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15 films pour Cannes 2015

Le point sur les longs métrages qu'on attend de pied ferme sur la Croisette

The Assassin
1/15

'The Assassin' de Hou Hsiao-hsien

 

Huit ans que le maître de la « Nouvelle Vague taïwanaise » n'avait pas sorti de long métrage ! C'est dire combien cet 'Assassin' se voit attendu au tournant et constitue d'avance l'un des grands événements de ce Festival de Cannes 2015. D'autant qu'après Wong Kar-waï et 'The Grandmaster' (2013), la mode des films d'arts martiaux réalisés comme des œuvres d'auteur semble l'une des grandes tendances actuelles du cinéma asiatique. Ici, l'action se déroule en Chine au IXe siècle, sous la dynastie Tang, où une justicière de l'ordre des Assassins va devoir affronter un dilemme cornélien entre l'homme qu'elle aime et sa mission martiale. A priori un bon candidat pour un prix de la Mise en scène en compétition officielle.

Cemetery of Splendour
2/15

'Cemetery of Splendour' d'Apichatpong Weerasethakul

 

Palme d'Or en 2010 avec 'Oncle Boonmee (celui qui se souvient de ses vies antérieures)', Apichatpong Weerasethakul se retrouve cette année en sélection officielle mais hors compétition, dans la catégorie Un Certain Regard, avec une histoire de soldats atteints d'une étrange maladie du sommeil  peut-être un écho de son 'Tropical Malady' de 2004 ?  cloîtrés dans une école qui leur tient lieu d'hôpital. Avec toute la magie, l'onirisme et le mystère propres aux splendides films du Thaïlandais.

Dheepan
3/15

'Dheepan - L'homme qui n'aimait plus la guerre' de Jacques Audiard

 

Troisième film consécutif d'Audiard à se retrouver en compétition officielle à Cannes (après 'Un prophète', Grand Prix du Jury en 2009, et 'De rouille et d'os' en 2012), 'Dheepan' retrace l'itinéraire d'un combattant de l'indépendance tamoule réfugié en France, qui va bientôt devoir faire face à la violence du quotidien en banlieue parisienne. Aucun acteur célèbre  ce qui, a priori, n'est pas plus mal  mais beaucoup d'attente pour ce nouveau film de l'un des grands cinéastes du réalisme social à la française.

The Lobster
4/15

'The Lobster' de Yorgos Lanthimos

 

Découvert à Cannes en 2009 avec 'Canines', récompensé aux festivals de Venise et Sydney pour son film suivant ('Alps', 2011), le Grec Yorgos Lanthimos, 42 ans, s'apprête à livrer à Cannes le film le plus cinglé en compétition pour la Palme d'Or, décrivant un futur dystopique, où les célibataires se retrouvent parqués dans un hôtel glauque avec pour mission de trouver un partenaire en moins de 45 jours... sous peine d'être transformés en animaux. Servi par un étonnant casting international (Colin Farrell, Rachel Weisz, Ben Whishaw et Léa Seydoux), 'The Lobster' est attendu avec curiosité  son titre laissant imaginer qu'il pourrait y avoir du homard au menu du palmarès...

Louder Than Bombs
5/15

'Louder Than Bombs' de Joachim Trier

 

Là encore, grande impatience du côté de Joachim Trier, révélé en 2011 avec son deuxième film, le poignant 'Oslo, 31 août'. Pour la première fois en compétition officielle à Cannes, le Norvégien y présentera un drame intimiste, vu selon les perspectives des différents membres d'une famille, composée d'Isabelle Huppert (présente cette année en compétition officielle avec deux films), Gabriel Byrne et Jesse Eisenberg  l'interprète principal de 'The Social Network' de David Fincher. Pudique, délicat et empathique, Joachim Trier risque donc fort, cette année, de se retrouver à l'origine de quelques bouleversements émotionnels sur la Croisette.

Mia madre
6/15

'Mia madre' de Nanni Moretti

 

Autre drame familial européen, cette fois-ci réalisé par l'Italien Nanni Moretti, grand habitué du festival (président du Jury en 2012, Palme d'Or pour 'La Chambre du fils' en 2001...), 'Mia madre' suivra le quotidien d'une réalisatrice (Margherita Buy), en pleine crise existentielle entre l'hospitalisation de sa mère, la crise d'adolescence de sa fille, sa relation avec son frère (Nanni Moretti) et un acteur insupportable (John Turturro) sur le plateau du film qu'elle est en train de tourner. Humour, échos autobiographiques et exploration de l'intimité... Les amateurs de Moretti ont de quoi être impatients !

Les Mille et Une Nuits
7/15

'Les Mille et Une Nuits' de Miguel Gomes

 

Après son magnifique 'Tabou' en 2012, on attendait ardemment le Portugais Miguel Gomes en compétition officielle à Cannes. Mais la durée de ces 'Mille et Une Nuits' (ah oui ! près de 7 heures, quand même...) a sans doute fait flipper le programmateur Thierry Frémaux, risquant de faire passer la Palme d'Or de l'an dernier ('Winter Sleep', à peine 3h16) pour un gentil court métrage. C'est donc à la Quinzaine des réalisateurs, particulièrement bien servie cette année, que se projettera sous forme de trilogie cette variation du récit mythique de Schéhérazade, plongée dans un Portugal violenté par la crise et les directives économiques les plus austères et antisociales. Politique, contemporanéité, prise avec le réel, mais aussi imagination libre et fantaisie : le cocktail-tunnel des 'Mille et Une Nuits' s'annonce comme l'une des plus fortes expériences cinématographiques du festival.

Mon roi
8/15

'Mon roi' de Maïwenn

 

Prix du Jury en 2011 avec 'Polisse', Maïwenn revient cette année en compétition cannoise avec 'Mon roi', récit d'une passion amoureuse destructrice entre Vincent Cassel (également en compétition ici avec 'Tale of Tales' de Matteo Garrone) et Emmanuelle Bercot  qui avait quant à elle coécrit 'Polisse' et présentera cette année à Cannes 'La Tête haute', son nouveau film en tant que réalisatrice. A noter que pour 'Mon roi', Maïwenn a notamment travaillé avec Etienne Comar, le scénariste de 'Des hommes et des dieux', Grand Prix du Jury à Cannes en 2010... Autant dire que la réalisatrice risque encore fort de représenter l'un des grands espoirs français sur la Croisette.

Mountains May Depart
9/15

'Mountains May Depart' de Jia Zhang-ke

 

Autre retour très en vue : celui du cinéaste chinois Jia Zhang-ke, dont l'exubérant et génial 'A Touch of Sin' avait décroché le prix du Jury au Festival de Cannes il y a deux ans. Avec 'Mountains May Depart', le réalisateur présentera à nouveau un récit éclaté, divisé entre trois époques : 1999, aujourd'hui et 2025. Notamment interprété par Zhao Tao, actrice-fétiche de Jia Zhang-ke depuis le début des années 2000 (et son épouse depuis 2012), 'Mountains May Depart' paraît une nouvelle fois placer le Chinois parmi les plus grands prétendants pour un prix du Scénario... ou peut-être même plus. En tout cas, l'un de nos grands favoris !

The Sea of Trees
10/15

'The Sea of Trees' de Gus Van Sant

 

Ce nouveau film de Gus Van Sant, présenté en compétition, mettra en scène le désormais incontournable Matthew McConaughey et l’acteur japonais Ken Watanabe, dans la peau de deux désespérés qui se croisent dans la « Fôret des suicidés », près du Mont Fuji – et qui, plutôt que de mettre fin à leurs jours, vont être amenés à se lancer dans un périple initiatique. Palme d'Or et prix de la Mise en scène en 2003 pour 'Elephant', Gus Van Sant paraît manifestement l'Américain le mieux placé pour décrocher un prix cette année.

Sicario
11/15

'Sicario' de Denis Villeneuve

 

Après le curieux et  envoûtant 'Enemy' et, surtout, son excellent 'Prisoners' (tous deux sortis en 2013), Denis Villeneuve poursuit dans son exploration du cinéma de genre avec ce 'Sicario' qui le propulse en compétition pour la Palme d'Or. Porté par Emily Blunt, James Brolin et Benicio Del Toro, 'Sicario' traite de la traque des cartels mexicains de la drogue par des agents du FBI et de la CIA. Un synopsis pas nécessairement très original, mais qu'on peut facilement imaginer transcendé par le sens du rythme et du suspense du réalisateur canadien  qui se retrouvera bientôt aux manettes de la suite du cultissime 'Blade Runner', toujours starring ce bon vieil Harrison Ford !

Le Tout Nouveau Testament
12/15

'Le tout Nouveau Testament' de Jaco van Dormael

 

« Dieu existe. Il habite Bruxelles. Il est odieux avec sa femme et sa fille. On a beaucoup parlé de son fils, mais très peu de sa fille. Sa fille, c’est moi. Je m’appelle Ea et j’ai 10 ans. Pour me venger j’ai balancé par SMS les dates de décès de tout le monde… » : voilà sans conteste l'un des thèmes les plus délirants de cette édition du 2015 du Festival de Cannes. Surtout lorsqu'on sait que le film, qui sera présenté à la Quinzaine des réalisateurs, mettra Benoît Poelvoorde en scène dans la peau de ce Dieu irascible, que sa femme n'est autre que Yolande Moreau et que Catherine Deneuve se retrouvera également au générique. Un beau concentré d'humour et d'absurde à la belge en ligne de mire.

Trois souvenirs de ma jeunesse
13/15

'Trois souvenirs de ma jeunesse' d'Arnaud Desplechin

 

Etonnant  et réjouissant  projet que celui de ce nouveau long métrage d'Arnaud Desplechin, qui revient ici dans sa ville natale, Roubaix, après l'escapade américaine de 'Jimmy P. (Psychothérapie d'un Indien des Plaines)'. Fait rare pour un film d'auteur, ces 'Trois souvenirs de ma jeunesse'  sous-titrés 'Nos Arcadies', le réalisateur affectionnant décidément la mythologie grecque et les titres à rallonge  se présente comme le prequel du long métrage qui révéla Desplechin en 1996, 'Comment je me suis disputé (ma vie sexuelle)'. Bouclant la boucle des aventures de son alter-ego Paul Dédalus, le réalisateur de 'Rois et reine' verra donc certainement son nouveau film représenter l'un des grands événements de la Quinzaine des réalisateurs.

Valley of Love
14/15

'Valley of Love' de Guillaume Nicloux

 

Trente-cinq ans après 'Loulou' de Maurice Pialat et plus de quarante après 'Les Valseuses' de Blier, Isabelle Huppert retrouve Gérard Depardieu, cette fois sous la direction de Guillaume Nicloux, réalisateur de 'La Religieuse' en 2013 (d'après Diderot, et déjà avec Huppert) et de 'L'Enlèvement de Michel Houellebecq' l'année dernière. Une rencontre au sommet des deux acteurs, incarnant un couple parti dans la Death Valley californienne après avoir reçu un message énigmatique de leur fils, mort peu de temps auparavant. Sans doute l'un des grands espoirs français en compétition officielle.

Youth
15/15

'Youth' de Paolo Sorrentino

 

Après la magnifique et décadente Dolce Vita 2.0 de 'La Grande Bellezza' en 2013 (ou un Sean Penn déguisé en Robert Smith deux ans plus tôt pour 'This Must Be the Place'), Paolo Sorrentino, grand habitué du festival, revient cette année à Cannes avec 'Youth'. Egalement annoncé sous son titre italien 'La Giovinezza', ce nouveau long métrage aura déjà été l'occasion pour le cinéaste napolitain de s'entourer d'un fort beau casting anglophone, où l'on retrouve Michael Caine, Harvey Keitel, Rachel Weisz (également à l'affiche de 'The Lobster', autre film en compétition cannoise), Paul Dano ou Jane Fonda... Et dont on espère bien qu'il nous gratifiera  ne serait-ce que pour quelques heures  d'une jeunesse éternelle...

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