William Klein : Tokyo 1961

Art Libre
  • 3 sur 5 étoiles
0 J'aime
Epingler
Danseurs de Butoh (© William Klein / Polka Galerie, Paris)
1/10
© William Klein / Polka Galerie, Paris
Tokyo, Japon, 1961 (© William Klein / Polka Galerie, Paris)
2/10
© William Klein / Polka Galerie, Paris
Tokyo, Japon, 1961 (© William Klein / Polka Galerie, Paris)
3/10
© William Klein / Polka Galerie, Paris
Cine Poster, Tokyo, 1961 (© William Klein / Polka Galerie)
4/10
© William Klein / Polka Galerie
Tokyo, Japon, 1961 (© William Klein / Polka Galerie, Paris)
5/10
© William Klein / Polka Galerie, Paris
La Bourse de Tokyo, 1961 (© William Klein / Polka Galerie, Paris)
6/10
© William Klein / Polka Galerie, Paris
Exposition William Klein (© Polka Galerie, Paris)
7/10
© Polka Galerie, Paris
Boxeur peintre, Tokyo, 1961 (©William Klein / Polka Galerie, Paris)
8/10
©William Klein / Polka Galerie, Paris
Tokyo, Japon, 1961 (© William Klein / Polka Galerie, Paris)
9/10
© William Klein / Polka Galerie, Paris
Tokyo, Japon, 1961 (© William Klein / Polka Galerie, Paris)
10/10
© William Klein / Polka Galerie, Paris

Après New York, Rome, Paris ou Moscou, William Klein revient à la galerie Polka avec un travail méconnu sur Tokyo, issu de la réédition de son livre du même nom paru en 1964.

C’est en 1961 que le photographe découvre le Japon pour la première fois, lors d’une visite officielle. Guidé par des représentants du gouvernement, il trouve (William Klein oblige) le moyen de quitter les sentiers battus sur lesquels on l’entraîne, pour errer en hors-piste dans la mégalopole. La street photography dans les tripes, Klein capte l’effervescence des rues tokyoïtes à une période charnière de l’histoire nipponne : au lendemain de la guerre et à la veille des Jeux Olympiques de 1964. Une époque qui devait faire entrer le pays du Soleil-Levant dans l’ère moderne, et refermer les plaies encore béantes de son histoire récente. Les artères de la ville qu’il sillonne fourmillent de monde. Des enfants qui se chamaillent sur le trottoir à ce danseur de Butoh figé dans une contorsion improbable, rien n’échappe à son objectif.

Au détour d’une ruelle ou d’une porte entrouverte, l’Américain pénètre aussi, comme par effraction, dans les recoins plus intimes de la capitale japonaise. Ici, des geishas posent dans leurs appartements ; là, des prostituées se remaquillent en tirant nonchalamment sur une cigarette ; ailleurs, des artistes donnent libre cours à leurs créations expérimentales sur des terrains vagues (photo du « boxeur-peintre »).

Autant d’images prises sur le vif, qui témoignent d’une société en pleine mutation (on pense à ce cliché en plongée de la Bourse de Tokyo, grouillant de cols blancs). Avec ‘Tokyo’, la galerie Polka nous livre une belle leçon de photoreportage socio-historique : ou comment les bribes d’un présent saisi au centième de seconde près se transforment, avec la postérité, en une part de notre mémoire collective. Chose que William Klein a su rapporter de chacune de ses expéditions avec justesse et lucidité.

Par Vincent Pflieger

Publié :

Téléphone de l'événement 01.76.21.41.30
Site Web de l'événement http://www.polkagalerie.com
LiveReviews|0
1 person listening