Où ? 21 Rue Saint-Nicolas, 12ᵉ
Les Viot de la poissonnerie d’en face ont insufflé une nouvelle vie maritime à ce bouclard antédiluvien de Saint-Germain. Dans un cadre blanc et inox, élégant comme une goélette, le chef Masayoshi Haraguchi va pêcher dans le frigo sériole, turbot ou vieille qui s’affinent tranquillement. Il les glisse dans des assiettes affutées : araignée de mer et croissant en pain perdu, sériole et fraise, médaillons de foie de lotte…
Où ? 5, rue Lobineau, 5ᵉ
À la place d’une ancienne brocante / buvette, cette salle minimaliste cornaquée par Hakim Lainceur emmène son bout de 20ᵉ et son panorama sur Notre-Dame-de-la-Croix vers les tavernes d’Athènes. Merci au chef Basile Eidel qui cisèle des petites assiettes gorgées d'UV : gros haricots blancs à la poutargue ; poulpe grillé se rafraichissant les ventouses dans une splendeur d’ajo blanco hellène ; tarama maison à tartiner sur un bon pain au sésame maison. Le tout escorté de vins propres. Eupatoria 5, le bon numéro des apéros !
Où ? 5 rue d’Eupatoria, 20ᵉ
À un numéro de son Trâm 130, Priscilla Trâm double la mise avec ce mignon local bois, mosaïque et inox où l'on compte plus de places au comptoir qu’à table. Ce Trâmette compte bien s’occuper de vos courtes pauses midi et de vos apéros à rallonge. Le midi c’est plat de cantine version cuisinée (ho une tomate farcie) et le soir la cheffe propose des assiettes en grand écart entre France et Asie : crêpe croustillante bánh xèo à l’agneau confit ; tomate infusée dans un dashi.
Où ? 128 rue Saint-Maur, 11e
Alors que, pour se démarquer, les comptoirs à sandwichs vont chercher l’inspiration au Brésil ou au Japon, deux compères décident de rester en France et de remettre sur le devant de la scène ce bon vieux jambon-beurre. Marius Bernini, ancien pilier de rugby à Asnières, et Alfred Drevon, chef passé par Ventrus, ont installé sur la pente de la rue de Belleville, ce Miett, une petite salle en pierres grattées et pin brut où il propose des sandwichs bien troussés au jambon maison (rarissime !) ou au poulet fermier dans une demi-baguette de chez Mamiche.
Où ? 68 rue de Belleville, 20ᵉ
Sur les hauteurs du 20ᵉ, Louis Chaulet, passé par le Divellec, a ouvert cet archétype de bistrot (chaise Bauman, sol en casson et murs clairs) où il y propose sa cuisine lumineuse et de saison. Ses assiettes, derrière une simplicité de façade, se montrent précises, techniques et, surtout, régalantes : velouté de courgettes tout en douceur, bœuf confit et purée d’artichaut, daurade et petit pois. La bistronomie de Paris comme on l’aime
Où ? 20 rue Orfila, 20ᵉ
Il faut attaquer la pente de la rue Freycinet et aviser l'enseigne ancienne d’une teinturerie, pour trouver où Sophie Ya a amarré sa Table. C'est une version plus élaborée mais tout aussi cantonaise de sa cantine Feel Ling. Au menu : bouchées vapeur au poulet fermier et shiitake ; rouleaux au porc fondants ; échine laquée et une poitrine croustillante. Bref des classiques de Guangzhou dans la meilleure version d’eux-mêmes. Le restaurant chinois le plus kiffant de Paris se cache donc ni à Belleville, ni Porte d’Ivry, mais bien dans le 16ᵉ arrondissement !
Où ? 26, rue Freycinet, 16ᵉ
Derrière le comptoir de l’ancien Mokoloco désormais aztéquisé en Locomal, du nom du “comal”, cette plancha précolombienne en terre cuite, José Oviedo dégaine une néo-taqueria qui en a sous le sombrero. À l’heure du goûter ou de l'apéro (17h-19h), on peut s’envoyer derrière la cartouchière une tostada croustillante peuplée de mole, de poulpe, d’avocat et coiffée d’une tranche de plantureuse tomate. Et le soir venu, le menu s’étoffe de plats servis à l’assiette : aguachile, sorte de ceviche mexicain, ici de maquereau sublimé de trois piments, ou un mole rouge au poisson. À accompagner de vinos naturales ou d'une michelada !
Où ? 74 rue de Charonne, 11ᵉ
Après Géosmine, sa table étoilée juste à côté, Maxime Bouttier se lance dans le bar à vins gastronomique. Une enclave béton, bois et rouille, dotée d’une petite terrasse et d’une grosse cave. La cuisine ouverte mitraille des assiettes ibériques (cecina de bœuf, jambon Bellota, anchois de Cantabrie…) mais aussi de belles recettes maison comme ces artichauts et ajo blanco de noisettes. En vin ? Une sélection brillante mais pas donnée, à l’image de cet Arbois du domaine de la Tournelle à 90 €.
Où ? 28 rue Jean-Pierre Timbaud, 11e
Discover Time Out original video