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Trois initiatives à Paris soulignent les liens entre création artistique et gastronomie

La question hante les restaurants depuis - au moins - deux siècles. Les cuisiniers sont-ils des artistes ou des artisans ? Cuire et assaisonner des mets peut-il se comparer à peindre un tableau ou composer un concerto ? Pour alimenter un débat qui ne sera pas tranché de sitôt, plusieurs initiatives parisiennes montrent que l’art et la cuisine se nourrissent l'un, l'autre.
Ancien compagnon du devoir, Mathias Kiss, passionné d’artisanat, a été invité par le Meurice pour investir une suite et entrer en résonance avec les plats du chef Amaury Bouhours lors de deux dîners, les 29 et 30 janvier. L’artiste a conçu Liquid Mirror, une installation éphémère en mosaïque de miroirs descendant du plafond, qui répond à la table tout argent signée Christofle. Dans les assiettes, Amaury Bouhours déploie sa cuisine contemporaine et épurée : Saint-Jacques de Saint-Malo, radis ; veau grillé, chou de Pontoise et houblon… Le prix de l’expérience : 250 €.
Imaginé par Lucas Zundel, jeune ingénieur transport reconverti dans la popote, Rencontre place au cœur de son concept le dialogue entre artiste invité(e) et chef(fe) en résidence. Ainsi, en février, Hugo Ouanounou (passé par le Pré Catelan) va de s’inspirer des reflets capturés par le photographe Éric Outhenin Chalandre pour élaborer un menu en 5 temps (79€) graphique et voyageur.
Ancien directeur artistique dans la pub (et cofondateur de l’agence The Good Company), Jacques Monneraud a fait un carton dans la céramique en trompe-l’œil. Invité par la Mère de Famille, il a dessiné pour Pâques un sculptural coquetier en chocolat. Une œuvre comestible en édition limitée, disponible en quatre tailles (50–80 €) dans la boutique de la rue du Faubourg-Montmartre.
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