Street art à l’hôpital

Art, Street art Libre
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Hosto sous les bombes

Sur la façade vitrée de l’Institut mutualiste Montsouris, les silhouettes bariolées style Keith Haring intriguent. Elles sont l’œuvre de Monkeyfingers, élève et ami du célèbre dessinateur américain. Derrière les vitres de ce hall d’hôpital, il se tient bien une exposition qui semble d’autant plus incongrue que l’un de deux collectifs présentés se nomme AVC (pour Arts visuels et contemporains, on précise…

Créé en 2015, ce collectif recherche des lieux d’expositions alternatifs pour ses quelque 70 artistes, tout comme le second, Bitume Street Art, dont les graffeurs investissent régulièrement les festivals.

Comme dans toutes expositions souhaitant s’affranchir des contraintes spatiales et/ou morales des galeries, les 80 œuvres présentées jouissent des libertés offertes par ce type de lieu inédit, mais en subissent aussi les limites.

D’un côté, les toiles, sculptures et photographies profitent de la belle lumière naturelle qu’offre la verrière du hall. La taille de l’édifice permet aussi d’exposer plusieurs grands formats, dont les visages de l’artiste Meh, tout en éclats de couleurs et de coulures. L’aérographe retrouve aussi les supports urbains de ses premières amours : portière de voiture, skate ou encore radiateur électrique.

De l’autre, on peut aussi regretter le choix d’une installation sur câbles, le long de la baie vitrée, qui rend certaines œuvres instables. D’autres se trouvent, faute de place, reléguées en périphérie de ce lieu lumineux, dans des couloirs hélas bien plus sombres… Heureusement, les murs trop ternes restent quelque peu enluminés, malgré tout, par des photos de light painting.

Par Quentin Bas Lorant

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