Aventuriers des mers

Art, Chef-d'œuvre
  • 2 sur 5 étoiles
0 J'aime
Epingler
Aventuriers des mers
1/6
Aventuriers des mers
2/6
Aventuriers des mers
3/6
Aventuriers des mers
4/6
Aventuriers des mers
5/6
Aventuriers des mers
6/6

Voyage au creux des vagues.

Prendre la mer, naviguer, explorer, commercer : de Sindbad à Marco Polo ‘Aventuriers des mers’ retrace les plus grands voyages des débuts de l'Islam à l'aube du XVIIe siècle, de la Méditerranée à l'Océan indien. Tout en ancrant l'histoire de ces expéditions aussi incroyables qu'exceptionnelles dans la réalité de leur époque, l'exposition chemine aussi entre les contes et légendes, mythologies et récits héroïques qui peuplent les rivages de ces conquêtes maritimes.

Tirons les cartes

On entre d'abord dans la mer, dans un doux mélange de crainte et de fascination. On apprend à s'y repérer, à lire les vents, les côtes et les astres. La cartographie devient alors un art précieux. On découvre ici d'anciens planisphères où la terre était encore plate, pleine de lieux méconnus mais enviés. Là, des traités de cosmologie définissent des règles auxquelles les marins pouvaient se raccrocher quand les mâts de leurs caravelles se brisaient sous les rafales impitoyables. Maquettes, photos, ouvrages scientifiques et cartes nous accueillent. 

Commerce « triangu-mer »

Après avoir traversé ces premières salles qui nous présentent les moyens de ces aventures, on découvre ensuite les raisons et les trajets de ces expéditions : le commerce. 

C’est en effet pour marchander, échanger, rapporter des denrées rares et précieuses parce que lointaines et ouvrir de nouvelles routes navigables plus rapides et moins dangereuses que tous ces marins légendaires prenaient la mer, au péril de leur vie. Dans cette partie de l'exposition, on rencontre ainsi un grand nombre de ces objets convoités : pierres, épices, jarres, poteries, tissus… De Byzance à Venise, marchands et marins voguaient à la recherche de ce qui ne poussait pas chez eux.

Mal de mer

Cette dernière partie, bien que riche, lasse un peu celui qui n'est pas amateur de ce genre de galerie d'objets. De plus, l’Histoire de ces Empires, de leurs rivalités et des alliances dans la conquête du bassin méditerranéen s’avère résumée trop brièvement, ce qui ne nous aide pas à plonger véritablement dans ce monde passé. 

Bien qu'intéressante à découvrir, l'exposition ‘Aventuriers des mers’ nous laisse sur notre faim quant à la promesse alléchante de pays inconnus et découvertes extraordinaires qu'elle formulait. Peut-être est-ce parce que L'Institut du Monde Arabe nous a habitué à plus de faste, de détails et de foisonnement dans la recherche aussi bien historique, archéologique qu'anthropologique que l'on est un peu déçu ?

Par Elise Boutié

Publié :

LiveReviews|0
1 person listening