Gérard Garouste, 'Contes ineffables'

Art, Peinture Libre
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 (Gérard Garouste, 'Wagner, Méphistophélès et l'Homonculus', 2013 / Courtesy de la galerie Daniel Templon, Paris)
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Gérard Garouste, 'Wagner, Méphistophélès et l'Homonculus', 2013 / Courtesy de la galerie Daniel Templon, Paris
 (Gérard Garouste, 'Le Sarcophage', 2012 / Courtesy de la galerie Daniel Templon, Paris)
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Gérard Garouste, 'Le Sarcophage', 2012 / Courtesy de la galerie Daniel Templon, Paris
 (Gérard Garouste, 'Le Crépuscule', 2013 / Courtesy de la galerie Daniel Templon, Paris)
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Gérard Garouste, 'Le Crépuscule', 2013 / Courtesy de la galerie Daniel Templon, Paris
 (Gérard Garouste, 'Le nid sur la mer', 2013 / Courtesy de la galerie Daniel Templon, Paris)
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Gérard Garouste, 'Le nid sur la mer', 2013 / Courtesy de la galerie Daniel Templon, Paris
 (Gérard Garouste, 'Magie', 2013 / Courtesy de la galerie Daniel Templon, Paris)
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Gérard Garouste, 'Magie', 2013 / Courtesy de la galerie Daniel Templon, Paris
 (Gérard Garouste, 'Dérive', 2010 / Courtesy de la galerie Daniel Templon, Paris)
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Gérard Garouste, 'Dérive', 2010 / Courtesy de la galerie Daniel Templon, Paris
 (Gérard Garouste, 'Le Théâtre de Don Quichotte', 2013 / Courtesy de la galerie Daniel Templon, Paris)
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Gérard Garouste, 'Le Théâtre de Don Quichotte', 2013 / Courtesy de la galerie Daniel Templon, Paris
 (Gérard Garouste, 'Mardoche', 2013 / Courtesy de la galerie Daniel Templon, Paris)
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Gérard Garouste, 'Mardoche', 2013 / Courtesy de la galerie Daniel Templon, Paris

Comme un ouragan. A la galerie Daniel Templon, les dernières toiles de Gérard Garouste flottent entre mythes, contes et imagerie rêveuse. Houleux, enfiévré, son pinceau paraît plus que jamais coincé dans un état de somnolence, mêlant des éléments diffus, des personnages littéraires et des visages familiers. Cette fois encore, le prolifique peintre figuratif en appelle à Faust, au Golem ou à Don Quichotte pour raconter les tourments des hommes – et les siens, d’ailleurs, puisque sous couvert d’allégories, ses œuvres renferment souvent des portraits de l’artiste ou de ses proches.

Comme des visions prélevées directement sur la toile, les grands formats du Français (accompagnés de quelques sculptures) bondissent d’un univers à l’autre, puisant dans le monde animal, les souvenirs d’enfance, les fables. Il y a toujours chez cet héritier du Greco, de Bacon ou de Soutine – dans la déformation des corps, les paysages liquéfiés, ou ces contre-jours troublants que l’on retrouve dans ‘Crépuscule’ et ‘Saint Hubert et le nid d’oiseaux’ – quelque chose de grotesque qui lorgne spontanément vers le cauchemar. Une sorte de cruauté hors du temps, qui n’est pas sans rappeler les histoires des frères Grimm, dont la candeur n’arrive jamais à la cheville des vices. L’ensemble vibre et tourbillonne, habité par une détresse latente. Comme cet homme filandreux, naviguant les océans sur son sarcophage, Gérard Garouste semble s’accrocher à la peinture pour ne pas être noyé par les secrets de famille qui l’étouffent (un père collabo et violent, une éducation chrétienne stricte…). Sagesse ou folie, même combat ; pour Garouste comme pour Don Quichotte (merveilleusement représenté ici par une statue à trois têtes, débordant de mouvement et de matière), il faut poursuivre sa quête. Tracer son chemin et signer, coûte que coûte, une peinture en forme de château en Espagne.

> Horaires : du lundi au samedi de 10h à 19h.

Par Tania Brimson

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