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Moriyama – Tomatsu | Tokyo

  • Art, Photographie
  • 5 sur 5 étoiles
  • Recommandé
  1. Daido Moriyama
    Untitled, de la série « Pretty Woman », 2017 © Daido Moriyama Photo Foundation. Courtesy of Akio Nagasawa Gallery
  2. Shomei Tomatsu
    Shomei Tomatsu Parade, 1980 Tirage jet d'encre, 59 x 42 cm © Shomei Tomatsu - INTERFACE
  3. Daido Moriyama
    Daido Moriyama Untitled, de la série « Pretty Woman », 2017 © Daido Moriyama Photo Foundation. Courtesy of Akio Nagasawa Gallery
  4. Daido Moriyama
    Daido Moriyama Shibuya, de la série "Lettre à Saint Loup", 1990 Tirage gélatino-argentique © Daido Moriyama Photo Foundation. Courtesy of Akio Nagasawa Gallery
  5. Shomei Tomatsu
    Shomei Tomatsu Protest, 1969 Tirage jet d'encre, 59 x 42 cm © Shomei Tomatsu - INTERFACE
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Time Out dit

5 sur 5 étoiles

Deux géants de la photo japonaise : Shomei Tomatsu et Daido Moriyama, qui nous offrent un hommage vibrant à la ville de Tokyo.

Pour qui ? Les fans de photo frustrés après des mois de confifi
Voir quoi ? Tokyo sous tous les angles

Une ville, deux visions. Tel est le parti pris de la MEP qui propose une expo “choc des titans” pour son retour dans le game après des mois de fermeture. Afin de rendre hommage à la magnifique Tokyo, ce n’est ainsi pas un mais deux photographes nippons qui viennent squatter les deux étages principaux de l’institution : Shomei Tomatsu et Daido Moriyama. Avec pas moins de 400 clichés, cette méga rétrospective nous présente une capitale à deux facettes, tantôt politique chez Tomatsu, tantôt esthétique pour Moriyama. 

Réalisée main dans la main par la MEP et les deux artistes, l’expo a tardé à venir jusqu’à nous. D’abord prévue pour le début des années 2000, elle a été annulée suite au décès de Tomatsu. Puis le Covid est intervenu 10 ans plus tard pour nous priver une nouvelle fois de cette collab de rêve. Mais la MEP est résistante, et nous présente aujourd’hui des œuvres et formats inédits, constituant la plus grande expo de Shomei Tomatsu en France. Si deux regards différents s’affrontent, c’est un même amour pour l'instant, la cristallisation du réel et la marginalité qui anime la pratique de ces deux photographes. 

Chez Shomei Tomatsu, mentor de Moriyama, c’est un Japon d’après-guerre que l’on découvre de façon brutale. Entre bombe atomique, occupation américaine et volonté d’émancipation nippone, l’artiste contribue à offrir un nouveau souffle au genre de la photographie documentaire japonaise, lui insufflant une âme et une intimité dont il était alors privé. De son côté, Daido Moriyama hérite de cette esthétique saisie sur le vif pour capturer la jeunesse marginale japonaise, entre drag et punk, inscrite dans l’époque Provoke, revue révolutionnaire dans le monde de la photo. Le résultat est digne d’un album Jay-Z-Kanye, version arty. En un mot : puissant. 

Écrit par
Zoé Kennedy

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Adresse
Prix
De 7 à 11 €
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