Velázquez

Art, Peinture
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Velázquez
© The Metropolitan Museum of Art, dist. Rmn-Grand Palais / Malcom Varon
Diego Velázquez, 'L’Infante Marie-Thérèse'

Quand on pense au siècle d'or espagnol, on pense forcément à Velázquez. 'Les Ménines', 'Le Triomphe de Bacchus' ou le portrait de son esclave Juan de Pareja sont autant de chefs-d'œuvre du Sévillan né en 1599, qui ont marqué la peinture au fil des siècles, jusqu’au modernisme. Edouard Manet, par exemple, tenait l'Espagnol comme le plus grand peintre qui ait jamais existé – et l'un des précurseurs de l'impressionnisme –, tandis que Francis Bacon louait « le parfait équilibre entre l'image idéale qu'on lui demandait de reproduire et l'émotion qui submergeait le spectateur ». L'Irlandais signa d'ailleurs des variations autour de la représentation du pape Innocent X de Velázquez, accrochée au Grand Palais et toujours aussi stupéfiante. Car c'est bien dans l'art du portrait que l'Espagnol excelle, parvenant à retranscrire sur la toile l'âme de ses modèles avec une vigueur époustouflante, comme pour l'étonnant 'Pablo de Valladolid'.

Malgré l'absence des 'Ménines', inamovible monument du musée du Prado à Madrid, le Grand Palais retrace assez exhaustivement le parcours de celui qui fut peintre du roi dès l’âge de 24 ans, et se fit particulièrement remarquer par ses jeux de contrastes entre lumière et couleurs, ainsi que son travail sur les volumes. En mettant ses œuvres en perspective avec celles des artistes qui l'ont marqué, l'exposition raconte, au fil de ses influences (Le Caravage surtout) et de ses voyages (notamment en Italie), comment Velázquez changea plusieurs fois de style et d'univers. Un parti pris intéressant, qui va au-delà de la simple glorification d'un génie de la peinture pour rappeler l'importance du travail en équipe, l’organisation de l’atelier, l’impact de son bras droit Juan Bautista Martínez del Mazo ou l’envergure des œuvres dupliquées en série puis diffusées dans toute l'Europe, mais aussi déclinées ou empruntées, à Rubens par exemple. On regrettera juste que les explications restent parfois vagues, et que l'exposition finisse en queue de poisson, les dernières salles s'éparpillant un peu dans tous les sens. Mais dans l’ensemble, on en sort assouvi. Il faut dire qu’en allant admirer l'un des plus grands peintres de l'histoire de l'art dans le plus imposant des musées parisiens, on ne prenait pas non plus beaucoup de risques.

Du mercredi au samedi de 10h à 22h ; le dimanche et le lundi de 10h à 20h.

dimanche et lundi de 10h à 20h, du mercredi au samedi de 10h à 22h - See more at: http://www.grandpalais.fr/fr/evenement/velazquez#sthash.t6Axcpcs.dpuf
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Par Mikaël Demets

Publié :

Site Web de l'événement http://www.grandpalais.fr/
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