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On a appris le décès, à l'âge de 34 ans, du rappeur montreuillois Prince Waly, Moussa Magassa à l'état civil, des suites d'une longue maladie contre laquelle il s'est battu pendant huit ans.

Dans un communiqué publié hier soir par ses managers d'I See Colors, on a appris le décès, à l'âge de 34 ans, du rappeur montreuillois Prince Waly, Moussa Magassa à l'état civil, des suites d'une longue maladie contre laquelle il s'est battu pendant huit ans.
Figure révérée du rap français, Prince Waly est apparu sur la mappemonde du genre il y a une quinzaine d'années avec Big Buddha Cheez, son duo formé avec Fiasko Proximo, avec lequel il sortira une demi-douzaine de projets avant de convoler en solo. Suivront alors « Junior », « Boy Z » (I en 2019 puis II en 2023) et bien sûr « Moussa », cet album libérateur et introspectif sorti en 2022 après trois ans de combat contre la maladie, qui l'aura fait passer dans une autre dimension en termes de notoriété.
Ce qui fait le sel du geste de Prince Waly ? Rimes et flow 90's à l'efficacité quantique, ambiance et storytelling scorsésiens, refs, réflexions sur le quotidien et l'existence, et outfits d'OG new-yorkais plus stylés les uns que les autres – qui peut prétendre être mieux sapé que Waly ?
Sans oublier un engagement politique certain, lui qui ne baissait jamais le regard lorsqu'il s'agissait de prendre position contre l'extrême droite. Tant dans sa discographie, avec entre autres son morceau « Charm el-Cheikh », où il taclait le président du RN : « J'ai le passeport rouge donc je reste ici, fuck Jordan, qu'il se barre de là », que dans l'espace public. On a en tête ces images et ces mots de Prince Waly brandissant le drapeau tricolore place de la République lors d'un rassemblement contre l'extrême droite pendant l'entre-deux-tours des législatives 2024 : « Ce drapeau nous appartient, on ne va pas le laisser aux fachos. Je suis fier de le brandir, je suis fier d'être Français. »
La discographie de Prince Waly a globalement une tête de no-skip, alors on a voulu vous partager une quinzaine de sons pour rappeler la puissance et la beauté de ses morceaux, mais aussi la bonté et la sagesse de l'homme. Il suffit de voir les hommages depuis son décès pour en avoir un petit aperçu. On a volontairement inclus de nombreux feats, des titres comme des déclarations d'amour : avec ses compères du game (Ali, Dinos, NeS, Jewel Usain ou Alpha Wann, qui le citait dans son propre morceau « Ça va ensemble »), qui, à l'heure de causer avec le Prince, comme un geste de respect, se sont toujours surpassés ; et bien sûr ses duos avec sa femme, Enchantée Julia, à la beauté aujourd'hui encore plus déchirante. « Pense à moi si tu n'es plus là », disait-elle dans le morceau « Âme Sœur ». On pense aujourd'hui très fort à elle et à ses proches.
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