Olafur Eliasson : Contact

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 (Vue de l'exposition 'Contact' d'Olafur Eliasson / Photo : © TB / Time Out)
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Vue de l'exposition 'Contact' d'Olafur Eliasson / Photo : © TB / Time Out
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Vue de l'exposition 'Contact' d'Olafur Eliasson / Photo : © TB / Time Out

Du grand spectacle. Pour sa première exposition d’ampleur, la Fondation Louis Vuitton a mis les petits plats dans les grands – ou plutôt, quelques micro-planètes dans l’immense vaisseau d’art contemporain de Frank Gehry, qui trône sur le bois de Boulogne depuis le mois d’octobre. Après avoir amené le soleil à Londres ('The Weather Project'), après avoir installé une cascade sous le pont de Brooklyn, un arc-en-ciel artificiel sur le toit du musée d’art contemporain d’Aarhus (Danemark) et des blocs de glace de la banquise au beau milieu de Copenhague, Olafur Eliasson vient jouer les manie-tout à Paris. Jeux d’ombre et de lumières, miroirs déroutants, effets d’optique, distorsion de l’espace : ‘Contact’ crée le vertige en jouant habilement avec la lumière naturelle, les éclairages artificiels et la démesure architecturale de la Fondation.

Franchir le pas de cette exposition sensorielle, c’est accepter de se perdre quelques instants. Comme un météorite livré aux caprices de l’espace, nous voilà propulsés sur des territoires inconnus, vierges, qui nous renvoient volontiers à notre insignifiance avant de projeter, au détour d’un spot aveuglant, l’ombre gigantesque de nous-mêmes. De pièce en pièce, Eliasson nous déboussole, nous fait avancer à tâtons, amplifie les espaces, suspend le temps. Et soudain : la réalité, le monde extérieur. C’est là, dans les douves du bâtiment (le « grotto »), que l’artiste danois d’origine islandaise déploie peut-être l’œuvre la plus intéressante de cette promenade chancelante : une longue allée de miroirs et de panneaux jaunes, sur lesquels les complexes enchevêtrements de l’architecture de Frank Gehry se reflètent et se réfractent. 

Moins évidente que dans certaines œuvres qui l’ont rendu célèbre, la réflexion écolo qui anime l’ensemble de la production d’Eliasson transparaît au loin de ce parcours balisé de chocs sensitifs. En poussant les visiteurs « à se considérer comme des astéroïdes » en apesanteur et à interroger leur rapport au monde qui les entoure, celui qui lutte activement pour une consommation énergétique raisonnée et plus égalitaire (notamment avec son entreprise d’énergie solaire, Little Sun) aspire encore une fois à une forme de prise de conscience collective. « L’exposition porte sur l’interdépendance entre toutes choses. […] Par exemple, la lutte contre le dérèglement climatique est fortement altérée par notre incapacité à nous sentir connectés à une chose aussi vaste et globale que le climat. » L’impact escompté n’aura pas forcément lieu. En dilatant ainsi notre environnement tangible, l’exposition ne nous donne pas forcément les clés pour aller au bout de sa réflexion. Mais l’ambition reste louable : les lubies monumentales d’Eliasson ne relèvent pas que d’un gigantisme tape-à-l’œil, elles nous bousculent aussi car elles sont porteuses de sens. Alors même si le sens en question peut sembler opaque, même si la destination finale ressemble à un point d’interrogation, on aura au moins pris plaisir à s’égarer. Pour mieux se retrouver, peut-être, à la sortie.

> Horaires hors vacances scolaires : lundi, mercredi et jeudi de midi à 19h, vendredi de midi à 23h, samedi et dimanche de 11h à 20h.

> Pendant les vacances : tous les jours de 10h à 20h, nocturne le vendredi jusqu'à 23h.

Par Tania Brimson

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