Marc Riboud : L'Un pour l'autre

Art, Photographie Libre
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 (Marc Riboud, 'La Cantine', Anshan, Chine, 1957 / Courtesy de Marc Riboud et galerie Polka, Paris)
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Marc Riboud, 'La Cantine', Anshan, Chine, 1957 / Courtesy de Marc Riboud et galerie Polka, Paris
 (Marc Riboud, 'Washington', Etats-Unis, 1967 / Courtesy de Marc Riboud et galerie Polka, Paris)
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Marc Riboud, 'Washington', Etats-Unis, 1967 / Courtesy de Marc Riboud et galerie Polka, Paris
 (Marc Riboud, 'Japon', 1958 / Courtesy de Marc Riboud et galerie Polka, Paris)
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Marc Riboud, 'Japon', 1958 / Courtesy de Marc Riboud et galerie Polka, Paris
 (Marc Riboud, 'Paris', 1953 / Courtesy de Marc Riboud et galerie Polka, Paris)
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Marc Riboud, 'Paris', 1953 / Courtesy de Marc Riboud et galerie Polka, Paris
 (Marc Riboud, 'Arabie Saoudite', 1974 / Courtesy de Marc Riboud et galerie Polka, Paris)
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Marc Riboud, 'Arabie Saoudite', 1974 / Courtesy de Marc Riboud et galerie Polka, Paris
 (Marc Riboud, 'Inde', 1956 / Courtesy de Marc Riboud et galerie Polka, Paris)
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Marc Riboud, 'Inde', 1956 / Courtesy de Marc Riboud et galerie Polka, Paris
 (Marc Riboud, 'Chine', 1965 / Courtesy de Marc Riboud et galerie Polka, Paris)
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Marc Riboud, 'Chine', 1965 / Courtesy de Marc Riboud et galerie Polka, Paris
 (Marc Riboud, 'Shanghai', Chine, 1992 / Courtesy de Marc Riboud et galerie Polka, Paris)
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Marc Riboud, 'Shanghai', Chine, 1992 / Courtesy de Marc Riboud et galerie Polka, Paris
 (Marc Riboud, 'Montagne céleste', Huang Shan, 1987 / Courtesy de Marc Riboud et galerie Polka, Paris)
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Marc Riboud, 'Montagne céleste', Huang Shan, 1987 / Courtesy de Marc Riboud et galerie Polka, Paris
 (Marc Riboud, 'Paris (puces de Montreuil)', 1953 / Courtesy de Marc Riboud et galerie Polka, Paris)
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Marc Riboud, 'Paris (puces de Montreuil)', 1953 / Courtesy de Marc Riboud et galerie Polka, Paris
 (Marc Riboud, 'Chine', 2001 / Courtesy de Marc Riboud et galerie Polka, Paris)
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Marc Riboud, 'Chine', 2001 / Courtesy de Marc Riboud et galerie Polka, Paris
 (Marc Riboud, 'Paris, Mai 68', 1968 / Courtesy de Marc Riboud et galerie Polka, Paris)
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Marc Riboud, 'Paris, Mai 68', 1968 / Courtesy de Marc Riboud et galerie Polka, Paris
 (Marc Riboud, 'Fabrique d'armes', Afghanistan, 1956 / Courtesy de Marc Riboud et galerie Polka, Paris)
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Marc Riboud, 'Fabrique d'armes', Afghanistan, 1956 / Courtesy de Marc Riboud et galerie Polka, Paris
 (Marc Riboud, 'Alaska', Etats-Unis, 1958 / Courtesy de Marc Riboud et galerie Polka, Paris)
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Marc Riboud, 'Alaska', Etats-Unis, 1958 / Courtesy de Marc Riboud et galerie Polka, Paris
 (Marc Riboud, 'Chine', 2002 / Courtesy de Marc Riboud et galerie Polka, Paris)
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Marc Riboud, 'Chine', 2002 / Courtesy de Marc Riboud et galerie Polka, Paris
 (Marc Riboud, 'Moscou', Russie, 1960 / Courtesy de Marc Riboud et galerie Polka, Paris)
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Marc Riboud, 'Moscou', Russie, 1960 / Courtesy de Marc Riboud et galerie Polka, Paris
 (Marc Riboud, 'Shanghai', Chine, 2002 / Courtesy de Marc Riboud et galerie Polka, Paris)
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Marc Riboud, 'Shanghai', Chine, 2002 / Courtesy de Marc Riboud et galerie Polka, Paris
 (Marc Riboud, 'Niger', 1964 / Courtesy de Marc Riboud et galerie Polka, Paris)
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Marc Riboud, 'Niger', 1964 / Courtesy de Marc Riboud et galerie Polka, Paris

L'ancien de Magnum a traversé le XXe siècle à son rythme, le Leica autour du cou et la rêverie en bandoulière. Retour sur ses vadrouilles et ses rencontres.

Afghanistan, 1956 : les fabriques d’armes. Chine, 1965 : les portraits de Marx, Lénine et Staline épinglés au mur. Washington, 1967 : les mouvements anti-Vietnam. Paris, 1968 : les débris entassés devant la Sorbonne. Shanghai, 1992 : les foules agglutinées dans les supermarchés. Et ainsi de suite. Marc Riboud (né en 1923) s’est toujours trouvé au bon endroit, au bon moment, saisissant les moindres sursauts de la seconde moitié du XXe siècle, comme tout (excellent) photographe de l’agence Magnum qui se respecte. Sauf que chez ce baroudeur dans l’âme, le reportage n'est pas toujours tombé sous le fuseau horaire de l’instant décisif. Bien qu’il ait longtemps avancé dans le sillage d’Henri Cartier-Bresson ou Robert Capa, Riboud a traversé le monde à son propre rythme, le Leica autour du cou et la rêverie en bandoulière. Ne recherchant pas toujours l’événement, le Français n'a pas systématiquement couru après le commentaire social, l'image iconique ou la demi-seconde-spectacle susceptible de fossiliser un grand moment d’histoire. La preuve chez Polka.

Les rencontres fugaces, les silences, les après-midi d’ennui, les paysages cachés derrière leurs rideaux de brume… La cinquantaine de photos exposées par la galerie se penche sur ces moments où il ne se passe rien de spécial. Enfin, rien de spécial à part ce que fait « l’autre » au moment où Riboud, le Marc Riboud, pose son regard parfaitement nuancé sur lui - avec ce qu’il faut de distance et de complicité, de neutralité et de poésie. Ici, le temps s’écoule lentement sur le sable saoudien tandis que des bombes éclatent au loin ; la nuit monte la garde à la porte des troquets de l’Alaska ; l’attente et le froid pèsent, muets, sur les vendeurs du marché aux puces ; les naufrages immobiliers se font à l'abri des regards et sans le fracas du Titanic. En ressort un corpus magnifique - à peine terni par l’éclairage de la galerie, toujours aussi agressif. Un hommage émouvant à l’un des derniers survivants de la photographie humaniste.

Par Tania Brimson

Publié :

Téléphone de l'événement 01.76.21.41.30
Site Web de l'événement http://www.polkagalerie.com
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