Giacometti - Entre tradition et avant-garde

Art, Sculpture
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4 sur 5 étoiles
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Time Out dit

4 sur 5 étoiles

Giacometti is back in town

Pour qui ? Les sculptures lovers.
Voir quoi ? Du post-post-post greco romain.

Toutes les occasions sont bonnes pour voir l’Homme qui marche II d’Alberto Giacometti. C’est avec pas moins d’une cinquantaine d’autres sculptures que le Musée Maillol vous invite à un dialogue passionnant entre l’artiste suisse, les modernes de son époque et les grands classiques dont il s’inspire.

Côté influenceurs, on y trouve Rodin et son Saint Jean-Baptiste, corps en mouvement qui prouve les inspirations antiques de Giacometti ; les petites têtes sur socle d’Antoine Bourdelle, maître de l’artiste dès son arrivée à Paris et qui travailla à renouveler les formes du portrait traditionnel. Pour ce qui est de ses contemporains, vous découvrirez une avant-garde parisienne qui expérimente elle-aussi les frontières entre abstraction et figuration, comme les personnages étrangement géométrisés de Jacques Lipchitz et Joseph Csaky. Des mises en perspective bienvenues qui narguent la rigidité des monographies.

Le lieu d’exposition fait lui joliment corps avec son sujet : les sous-verres qui sortent des murs, les polices et photographies en volume, les points de vue du décor. Pour une suite de petits espaces qui mettent en valeur les quelques œuvres à chaque fois présentes, comme des chambres à histoires. 

Au final on y retrouve toute la profondeur du sculpteur. Ses travaux de silhouette et de visage, son obsession de la figure humaine, les corps qui émergent comme des interrogations. On y trouve aussi quelques-uns de ses mots : « L’aventure, la grande aventure, c’est de voir surgir quelque chose d’inconnu chaque jour, dans le même visage. Ça vaut tous les voyages autour du monde ». Ces impressions de beauté impossibles à retranscrire, comme base de ses névroses surréalistes.

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