Dirk Braeckman

Art, Photographie
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 (Vue de l'exposition de Dirk Braeckman / © Martin Argyroglo / LE BAL)
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Vue de l'exposition de Dirk Braeckman / © Martin Argyroglo / LE BAL
 (Dirk Braeckman, 'I P -E E-01', 2001 / © Dirk Braeckman / Courtesy de Zeno X Gallery, Anvers)
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Dirk Braeckman, 'I P -E E-01', 2001 / © Dirk Braeckman / Courtesy de Zeno X Gallery, Anvers
 (Vue de l'exposition de Dirk Braeckman / © Martin Argyroglo / LE BAL)
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Vue de l'exposition de Dirk Braeckman / © Martin Argyroglo / LE BAL
 (Dirk Braeckman, 'Z.D.-L.O.-97', 1997 / © Dirk Braeckman / Courtesy de Zeno X Gallery, Anvers)
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Dirk Braeckman, 'Z.D.-L.O.-97', 1997 / © Dirk Braeckman / Courtesy de Zeno X Gallery, Anvers
 (Dirk Braeckman, 'Z.P.-P.L.-95-01', 1995/2001 / © Dirk Braeckman / Courtesy de Zeno X Gallery, Anvers)
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Dirk Braeckman, 'Z.P.-P.L.-95-01', 1995/2001 / © Dirk Braeckman / Courtesy de Zeno X Gallery, Anvers

« Comment photographier quelque chose m'importe plus que la chose elle-même. » Une chaise, un banc, des collines, un dessus de lit... Chez Dirk Braeckman, le sujet n'est pas important – d'ailleurs, le photographe flamand préfère ne pas donner de titre explicite à ses clichés, pour ne surtout pas orienter le spectateur. Ce qui compte, c'est le résultat final. Ces images obscures, fuyantes, gorgées d'ombres, modulées de cinquante nuances de gris.

Qu'il allume la lumière pendant le développement, joue avec les différents types de papier ou jette de la poussière sur un tirage, Braeckman n'a qu'un objectif : nous faire oublier ce qu'il a shooté pour nous enchanter par la photographie qu'il en aura faite. De ce monumental panneau qui reprend des tableaux de Watteau (et qui, en jouant sur les matières selon la proximité de notre regard, suscite un peu le même effet que les grandes toiles d'Anselm Kiefer, pour vous donner une idée) à ces trois visions tirées du même négatif et pourtant si différentes, il travaille l'image, la vide, l'épuise même, en faisait des photos de photos.

Comme le BAL a décidé de ne pas en dire plus sur les secrets de fabrication de l'artiste, l'exposition se concentre sur les œuvres, énigmatiques comme des scènes de crime vides, opaques au point de nous forcer à deviner ce qui a bien pu s'y dérouler. Et souvent, la magie du Flamand se matérialise sous nos yeux, comme dans ce stupéfiant portrait qui voit une femme presque disparaître lorsque l'on s'en rapproche trop : on dirait que le photographe a réussi à imprimer sur sa pellicule un fantôme, ou un souvenir sur le point de s'étioler. Aux antipodes de ceux qui considèrent la photographie comme une reproduction de la réalité, Dirk Braeckman, lui, n'a de cesse de la pousser vers des territoires incertains, dans lesquels le rêve recouvre le monde tangible de son voile mystérieux.

> Horaires : du mercredi au vendredi de midi à 20h, samedi de 11h à 20h, dimanche de 11h à 19h, nocturne le jeudi jusqu'à 22h.

Par MD

Publié :

Site Web de l'événement http://www.le-bal.fr/
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