Yu-ichi Inoue. (1916-1985). La calligraphie libérée

Art, Dessin
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Attention les amis ! Nous nous efforçons d'être précis, mais la situation particulière nous oblige à quelques ajustements. Alors vérifiez que les événements sont bien confirmés avant de vous y rendre.

Tour d’horizon calligraphique d’un avant-garde.

Pour qui ? Les amoureux des pinceaux tachés de noir.
Voir quoi ? Des calligraphies puissantes en grand format.

Ébullition pour cette année Japonismes, alors que l’on retrouve à la MCJP les œuvres calligraphiques de Yu-ichi Inoue, avant-gardiste de l’après-guerre. Un tour grand format d’un peu plus de soixante-dix œuvres. Un mot quant à la beauté de cet espace : l’un des endroits d’exposition parisien où il est le plus agréable d’évoluer, même si l’on regrette que les panneaux ne soient ni en japonais, ni en anglais (à quand la grande révolution des langues ?).

Calligraphie libérée des restrictions constitutives aux caractères, l’artiste s’émancipe d’abord par la violence avec laquelle le noir rempli les étendues blanches, puis par les abstractions qui en résultent. Une impressionnante découverte. Comme autant de Test des taches d’encre qui le pousseront à faire et refaire les mêmes pièces, le même « signe ». Tentative de mieux comprendre, de mieux se comprendre. Une réponse vigoureuse de l’esprit par le corps et le pinceau. Ces ustensiles, gigantesques boiseries au crin de cheval, sont d’impressionnantes armes qui libèrent mais blessent aussi à en croire les tâches qui recouvrent le corps du japonais.

Enfin, toutes ces œuvres aux nombreux caractères, où en critiquant la société, l'artiste interroge en profondeur la pratique calligraphique. À quel moment l’écriture devient autre chose ? Ou quand le geste poétique raconte l’expérience personnelle et sociale. Lorsque qu’il devient indispensable à l’interprétation et l’expression du monde.

Par Gildas Madelénat

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