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Prenez l'art dans 6 villes du monde !

De Londres à Shanghai, en passant par Amsterdam, New York, Berlin et Rio

© Benoit Pailley

Qu'ont en commun New York, Berlin, Shanghai, Londres, Milan et Rio ? Raté, ce n'est pas une passion secrète pour la porcelaine de Sèvres, mais bien une scène artistique foisonnante et éclectique, qui n'hésite pas à sortir des clous. Tour d'horizon de ces métropoles qui, chacune à sa manière, savent prendre l'art autrement.

BERLIN

BERLIN

Des friches industrielles à n’en plus finir, une scène artistique foisonnante, et de la place. Beaucoup de place. Berlin n’est pas que le paradis du clubbing et du currywurst : la capitale allemande renferme aussi une fourmilière de galeries indépendantes cuisinées à la sauce berlinoise. Comprendre : un culte du happening un brin indomptable, un peu crado, un chouillat excessif. Dans ce domaine, la galerie Urban Spree trône bien en haut du panier. Galerie, vous dites ? Plutôt bâtiment postindustriel de 400m2 planté au beau milieu d'un verger de boîtes de nuit, et armé d'un espace d'exposition, d'une salle de concert et d'un food truck taillés sur mesure pour la faune hipstarty du coin. Ici, art contemporain rime avec soirée, performance, techno minimale et apéro à rallonge. Bref, une adresse berlinoise comme on les aime.

SHANGHAI

SHANGHAI

Comme les gratte-ciel, à Shanghai les galeries poussent comme des champignons. Mais depuis une vingtaine d’années seulement : on a donc affaire ici à une jeune, dynamique et foisonnante scène d’art contemporain. Si, à l'origine, quelques marchands d'art occidentaux se sont chargés d'initier le mouvement, aujourd'hui les adresses chinoises bourgeonnent elles aussi aux quatre coins de la ville. Une effusion toute fraîche propice aux découvertes de jeunes talents asiatiques, notamment à la galerie OV, enfant terrible du marché censuré à plusieurs reprises pour sa critique du système social et politique, ou du côté de la Power Station of Art, premier lieu d’art contemporain qu’ait inauguré l’Etat, en 2012.

 NEW YORK

NEW YORK

Evidemment, on peut croquer l’art de la Grosse Pomme jusqu’à plus faim en se perdant tout bonnement dans les couloirs du MoMA, les colimaçons du Guggenheim ou le labyrinthe du Metropolitan Museum. Et la qualité des expositions new-yorkaises nous le rendrait bien. Mais il y a mille autres façons de baigner dans l’effusion culturelle de celle qui se targue d’être le centre névralgique de l’art moderne et contemporain depuis plus d’un demi-siècle. La preuve dans le Lower East Side, quartier à cheval entre un passé underground et une gentrification galopante, et qui renferme désormais une bonne centaine de galeries. Une fourmilière éclectique à souhait, couronnée par l’excellent New Contemporary Art Museum, implanté là depuis 2007.

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LONDRES

LONDRES

A la fois berceau du punk et de l’afternoon tea, Londres assume most definitely son grain de schizophrénie, avec une dynamique artistique à deux vitesses tiraillée entre les paysages de Turner et les culottes sales de Tracey Emin. Pendant que certains sirotent de l’Earl Grey à la cafét’ de la National Gallery (ça, on peut le faire chez nous, au salon de thé de Jacquemart-André), on préfèrera prendre la London vibe par les cornes et profiter d’une métropole qui sait conjuguer art contemporain et nightlife aussi bien qu’elle marie son fish et ses chips. Autrement dit, le premier jeudi du mois, direction l’East End, quartier général de la création indépendante, pour la nocturne mensuelle des galeries de l’est londonien. Aux First Thursdays, chapeautés par l’effervescente Whitechapel Gallery, on prend sa création contemporaine avec un peu de mousse et de musique électro. De quoi se rincer l’œil et le gosier après la fermeture des musées.

AMSTERDAM

AMSTERDAM

De l’eau a coulé sous les ponts des canaux depuis l’époque où les Pays-Bas ne juraient que par les maîtres flamands. Aujourd’hui, Amsterdam est loin de ressembler à un musée fané à la gloire de Rembrandt et Vermeer : en matière d’art contemporain, nos amis amstellodamois ont du plomb dans les pupilles. Pour voir ça de plus près, il ne vous reste plus qu’à sauter dans un ferry (gratuit) depuis le centre-ville pour sillonner les quais de l’Ij, au nord de la ville. C’est sur une ancienne friche industrielle en bord de fleuve qu’a élu domicile l’association NDSM, qui réunit galeries (dont la très dynamique Nieuw Dakota), ateliers, œuvres monumentales en plein air, skate parc, bar,  bateau-concert (Subnitz) et autre lieu remue-tout mêlant festivals, cinéma et happenings (Pllek). Un vivier de création, idéal pour prendre le pouls d’une Amsterdam qui n’a ni sa langue, ni son imagination dans sa poche.

RIO

RIO

Depuis quelques dizaines d’années, la jeune création brésilienne bat au rythme des « psssht » de la peinture à la bombe, avec une scène artistique acrobatique qui mêle savamment son esprit de contestation et son graphisme stylisé à la tradition latino-américaine de la fresque monumentale en plein air. Si les galeries de São Paolo se sont longtemps taillées la part du lion en matière de street art, Rio rattrape son retard à vitesse grand V avec une flambée d’initiatives qui privilégient la promotion de l’art urbain sous toutes ses formes. Nouveau-né du genre : Urban Arts, toute jeune galerie-concept-store située dans le quartier de Gavéa, au sud de la ville. Sérigraphies (et street wear – population hipster oblige) côté boutique, expos de graffeurs confirmés ou de photographes amateurs côté galerie : cette nouvelle antenne du réseau Urban Arts, initiée par l’artiste André Diniz, vient mettre un peu de piment dans l’univers des galeries cariocas.

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