Marlène Mocquet : Les Grandes eaux

Art, Peinture Libre
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 (© Grégory Copitet / Courtesy de Marlène Mocquet et galerie Laurent Godin, Paris)
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© Grégory Copitet / Courtesy de Marlène Mocquet et galerie Laurent Godin, Paris

Le chaînon manquant entre le surréalisme d’Yves Tanguy, les cartoons de Tex Avery, le paradis perdu de Jérôme Bosch, la peinture dégoulinante de Jackson Pollock et la porcelaine fine de votre grand-mère ? C’est elle. Enfin, à quelques galaxies près. Marlène Mocquet. 35 ans. Peintre inclassable à l’univers fantasque, que les galeristes s’arrachent depuis une petite dizaine d’années maintenant. Après avoir été longtemps représentée par Alain Gutharc, la jeune artiste a récemment été récupérée par la galerie Laurent Godin qui, pour marquer le coup, expose un bel éventail d’œuvres fraîchement sorties de l’atelier.

On connaissait déjà les mondes merveilleux de Marlène Mocquet, peuplés de créatures étranges et flottantes qui étirent leurs bras comme des chewing-gums et font les yeux ronds comme des personnages de BD. On savait déjà que ses visions folles et sa folie douce s’exprimaient avec un accent surréaliste à couper au couteau ; que son imagination était aussi débordante que sa peinture, qui pétille, éclate et jaillit de part et d’autres de la toile. Mais il y a du neuf dans ces ‘Grandes eaux’. Après sa résidence à la Cité de la Céramique de Sèvres, on la découvre aujourd’hui sculpteur – un nouveau support qui coule de source, pour cette artiste habituée à employer toutes sortes de matériaux dans ses tableaux, de la résine au pigment d’or et de la cire aux paillettes, en passant par la poussière de son atelier.

Mocquet nous le confiait en 2012 : quand elle fait de la peinture, tout part d’une impulsion qui laisse les empâtements, les éclaboussures et les coulures raconter leurs propres histoires, comme si la composition prenait vie par elle-même une fois que l’artiste a mis le feu aux poudres. Visiblement, avec le grès et la porcelaine, c’est un peu pareil : ici aussi, la vie pousse comme des mèches rebelles. Une forme imprécise se met soudain à voler de ses propres ailes pour devenir un oiseau, une pomme, un œuf, une fleur. Face à cette chouette qui nous accueille à l’entrée de la galerie, assise sur un gros tas de terreau qu’il faut enjamber pour accéder à l’expo, on retrouve ainsi la même fureur créative et la même candeur désinvolte que dans les toiles accrochées alentours. Sauf qu’en trempant ses mains dans la céramique, l’artiste s’est laissée gagner par quelque chose de plus organique. Tout en conservant sa légèreté, son art liquide et aérien semble désormais prendre ses racines dans les entrailles de la terre. La sève onirique est toujours là, mais l'engrais n'est plus tout à fait le même.

> Horaires : du mardi au samedi de 11h à 19h.

> Voir aussi :
Interview de Marlène Mocquet
Notre rencontre avec Marlène Mocquet à Hong Kong, en avril 2012

Par Tania Brimson

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