Helena Almeida : Corpus

Art
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Helena Almeida (Filipe Braga © Fundação de Serralves, Porto)
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Filipe Braga © Fundação de Serralves, Porto
Helena Almeida, Pintura habitada [Peinture habitée], 1975 Acrylique sur photographie, 46 × 50 cm Coll. Fundação de Serralves – Museu de Arte Contemporânea, Porto
Hele Almeida (© Mário Valente, courtesy MNAC – Museu do Chiado, Lisbonne)
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© Mário Valente, courtesy MNAC – Museu do Chiado, Lisbonne
Helena Almeida, Desenho habitado [Dessin habité], 1975, Coll. Museu Nacional de Arte Contemporânea – Museu do Chiado, Lisbonne
Helena Almeida ( © Aníbal Lemos, courtesy Núcleo de Arte da Oliva Creative Factory, S. João da Madeira)
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© Aníbal Lemos, courtesy Núcleo de Arte da Oliva Creative Factory, S. João da Madeira
Helena Almeida, Saída negra [Sortie noire], 1995, Coll. Norlinda and José Lima, long-term loan to Núcleo de Arte da Oliva Creative Factory, S. João da Madeira
Helena Almeida (© Filipe Braga, Fundação de Serralves, Porto)
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© Filipe Braga, Fundação de Serralves, Porto
Helena Almeida, Seduzir [Séduire], 2001, Coll. Helga de Alvear, Madrid/Cáceres

Les multiples visages de l'œuvre d'Helena Almeida : entre peintures, photographies, vidéos et performances.

« Ma peinture est mon corps, mon œuvre est mon corps. » Avant de venir habiter les murs du Jeu de Paume, l’œuvre d’Helena Almeida s’exposait sous ce titre au Museu de Arte Contemporânea de Serralves à Porto, au Portugal. Un titre qui met en exergue le travail méthodique de l’artiste lusophone autour du corps, et plus particulièrement de son corps. Au Jeu de Paume, les commissaires de l’exposition João Ribas et Marta Moreira de Almeida ont préféré réunir son travail photographique, pictural et vidéo autour du terme bien nommé de « Corpus ».

Un corpus qui retrace les différentes phases de l’art performatif d’Helena Almeida : peintures conceptuelles, dessins, photographies et autres œuvres tridimensionnelles. Une œuvre singulière traversée par un refus systématique de se limiter à l’espace concédé par l’outil artistique, de la toile au cadre photographique. Chez Helena Almeida des fils poursuivent le tracé d’une ligne, des coups de pinceau bleu viennent griffer la photographie. Le dehors investit le dedans, l’intérieur s’échappe à l’extérieur. « Je n’ai jamais fait la paix avec la toile à l’aide du papier ou d’un autre medium. Je pense que ma rupture avec le medium par le biais des volumes, des fils et de divers autres moyens a toujours été motivée par une insatisfaction profonde envers les questions d’espace. » 

Souvent comparée à Cindy Sherman, Helena Almeida habite son œuvre, littéralement. Dans les années 1970, elle signe ainsi plusieurs séries de photographies « habitées », ‘Tela habitada’ en 1976 ou encore ‘Pintura habitada’ en 1976-1977. A la fois artiste et modèle, elle présente « son corps » comme sujet et support de son œuvre, et non comme un autoportrait. Un corps au sol prolongé par une longue diagonale de poudre ébène, un reflet entièrement recouvert de peinture bleue, la vidéo d’un ballet de jambes attachées, autant d’images qui se superposent pour raconter la complexité et les mouvements de son art. Un parcours qui emprunte différentes trajectoires et ne cesse de questionner son itinéraire. 

Helena Almeida at Jeu de Paume - Teaser from Jeu de Paume / magazine on Vimeo.

Par Elsa Pereira

Publié :

Téléphone de l'événement 01.47.03.12.50
Site Web de l'événement http://www.jeudepaume.org

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Bishouille
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Une expo photo originale qui surprend, vraiment !

+ Helena Almeida travaille sur la succession de photos en peignant parfois au-dessus des tirages ou en jouant avec un objet. Ici, elle joue avec une tâche de peinture ; là, avec un trait de crayon devenu fil sortant de la toile... Elle surprend encore à la fin de l'expo avec une déconstruction des supports : une toile enroulée comme un store, un châssis s'ouvrant comme une fenêtre... 
Une démarche intéressante qui est bien expliquée dans les textes introductifs sur les murs. 

- les vidéos et session "écoute" par casques, une minute suffit pour saisir l'idée.

Alizée
tastemaker

Helena Almeida prend majoritairement des photos en noir et blanc, souvent des auto-portraits, customisés par des effets de matière ou de peinture. Les oeuvres du début de sa carrière sont les plus intéressantes, mais au fil du temps ce même concept se dilue. Les dernières oeuvres perdent de leur intérêt et sont très abstraites. On ne comprend plus toujours le sens. Idem pour les vidéos.

Clémentine V
tastemaker

Encore une fois le Jeu de Paume ne m'a pas déçue avec cette exposition où Helena Almeida joue avec les différents arts picturaux. La peinture et le dessin viennent s'incruster dans ses photos pour devenir des éléments tangibles et concrets et les séries de photos prennent vie, comme les plans d'une vidéo positionnés les uns à la suite des autres.. On peut par contre passer les vidéos, un peu trop conceptuelles à mon goût.