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Les galeries parisiennes représentent un réservoir d’art inépuisable, gratuit et souvent moins surpeuplé que les grandes expositions dans les musées. La preuve par trois !

Exposées à la galerie des Filles du Calvaire, les toiles figuratives d’Abdelhak Benallou, né en 1992 à Alger, se distinguent par leur réalisme, la maîtrise des aplats lumineux et l’harmonie chromatique de scènes au cadre banal. Elles renvoient surtout à la solitude moderne baignée de néon, tel un Edward Hopper du 21ᵉ siècle où les visages se cachent quand l’époque impose de tout mettre en scène.
Quand ? Jusqu’au 2 mai 2026
Où ? 21 rue Chapon, Paris 3ᵉ
Michel Journiac fut le pionnier français d’une forme assez extrême d’art corporel. Dès 1969, dans Messe pour un corps, il distribue comme hostie, lors d’une liturgie littérale, une tranche d’un boudin fait avec son propre sang ! Cette exposition aussi pop que viscérale regroupe les œuvres du Français décédé en 1995 où l’hémoglobine se mêle aux collages, à la sculpture, à la peinture. L’exploration d’un nouveau sacré ancré dans l’humanité
Quand ? Jusqu’au 2 mai 2026
Où ? 5 rue Chapon, Paris 3ᵉ
Le nouveau Le Caravage vit au Maroc ! CNews est en sueur et nous, ravis ! Car impossible de ne pas penser au maître italien, à ses compositions millimétrées, à son angoissante maîtrise du clair-obscur devant les tableaux de Mohamed Saïd Chair, né en 1989 à Tanger. Pour sa première exposition personnelle en Europe à la galerie AFIKARIS, il montre des grands formats épiques, figurant une jeunesse marocaine, urbaine et anonyme dans des poses baroques rappelant Les Tricheurs ou La Vocation de saint Matthieu.
Quand ? Jusqu’au 9 mai
Où ? 7 rue Notre-Dame-de-Nazareth, Paris 3ᵉ
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