1. 24 diplômés de la plus grande école d’art de Paris réunis dans une exposition collective
    © Ladji Diaby
  2. 24 diplômés de la plus grande école d’art de Paris réunis dans une exposition collective
    © Ibrahim Meïté Sikely
  3. 24 diplômés de la plus grande école d’art de Paris réunis dans une exposition collective
    © Mehdi Boualli

Critique

FELICITÀ 2025, aux Beaux-Arts de Paris

4 sur 5 étoiles
Cette année, 24 jeunes créateurs sont sortis diplômés avec les félicitations du jury de la plus grande école d’art de la capitale.
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Zoé Terouinard
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Time Out dit

Bien qu’encore étudiants il y a quelques mois, certains de ces jeunes artistes n’ont rien à envier aux vétérans du milieu et jouissent même d’un avantage certain sur leurs aînés : une compréhension neuve et vive du monde dans lequel nous vivons. Un point sur lequel le commissaire de l’exposition (et président du jury ayant attribué lesdites félicitations), Mathieu Kleyebe Abonnenc, s’est appuyé pour créer un parcours en ancrage total avec notre société contemporaine, entre désir de réenchantement et critique acerbe. Photo, vidéo, peinture, sculpture, c’est simple : c’est tout le futur de l’art made in Paris qui s’est donné rendez-vous entre les murs de la prestigieuse école, pour un dernier tour de piste avant de quitter leurs ateliers confortables pour le grand bain.

Ce qui est passionnant avec les présentations de « sortie d’école », c’est de voir à quel point les pratiques artistiques sont générationnelles. Un cru peut être passionné par les nouveaux médias, l’autre par l’expérimentation plastique. Celle-ci est toujours politique, de près ou de loin. Et pose une grande question : en 2026 (et oui !), peut-on faire de l’art sans être engagé ?

Le commissaire nous prévient d’ailleurs à cet effet et nous invite « à emprunter des sentiers inédits et singuliers pour construire sous un ciel commun une image renouvelée d’un monde et des cyclones qui le traversent ». Entre humour très Gen Z, mi-pop, mi-cynique, façon Apolline Régent ou James Dosa, traitement plastique et audiovisuel de la violence chez Virgile Desbat et Adrien Lagrange, critique des héritages coloniaux chez Cléopatra Gones, éloge de l’algorithme chez Winca Mendy ou encore quête d’identité avec Liselor Perez, la new gen de l’art dresse le portrait honnête, ni complètement alarmiste ni, à l’inverse, bercé d’illusion, d’une époque pleine de contradictions. Et si la déambulation est parfois inégale, à l’image des parcours de ces jeunes pousses, elle rassure tous les sceptiques : la création contemporaine a définitivement encore de beaux jours devant elle.

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Prix
À partir de 2 € (prix libre)
Heures d'ouverture
Mercredi au dimanche 13h – 19h Nocturne le mercredi jusqu’à 21h
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