1 J'aime
Epingler

10 films à voir pour se croire en vacances

Au travail ou sous la pluie, consolez-vous avec notre sélection des meilleurs films pour faire le plein de soleil !

D'Antonioni à Sorrentino, en passant par Rohmer ou 'Spring Breakers', voici notre top 10 des films pour se croire en vacances... A défaut de partir, regardez donc des films !

1
‘La Collectionneuse’ d’Eric Rohmer

‘La Collectionneuse’ d’Eric Rohmer

Inévitablement, qui dit « film de vacances » dit… Eric Rohmer ! Si, si. Aussi aurait-on tout simplement envie de vous conseiller de plonger la tête la première dans l’intégrale de l’auteur-réalisateur de ces merveilleux films de vacances que sont ‘Pauline à la plage’, ‘Le Genou de Claire’, ‘Conte d’été’ ou ‘Le Rayon vert’… Ceci dit, s’il fallait se limiter à un seul long métrage de Rohmer (mission tout à fait impossible, en fait), on vous conseillerait probablement ‘La Collectionneuse’ de 1967. Oisifs et cyniques, ses trois héros, deux hommes (Patrick Bauchau – effectivement beau et chaud à la fois – et l’artiste touche-à-tout Daniel Pommereulle) et une jeune femme, Haydée (Haydée Politoff), y interprètent un inoubliable trio amoureux, délicieusement badin et tranquillement transgressif. Un régal. Lire la critique complète.

2
‘Spring Breakers’ d’Harmony Korine

‘Spring Breakers’ d’Harmony Korine

Alors oui, c’est sûr, enchaîner un Rohmer old school et le long métrage trashos d’Harmony Korine, voilà qui ressemble assez à un grand écart. Pourtant, le soleil, la plage, les maillots de bain sont omniprésents ici aussi, de même que la séduction – quoique de façon définitivement moins subtile… Mais avec son quatuor de bimbos délurées et son James Franco mi-rappeur mi-dealer, ‘Spring Breakers’ réussit assez joliment à marier une esthétique MTV délibérément dégueulasse et une tonalité singulière, suspendue et rêveuse. Un bonbon filmique sirupeux comme une chanson de Britney Spears : c’est-à-dire tour à tour fondamentalement pop et crado. « Spring break, bitches… » Lire la critique complète.

3
‘21 nuits avec Pattie’ d’Arnaud et Jean-Marie Larrieu

‘21 nuits avec Pattie’ d’Arnaud et Jean-Marie Larrieu

Faire d’une sombre histoire de deuil une comédie sensuelle, gorgée de soleil, de drague et de lubricité en goguette : c’est le pari (réussi) du dernier film des frères Larrieu, où Karin Viard initie Isabelle Carré à une forme assez originale de libertinage, et où la parole, provocante et ludique, tient un rôle essentiel. Ajoutez-y un André Dussollier nécrophile délicieusement à la ramasse, un Denis Lavant en authentique animal sexuel des campagnes, ainsi que des dialogues ciselés et une ambiance dérivant peu à peu vers un doux onirisme et vous obtiendrez l’un des films de vacances les plus sexy des derniers mois. Lire la critique complète.

4
‘Piranha 3D’ d’Alexandre Aja

‘Piranha 3D’ d’Alexandre Aja

Bien sûr, cinéma + plage + vacances (qui tournent mal) = ‘Les Dents de la mer’ ! Mais il faut avouer que le film de Spielberg reste passablement angoissant… Alors si vous voulez en plus vous marrer un bon coup, on vous conseille plutôt de lorgner du côté de ‘Piranha 3D’ d’Alexandre Aja, sorte de mélange détonnant entre ‘Spring Breakers’ et un film d’épouvante, dont la grande force consiste à faire des petits poissons dévoreurs les grands héros de l’histoire. Humour, second degré, outrance et efficacité, pour l’un des films du genre les plus appréciables des dernières années. Selon quelques sources officieuses, il paraît que même Jean-Luc Godard en était fan. Ce qui ne serait pas très étonnant, en fait…

5
‘L’Inconnu du lac’ d’Alain Guiraudie

‘L’Inconnu du lac’ d’Alain Guiraudie

Il faut avouer ici qu’on avait rarement vu un horizon liquide aussi formidablement filmé que dans ‘L’Inconnu du lac’ de Guiraudie. Sans déconner. Capable de vous plonger sensiblement dans le clapotis des mouvements de l’eau ou de faire resplendir le soleil à sa surface, 'L'Inconnu du lac' est d’une sensualité incroyable. Et s’il commence au bord de l'eau, dans une ambiance d’érotisme moite où se rencontrent des hommes en quête de plaisirs sensuels dans les fourrés, le long métrage réussit bientôt à louvoyer entre le thriller solaire et l’humour décalé. Un film à voir sans hésitation ! Lire la critique complète.

6
‘La Grande Bellezza’ de Paolo Sorrentino

‘La Grande Bellezza’ de Paolo Sorrentino

Un film qui commence par une citation du ‘Voyage au bout de la nuit’ (« Voyager, c’est bien utile, ça fait travailler l’imagination. Tout le reste n’est que déception et fatigues... ») pour enchaîner par une séquence complètement cinglée et décadente sur du Bob Sinclar (et un remix de ‘A far l'amore comincia tu’ de Raffaella Carrà) : dès les premières minutes, ‘La Grande Bellezza’ annonce la couleur. Variation contemporaine sur ‘La Dolce Vita’ de Fellini, le long métrage de Sorrentino suit un fantastique Toni Servillo en écrivain désabusé à travers les soirées mondaines de Rome, entre fêtes sur les toits, apéritifs en terrasse, esthétique, art contemporain, souvenirs et sexualité omniprésente… Un cocktail détonnant, mêlant goût de l’absolu et vulgarité bling-bling, pour un film qui vaut bien quelques jours de vacances romaines…

7
‘La Piscine’ de Jacques Deray

‘La Piscine’ de Jacques Deray

Anciens amants, Alain Delon et Romy Schneider se retrouvent ici sous la caméra de Jacques Deray, jouant un couple passionné et oisif bientôt rejoint par un autre, constitué par Maurice Ronet (déjà partenaire de Delon dans ‘Plein soleil’ – qu’on pourrait d’ailleurs également citer parmi ce top 10) et d'une jeune demoiselle qui sèmera le trouble entre eux, interprétée par une jeune Jane Birkin. Chassé-croisé amoureux resté culte – et largement repris par la publicité – ‘La Piscine’ a, en somme, tous les arguments pour vous faire plonger ! Lire la critique complète.

8
‘Profession : reporter’ de Michelangelo Antonioni

‘Profession : reporter’ de Michelangelo Antonioni

Pas tout à fait un film de vacances, disons que ‘Profession : reporter’ ressemble plutôt à une démission, à une fuite en avant : celle du personnage principal David Locke, brillamment interprété par Jack Nicholson, qui apparaît devant la caméra d’Antonioni d’une rare sobriété. Histoire de dérive et de perte d’identité, de rencontres (notamment avec la jeune Maria Schneider, d’une beauté sauvage inouïe) et d’errances sous un soleil de plomb entre l’Afrique, Madrid et Tanger, ‘Profession : reporter’ demeure sans doute le meilleur film américain du réalisateur de ‘L’Avventura’. Et, certainement aussi, l’un des plus grands rôles de Nicholson. Lire la critique complète.

9
‘Du côté d’Orouët’ de Jacques Rozier

‘Du côté d’Orouët’ de Jacques Rozier

Petit chef-d’œuvre de légèreté et d’improvisation, voici le premier film à mettre en scène Bernard Menez, en timide chef de bureau bientôt tyrannisé par l’espièglerie de trois jeunes filles sur la côte vendéenne. C’est léger comme tout, typiquement seventies, et d’une tonalité douce-amère assez inoubliable. L’un des films les plus célèbres de l’injustement méconnu Jacques Rozier, qui pourrait bien vous donner envie de poursuivre l’exploration de son cinéma original et ensoleillé avec ‘Maine Océan’ (toujours avec Bernard Menez) ou ‘Les Naufragés de l’île de la Tortue’ (cette fois-ci avec Pierre Richard et Jacques Villeret). Lire la critique complète.

10
'Les Vacances de monsieur Hulot' de Jacques Tati

'Les Vacances de monsieur Hulot' de Jacques Tati

Deuxième long métrage de Jacques Tati après ‘Jour de fête’ en 1949, ‘Les Vacances de monsieur Hulot’ marque la première apparition au cinéma de ce double qui l’accompagnera jusqu’à son dernier film, ‘Trafic’, en 1971. Ici (1953), monsieur Hulot débarque donc sur la plage de Saint-Marc-sur-Mer, y multipliant les bévues dans un esprit parfois proche de Buster Keaton ou Harold Lloyd. Seulement, la particularité du comique de Tati, sa patte qui, déjà, le rend inimitable, c’est son burlesque de l’épure, son comique du sous-entendu, du détail : pantomime-gag dont la chute peut se faire hors-champ, et où la démarche de Hulot, l’équilibre instable de sa silhouette se révèlent au moins aussi poétiques qu’ils sont drôles. En cela, ‘Les Vacances de monsieur Hulot’ constitue chez Tati la confirmation et le développement d’une esthétique et d’une technique singulières, notamment à travers son usage de la bande-son, détournant le parlant (fatal à une certaine forme de poésie muette) au profit de matières sonores, de bruits, d’intensités, de timbres. Lire la critique complète.

Commentaires

0 comments