Henry Wessel, a Dark Thread

Art, Photographie
Recommandé
4 sur 5 étoiles
1/4
2/4
3/4
4/4

Time Out dit

4 sur 5 étoiles

Une expo photo aussi dark que flippante.

Pour qui ? Les fans Hitchcock
Voir quoi ? Une Californie en noir et blanc

La programmation estivale de la MEP nous plonge dans une ambiance inspirée des polars américains, aussi calme que flippante. Fasciné par l’esthétique du film noir, Henry Wessel décline son travail en trois grandes séries présentées à la Maison européenne de la photographie jusqu’au 28 août 2019. Un triptyque glaçant duquel Norman Bates pourrait surgir à tout moment.

Dès l’ouverture, l’expo donne le ton : il vaut mieux marcher vite et éviter les chelous qui guettent à leur fenêtre. La première série, Incidents, suit un ordre méticuleux de correspondances visuelles recréant un story-board. On se sent voyeur, tapis dans notre voiture à observer à distance une scène de bagarre entre deux garçons dans l’Incident No. 6, ou en fuite incognito dans l’Incident No. 8. A la fois spectateur et protagoniste, une chose est sûre : on veut savoir comment finit ce film.

L’expo se poursuit avec Sunset Park, rassemblant une cinquantaine de clichés pris de nuit à Santa Barbara. Loin du « California dream », le visiteur entendrait presque le silence glaçant des nuits des banlieues chics d’apparence tranquille à la Wisteria Lane.

Enfin, le suspens s’achève avec A Dark Thread, fruit de la collaboration de la MEP avec Wessel avant son décès en septembre dernier. Les prises de vues dramatiques de l’Américain servent de « fil noir » à des écrivains mis au défi d’imaginer des nouvelles à partir de ses photos.

Si la barre était haute après l’expo Ren Hang, la MEP obtient sans difficulté la Palme d’or dans la catégorie expo dark. 

Par Zoé Kennedy

Publié :

Infos

Votre avis

LiveReviews|0
1 person listening