Picasso - Bleu et rose

Art, Peinture
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4 sur 5 étoiles
Picasso - Bleu et rose

Time Out dit

4 sur 5 étoiles

L’aurore bleu et rose du maître

Pour qui ? Ceux qui veulent découvrir Pablo avant qu'il ne devienne Picasso
Voir quoi ? La période dite bleue et rose : ce moment où l’espagnol dépasse l’académisme pour réinventer la peinture moderne

C’est un juste retour des choses. En octobre 1900, à bientôt 19 ans, Pablo Ruiz, qui signera bientôt “Picasso”, arrive à la gare d’Orsay. C’est sous la même verrière que sont présentées les toiles de la première période parisienne du peintre, entre 1900 et 1906. Située juste avant le cubisme, l’exposition nous donne ainsi à voir un Picasso plus primitif et plus secret, qui cultive aussi ses amitiés (Apollinaire, Max Jacob…) à Montmartre.

On découvre d’abord un artiste encore prisonnier du siècle passé, ses premières toiles étant très influencées par Van Gogh et Toulouse-Lautrec. Notamment un autoportrait (Yo, Picasso) dont les couleurs et l’épaisseur du pinceau rappellent les toiles les plus tardives du peintre néerlandais.

Picasso s’en détache assez brutalement pour produire une série de portraits unis par la même couleur, le bleu, dont les critiques feront ensuite sa première période. L’exposition présente trois versions de La mort de Casamegas, (peintre et ami de Picasso), qui rendent sensibles le passage de ces premières influences au monochrome bleu, qui symbolise alors la froideur de la disparition.

Cette période culmine en 1903 par sa thématique, sa taille et ses nuances, avec le tableau La vie, que la scénographie nous laisse subtilement entrevoir, à travers les murs clairs du parcours. La transition du peintre vers sa période rose, à partir de 1904, est plus mystérieuse et plus laborieusement expliquée, mais elle permet de découvrir la matrice d’un autre chef d’oeuvre à venir, Les Demoiselles d’Avignon.

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