We Love Arabs

Danse
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We Love Arabs
© Gadi dagon

Un spectacle de danse inoubliable : drôle et intelligent.

Alors que de toute part, l’horreur brise les liens entre les hommes, le spectacle d’Hillel Kogan souffle un vent d’humanité bienvenu. Une œuvre chorégraphique simple et joyeuse, intelligente et drôle qui devrait être remboursée par la sécurité sociale.  

45 minutes, trop courtes

Avant d’entrer, oubliez tous vos préjugés sur la danse contemporaine et notamment le cliché qui veut que les spectacles soient muets. Pendant les quarante-cinq minutes du spectacle, Hillel Kogan, véritable moulin à paroles, ne cesse de parler : il raconte, il décrit, il indique. Pourtant, chaque mot, chaque geste, chaque image que le chorégraphe israélien installe sur scène est utilisé à bon escient pour dézinguer les moindres clichés. Difficile d’ailleurs de ne pas rattacher le titre du spectacle « We Love Arabs » à l’immense problématique à laquelle il renvoie et dans laquelle le chorégraphe fait feu de tout bois.

Une sorte de Rox et Rouky du Moyen-Orient.

Pour aborder cette pièce « porteuse d’un message de coexistence et de paix », Hillel Kogan invite sur un plateau vide le danseur arabe Adi Boutrous. Hillel dirige la chorégraphie et ensemble ils exécutent, ils formulent des hypothèses, apprennent à connaître leurs corps et les mouvements. Mais toujours avec un sens de la provocation et une dose de dérision inédits. « C’est à ce moment-là, que je comprends que l’endroit qui n’est pas moi, l’endroit qui me résiste, l’endroit qui me rejette, c’est un espace qui appartient à un Arabe », lance Hillel avant de badigeonner le visage d’Adi et le sien d’houmous pour « avoir le même visage, la même identité » et donc ne faire plus qu’un, Arabe et Israélien. Avec intelligence et subtilité, Hillel et Adi se moquent de tout et brisent les murs avec un malin plaisir. 

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