Monde icon-chevron-right France icon-chevron-right Paris icon-chevron-right Les meilleures scènes de sexe au cinéma

Les meilleures scènes de sexe au cinéma

Du sexe et des films : Rhâââââââ lovely !!!
Par Gildas Madelénat et Alexandre Prouvèze |
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Vidéos

Mettre en scène les corps pendant le sexe est souvent l’un des exercices les plus compliqués pour un réalisateur. Toujours les mêmes questions : doit-on simuler, prendre des doublures, quoi montrer, trop, pas assez, et puis la censure et puis et puis. Enfin bref, c’est déjà tout un art. Mais voilà, on sait quand même fort que tout ça vous intéresse, petits voyeurs de salle obscure, alors on s’est décidé à vous montrer quelques exemples qui comptent et qui font que parfois le sexe au cinéma ça marche.

L'amour à deux (dans les champs ou à l'hôtel)

Etant donné qu'à peu près n'importe quel film comporte une ou plusieurs scènes de frotti-frotta, il nous a bien fallu trouver un point de départ : commençons donc tranquillement, dans un cadre bucolique, champêtre... presque courtois ! « Mignonne, allons voir si la rose » et tout le tralala. Sauf que, subitement, Ronsard prend un sérieux coup de fouet devant les formes affolantes de la Scarlett Johansson de Match Point ! Ou dans l'inquiétude crue de Silvana Mangano en MILF pasolinienne, qui, traumatisée par un Terence Stamp rimbaldien et diaboliquement sensuel, part en quête de jeunes gigolos...
 

Match Point de Woody Allen

Théorème de Pier Paolo Pasolini

Culte dans son genre, les scènes de sexe de The Room continuent à faire parler d’elles. Réutilisation des mêmes plans pour différentes séquences, mise en valeur des fesses du réalisateur. En vrai tout y est médiocre et fabuleux.

The Room de Tommy Wiseau

 

... ou à trois

Comme dirait l'autre, ça vous a plu, hein, vous en d'mandez encore ? Passons alors à la vitesse supérieure ; puisque les films sont faits pour vivre sans limite ce que le quotidien ne distille qu'au compte-goutte. Or, plus on est de fous, plus on rit ; et voilà un bon moment que le cinéma réitère régulièrement son affection pour les plans à trois... De La Maman et la Putain d'Eustache à Spring Breakers, en passant par Ken Park de Larry Clark (scénarisé par Harmony Korine, qui a décidément l'air travaillé par la thématique du threesome) ou Les Innocents de Bertolucci, les triangles érotiques foisonnent désormais à en faire rougir de pudeur Les Deux Anglaises et le Continent... De notre côté, c'est au Mexique que nous avons été chercher cette jolie scène, en mode "Deux gars, une fille", avec un tout jeune Gael Garcia Bernal (affublé d'une tignasse de joueur de foot), Diego Luna et Ana Lopez Mercado. Autant vous prévenir : c'est muy caliente à partir de la quatorzième minute de l'extrait suivant...
 

Y tu mama tambien d'Alfonso Cuaron

 

Autre film essentiel à ne pas louper, ce Doom Generation sexy-punk-rock des années 90, mettant en scène d’un bout à l’autre les éventualités d’une relation à trois.

Doom Generation de Gregg Araki

... ou à quatre

Une fois, deux fois, trois fois... Qui dit mieux ? Bah Blier, évidemment Blier : comment évoquer le sexe au cinéma sans se ruer sur ses Valseuses (enfin, façon de parler, hein). En 1974, une Isabelle Huppert aussi jeune qu'effrontée découvre ainsi les plaisirs de la chair, en compagnie des inénarrables - et toujours décontractés - Depardieu et Dewaere, la tête sur les genoux de Miou-Miou. A noter que cette scène qui, entre d'autres mains, aurait pu être simplement obscène, se révèle ici d'une tendresse joueuse et inattendue...

Les Valseuses de Bertrand Blier

… ou à plus ?!

Impossible de vous montrer ici les orgies des Idiots de Lars Von Trier (vous trouverez bien un moyen de voir), alors en consolation une scène de baiser clôturant joliment une séquence de pure luxure. 

Les Idiots de Lars Von Trier

Entre filles

Bien, bien, bien... Voilà, on se calme, tout va bien, on reprend ses esprits, et l'on se recentre plus délicatement sur de bienveillantes amours saphiques, avec deux des plus belles scènes de sexe entre filles des dernières années. Où l'on tâche de respirer, en évitant soigneusement tout jeu de mots graveleux sur le patronyme de Mila Kunis. Ouf.

Mulholland Drive de David Lynch

Puis une Palme d’or pour un couple de fiction féminin ; La Vie d’Adèle a marqué par la longueur et l’intensité de ses séquences de sexe.

La Vie d’Adèle d’Abdellatif Kechiche

Entre mecs

Parité oblige, direction le rayon homme. D'abord avec J'ai tué ma mère, étonnant premier film d'un Xavier Dolan, qui, à 19 ans, définit dans cette scène d'amour multicolore l'esthétique baroque, clipesque et grande gueule qui reste sa marque de fabrique. Puis en compagnie des deux cow-boys du Brokeback Mountain d'Ang Lee, Jake Gyllenhaal et Heather Ledge, pour quelques râles virils poussés dans l'obscurité.

J'ai tué ma mère de Xavier Dolan

Difficile de passer à côté de Call Me By Your Name, film d’initiation où deux hommes s’éprennent l’un de l’autre. Cette mythique scène de masturbation avec une pêche.

Call Me By Your Name de Luca Guadagnino 

Surréalisme

A bout de souffle ? Ça tombe bien, nous aussi... D'où ce petit détour par l'onirisme et le cinéma fantastique, où David Cronenberg nous démontre qu'on peut tout aussi bien faire l'amour avec sa télé, et où Almodovar rend hommage, dans le triste et beau Parle avec elle, à L'Homme qui rétrécit (1957) de Jack Arnold )- ainsi qu'à une hilarante nouvelle de Bukowski (Le Petit Ramoneur) dont on vous laisse deviner l'intrigue. Un peu de poésie, ça fait du bien, quand même...

Videodrome de David Cronenberg

Autre grand moment improbable chez le maître Oshima, adepte de l’érotisme sous bien des formes, avec cette relation entre un singe et Charlotte Rampling.

Max mon amour de Nagisa Oshima

Pas sages à l'oral

Voilà, alors avant que cet article ne parte définitivement en sucette (oui, bon, d'accord), reconnaissons qu'il y a encore bien d'autres films, d'autres scènes qu'il aurait fallu mentionner. Ne serait-ce que pour poser cette question qui nous démange : Vincent Gallo utilise-t-il, oui ou non, une prothèse dans cette fameuse scène de sexe oral de The Brown Bunny (lui prétend que non, mais enfin le doute reste permis) ? Mais enfin, il faut bien conclure, et quoi de mieux pour cela que des préliminaires ? Entre Louis Malle, Warhol et Almodovar (bis), gageons qu'il y en aura pour tous les goûts... Qui sait, ça en inspirera peut-être ?

Les Amants de Louis Malle

 

Monster & Cie

Dans le genre insoutenable, les scènes de sexe avec monstre ou entre monstre restent au top. Grand sujet du Shape of Water de Guillermo del Toro, on vous montre ici quelques pièces maîtresses. Si vous aviez échappé à la trilogie Basket Case c’est réparé, monstre de « chair et d’os » comme on en fait plus, pour une des séquences les plus gênantes de toute l’histoire du cinéma. Possession c’est autre chose, un chef œuvre absolu à la psychologie meurtrière duquel vous ne reviendrez pas indemne. Juste ça.

Basket Case 2 de Frank Henenlotter

Possession d’Andrzej Żuławski
Corps et Animation 
Le cinéma d’animation et notamment son pendant japonais reste une gigantesque porte ouverte aux délires les plus affreux et répréhensibles (vous irez faire un tour tout seul sur les sites hentaï monstro-kawai-hard-porn). On trouve quand même de magique moment d’amour avec ce qu’il faut d’explosion et de couleur pour prouver les intensités (cette séquence super psychédélique du merveilleux Mind Game). Ou lorsque l’amoureux devient monstrueux, en mode mante religieuse du démon. Un Wicked City pour les avertis.
Wicked City de Yoshiaki Kawajiri
Mind Game de Masaaki Yuasa

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