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On a testé le lancer de haches et c'est complètement marteau

On a testé le lancer de haches et c'est complètement marteau
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On a été tester les Cognées, le premier espace de lancer de haches en France, installé rue Stephenson dans le 18e. Impressions d’un journaliste aussi nul que passionné par ce sport.

« Pierre Cazoulat, c’est un peu le Roger Federer du lancer de haches. » Voici les premiers mots (ba)lancés par Thomas, le patron des Cognées, en préambule à notre première séance. Savoir qu’il existe des légendes dans le domaine permet de comprendre une chose importante : le lancer de haches n’est en aucun cas un simple défoulement pour fan de fléchettes option ébénisterie. Il s’agit d’un véritable sport dont la découverte va vous rendre  addictif.

Il suffit d’écouter parler le patron pour s’en apercevoir. A la tête du spot avec deux autres associés, on retrouve Thomas Morel, un ancien financier et startupper du web, reconverti dans le lancer de haches. C’est à la suite d’un voyage au Canada qu’il découvre et tombe complètement accro de ce sport complètement marteau. Très vite, il se rend à Callac en Bretagne chez le fameux Pierre Cazoulat pour apprendre les rudiments techniques et historiques du maniement de la hache.

 

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Sécurité maximale et bienveillance des instructeurs

Aux Cognées – la cognée est une hache utilisée par les bûcherons et les charpentiers –, on découvre et apprend en toute sécurité. Tous les soirs, trois instructeurs encadrent des sessions d'une heure (trois personnes par cible, 57 €) réparties sur les dix cibles du lieu. Ceux-ci expliquent les règles de sécurité et les différentes techniques de lancer. Le matériel ? Des haches avec des lames émoussées et non coupantes. Pour ce qui est des cibles, elles sont composées de cinq planches d’épicéa (un bois tendre) de 38 millimètres d’épaisseur, changées en fonction de leur état d’usure et séparées par un grillage de sécurité.   

« Ce qui est important, c’est que les personnes puissent progresser pendant la séance »

Nous voilà prêt à lancer notre première hache. Premier coup ? Raté. Deuxième ? Raté. Ce n’est qu’après cinq ou six lancers que le bras et l’esprit se règlent. A la suite de notre premier lancer réussi, c’est un sentiment très agréable qui nous envahit, entre l’accomplissement et l’excitation. Les lancers – presque tous – dans le mille s’enchaînent. Et voici le moment où mon moi-joueur prend le dessus. Car autant le dire tout de suite, je deviens assez fou lorsque je joue. Je veux gagner. Le problème ? Je ne supporte en aucun cas la pression. Dès qu’une once d’enjeu pointe le bout de son nez, je me transforme en Richard Gasquet face à une balle de match pour accéder aux quarts de finale d’un grand chelem.

 

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Quand la nullité crée la passion

On débute la partie « compétition » avec un killer match. « Le premier arrivé à 20 points gagne… Mais si un joueur égalise le score d’un autre joueur, il le fait redescendre à 0. » Au niveau des points, on se fie à la pointe de la hache, de 1 à 5 points et 7 points si l’on touche les deux ronds en haut de la cible. Plein d’allant, je lance ma première hache… Et là, c’est le drame. Une précision digne d’un centre de Patrice Evra pour un score de 0, forcément. Le bras est tétanisé, je pense trop, bref, je suis nul.

Mais malgré ma défaite, aucune déception. Au contraire, je ressens l’envie de réessayer, de lancer encore et toujours ces haches et je regarde ce cœur de cible tel un nouveau paradis à atteindre. Et c’est là où je comprends l’intérêt des Cognées. Il existe un vrai but : progresser afin de profiter au maximum du sport. Pour être honnête, j’avais un a priori sur le concept dont le nom et la thématique avaient tout pour n'être que vacuité. En sortant, ce sont davantage les mots « excitation » et « potentielle passion » que j’accolerais aux Cognées. Et alors que ma nullité appelle à de nouvelles visites, mon côté joueur fait poindre en moi l’idée qu'un jour je détrônerai le déjà-mythique « Roger Federer du lancer de haches ».

Quoi ? Les Cognées.
Où ? 5 rue Stephenson, 18e.
Quand ? Du mardi au vendredi, de 18h à 22h ; samedi de 10h à 22h et dimanche de 10h à 18h.
Combien ? 57 € l’heure (une cible pour 3).

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