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L'Empire contre-attaque

Guide du film de science-fiction : n°5

'L'Empire contre-attaque' (1980) d'Irvin Kershner

Par Alexandre Prouvèze, Yves Czerczuk et Nicolas Hecht
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'L'Empire contre-attaque' (1980) d'Irvin Kershner, avec Mark Hamill, Harrison Ford et Carrie Fisher

La grande idée : l
a Force – mélange de philosophie bouddhiste et de mystique science-fictionnelle, incarnée par Yoda, le plus sage des petits hommes verts.

La réplique : « Je crois qu'on a un pépin. »

George Lucas contre-attaque
Intemporelle, la suite de ‘Star Wars’ représente l’exemple même de ce qui peut, sans une démesure de moyens, transformer une simple histoire de famille incestueuse en un submergeant conte spatial. Plus de 35 ans après sa sortie, l’hexalogie de George Lucas domine encore et toujours les classements de meilleurs films toutes catégories confondues, ainsi que ceux des meilleurs déguisements en soirée, des films inspoilables car vus de tous et du nombre de références placées à la minute dans les conversations quotidiennes.

Seul volet de la première trilogie à ne pas se finir par une épique bataille spatiale et l’avènement du Bien triomphant, l’’Empire contre-attaque’ vient surclasser ‘Un nouvel espoir’ et ‘Le Retour du Jedi’ en jouant dans une catégorie qui leur est diamétralement opposée. Au milieu de cette suite plutôt grand public, manichéenne à souhait et à l’humour un brin potache, ce deuxième-mais-cinquième épisode sera, comme pour tordre le cou à la Fox qui avait taxé le premier volet de « film pour enfants », celui de l’éveil spirituel, de la trahison, de la souffrance et du sacrifice, offrant au passage le plus fameux twist de l’histoire du cinéma. Pour la première fois de la série – et très certainement la seule, le producteur barbu réussit l’alliance de l’héroïsme chevaleresque des films américains des années 1940 à la science-fiction de l’après-conquête de l’espace.

Mais plus encore que pour le double retournement final et ses aspects chevaleresques, ‘L’Empire contre-attaque’ restera comme le film le plus sombre de la série, oppressant, niché dans des paysages désertiques ou inhospitaliers. Une base implacable à la richesse de cette galaxie lointaine, très lointaine, et qui fait de cette série, n’en déplaise aux fans des plus sixties ‘Star Trek’, ‘Battlestar Galactica’ ou ‘Thunderbirds’, la plus grande des épopées spatiales. Des millions de fans encostumé(e)s ne peuvent pas se tromper !

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