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Un couteau dans le cœur, avec Vanessa Paradis, en avant-première à l'Entrepôt

Par
Tina Meyer
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Notre journaliste Hugo Paradis lui avait décerné un monumental 5/5 dans notre tout premier magazine papier. Bonne nouvelle ! Demain mardi 26 juin 2018, à 20h et 22h, Un couteau dans le cœur, le film déjà culte de Yann Gonzalez avec Vanessa Paradis sera diffusé en avant-première à L'Avant-Séance, dans le 14e arrondissement.

Où ? Festival d'Avant-Séance, 7 rue Francis de Pressensé, 75014 Paris. Metro : Pernety
Quand ? Avant-première mardi 26 juin 2018. Deux séances : 20h et 22h.
Combien ? Séances à partir de 8 € (attention, contrairement à certains cinémas d'art et essai, ils ne prennent pas la carte UGC ni Gaumont-Pathé)

CRITIQUE TIME OUT - Un couteau dans le cœur

Si Les rencontres d'après minuit, le premier long de Yann Gonzalez, laissait le spectateur dubitatif avec son onirisme baroque qui finissait par tourner vide, Un Couteau dans le cœur met toute la puissance de son inventivité formelle et plastique au service d'un thriller digne du cinéma de Dario Argento.

Anne (Vanessa Paradis), productrice de films porno gays cheap, ne se remet pas de la fin de sa relation avec Loïs (Kate Moran), la monteuse de sa boîte. Elle tente de regagner son cœur en tournant le film le plus audacieux de sa carrière, Homocide, un thriller mêlant sexe et crime. Mais lorsque ses acteurs commencent à se faire assassiner l'un après l'autre, Anne se retrouve confrontée à ses propres démons.

La force du film de Gonzalez tient à sa manière de déployer pleinement les puissances de l'onirisme et du film de genre. Le bleu électrique d'une nuit pluvieuse où Anne se débat dans sa solitude, les images au grain visible de la table de montage où Loïs remonte les rushes produits par Anne (autant de messages qui lui sont adressés), la vision d'une cabane s'effondrant sous des flammes noir corbeau qui hante mystérieusement le film et enfin les meurtres, tous articulés autour d'une expérience de la perception et de l'idée que la mort rode dans l'ombre du sexe.

Yann Gonzalez empoigne avec bonheur le matériau d'un cinéma bis, sans prétention ni affectation, pour nous offrir un film qui nous rappelle plus quel point le cinéma est affaire de jouissance sans retenue.

Hugo Paradis

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