ElectroSound, du lab au dancefloor

Art, Performance artistique Libre
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 (Salle de diffusion Boombox © Nicolas Hecht)
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Salle de diffusion Boombox © Nicolas Hecht
 (Portraits de quelques fondateurs © Nicolas Hecht)
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Portraits de quelques fondateurs © Nicolas Hecht
 (Une révolution : l'arrivée du synthé © Nicolas Hecht)
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Une révolution : l'arrivée du synthé © Nicolas Hecht
 (© Nicolas Hecht)
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© Nicolas Hecht
 (Des machines artisanales © Nicolas Hecht)
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Des machines artisanales © Nicolas Hecht
 (Mythique machine © Nicolas Hecht)
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Mythique machine © Nicolas Hecht
 (La surprenante Noisy Jelly © Nicolas Hecht)
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La surprenante Noisy Jelly © Nicolas Hecht
 (Du monde au balcon © Nicolas Hecht)
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Du monde au balcon © Nicolas Hecht
 (Synthé numérique OP-1 de Teenage Engineering © Nicolas Hecht)
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Synthé numérique OP-1 de Teenage Engineering © Nicolas Hecht
 (Synthé ou accordéon ? © Nicolas Hecht)
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Synthé ou accordéon ? © Nicolas Hecht
 (Le thérémine revisité © Nicolas Hecht)
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Le thérémine revisité © Nicolas Hecht

Une vision fraîche et salutaire d'un courant musical actuel majeur.

Après la très bonne expo ‘Climats artificiels’, c’est avec un plaisir non dissimulé qu’on se rend une nouvelle fois à la Fondation EDF pour découvrir ses espaces complètement repensés. Et pour cause : cette fois, les musiques électroniques sont à l’honneur avec ‘ElectroSound’, tour d’horizon aussi ambitieux que maîtrisé. Là où on aurait pu craindre une exposition historicisante, voire pontifiante, nous voici dans le concret de l’objet, de la matière sonore. Car heureusement pour nous, les commissaires Jean-Yves Leloup et NoDesign semblent avoir fait le bon choix, en abordant la musique électronique par les machines qui permettent de la produire.

Ainsi, gardant sa volonté de rester accessible à un large public tout en étant assez riche pour charmer l’amateur averti, ‘ElectroSound’ déploie sur les 3 niveaux de la Fondation des documents d’archives et témoignages (films, photos), instruments (des machines, donc), et autres playlists qui évoquent la technique et ses usages. Dans une salle de projection, on écoute Arnaud Rebotini, Nicolas Godin (Air), Etienne de Crécy ou Christine Webster nous parler de leur rapport à leurs instruments (de travail). Quelques minutes avant, on a pu suivre, objets sous les yeux, l’évolution des claviers, synthés et autres engins détournés de leur usage premier pour en sortir de la matière sonore, mis en relation via une frise au sol avec les grands événements historiques et technologiques de leur temps.

Musique actuelle oblige, la dimension interactive est bien présente, avec à l’étage un impressionnant plateau déployant des dizaines d’instruments en accès libre : des classiques Vocodeur, mini-Moog et autres synthés 80’s jusqu’à des créations étonnantes et très récentes d’artisans. Vous avez déjà rêvé de faire de la musique avec de la gelée ? Avec Noisy Jelly et ses capteurs qui transforment les mouvements en signaux sonores, c’est désormais possible. Et là, on y resterait des heures ; d’ailleurs, on compte bien repasser visiter cette expo en entrée libre, cette fois uniquement pour aller tester plus de ces inventions un peu folles – ah, ce synthé numérique OP-1 !

De ce point de vue, ‘ElectroSound’ est une véritable réussite, présentant aussi bien l’histoire de ce courant, que ses outils, les acteurs qui s’en servent, et l’avenir de cette musique à travers une démocratisation qui tend à faire de n’importe quel médium connecté un instrument capable de produire du son. Malgré un aspect un peu parcellaire, voilà une expo qui a le mérite d’approcher son sujet avec intelligence, sans la prétention d’en faire l’exposition définitive. Une vision fraîche et salutaire, qui on l’espère attirera les curieux comme les passionnés.

Par Nicolas Hecht

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