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Film • Reality

Ici, le réalisateur italien Matteo Garrone délaisse les ambiances mafieuses de son précédent opus, le remarqué ‘Gomorra’ (Grand prix du jury cannois en 2008), pour nous plonger dans la comédie familiale de Luciano, exubérant poissonnier napolitain, vaguement dealer de robots ménagers qui rêve de participer à une émission de télé-réalité, après avoir passé un casting pour faire plaisir à ses enfants. S’imaginant déjà riche et célèbre, il vend son commerce, délaisse aux passants le mobilier de son appartement, se découvre philanthrope en invitant un SDF à prendre un petit-déjeuner ; et surtout, prie que la télé le prenne. La critique n’est pas méchante, ni le film vraiment à charge. Ici, Garrone suit plutôt l’imaginaire de son personnage, ses folies douces, qui jamais ne basculent dans le délire. Ça peut paraître décevant, mais ce n’est pas plus mal : grâce à son scénario léger, ‘Reality’ peut s’étendre avec humour, laisser place à ses acteurs extravagants et permettre à Garrone quelques beaux travellings ou plans-séquences. Sympathique, élégant, populaire, ‘Reality’ n’est pas très super-charpenté, mais il passe vraiment tout seul.

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Film • In Another Country

Bon, on commence à être au courant : Hong Sangsoo est de ces réalisateurs qui font toujours plus ou moins le même film. Ce qui, le concernant, paraît plutôt positif – pour peu qu’on apprécie le marivaudage et les scènes de picole. Bref, voici son cru 2012, dont l’originalité est d’être centré sur Isabelle Huppert, héroïne des trois variations autour d’un même thème qui constituent ce film. Ainsi, à partir de quelques éléments (un parapluie, un cinéaste dragueur et sa femme enceinte et jalouse, un prof de natation, un phare…), le réalisateur coréen construit un triptyque de récits où les histoires se répondent, les scènes se retrouvent en décalage, les répliques communiquent… Rappelant à la fois Rohmer par sa tonalité légère et séductrice, et Resnais période ‘Marienbad’ (en plus soft) pour sa narration faite d’échos et de résonnances internes, ‘In Another Country’ a un charme doux, ludique et rêveur. Surtout, l’incomparable Isabelle Huppert y est délicieusement espiègle, sorte d’Alice au pays du soju (alcool coréen dont les personnages du film s’abreuvent en permanence), jouant avec malice des mille et une possibilités que le film lui ouvre. C’est léger, charmant, spacieux (même si certaines mauvaises langues diront un peu creux). Equilibre du plein et du vide. Alors, si ce n’est sans doute ni le meilleur film de Hong Sangsoo, ni le meilleur avec Huppert, leur rencontre étonnante reste tout de même extrêmement agréable. Un film charmant, amical et humble. Et certainement bien plus profond qu’il n’y paraît.

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Film • Amour

‘Amour’ est un film poignant, dévastateur de justesse : huis clos sur un couple d’octogénaires, Georges et Anne (superbement interprétés par Jean-Louis Trintignant et Emmanuelle Riva), face à la mort et au déclin physique. Mais enfin, c’est surtout un film sur l’amour (bien vu), dans ce qu’il a de moins niais et de plus viscéral ; la question étant, au fond : l’amour peut-il tenir à hauteur de la mort ? Haneke répond par l’affirmative. Et disons-le tout de suite, c’est à pleurer, d’autant plus qu’il n’y a pas une once de pathos. La profonde simplicité de son motif, alliée à la réalisation au couteau du maître autrichien – à coups de plans fixes précis, extrêmement picturaux, et d’une utilisation virtuose du hors-champ – fait de ce film un choc autant esthétique qu’émotionnel. Hors du couple, à peine quelques intervenants : leur fille (Isabelle Huppert, parfaite comme à son habitude), un ancien élève (le pianiste Alexandre Tharaud dans son propre rôle), ou le couple de gardien de l’immeuble parisien où logent Anne et Georges. Avec, au centre, leur corps-à-corps avec la mort. On n’en dira pas davantage afin d’éviter de gâcher quoi que ce soit du film, mais il faut préciser que ce qui fait de cet ’Amour’ une œuvre incomparable, c’est qu’une nouvelle fois après ‘Le Ruban blanc’ en 2009, Haneke laisse derrière lui la violence de ‘Funny Games’ ou de ‘La Pianiste’ pour s’attacher à une élégie de la douleur sobre, sincère. ‘Amour’ a beau ne fermer les yeux sur rien, il n’est jamais pervers, malsain ou complaisant. Au contraire, tout se joue dans des détails bouleversants, et la temporalité du film, pudique, est maîtrisée à la perfection. Pas le moindre mouvement superflu, ni le plus petit dialogue de travers. Un film quintessentiel, d’une beauté et d’une dignité à couper le souffle. Inoubliable.

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Film (reprise) et expo • Les Enfants du Paradis

Faire du beau avec du sale, construire de la lumière avec de l’ombre. Ou comment l’un des films les plus éblouissants du répertoire cinématographique français fut tourné pendant les heures les plus sombres de son histoire. En 1943, l’Occupation assomme le pays, ailleurs la Seconde Guerre bat son plein. Et Marcel Carné amorce le tournage des ‘Enfants du Paradis’. Accompagné par Prévert au scénario, et épaulé par une incroyable équipe technique – dont Kosma à la musique et Trauner au décor, tous deux juifs et dissimulés –, il filme le destin contrarié d’une histoire d'amour. Celle de Garance, belle et libre, et du mime Deburau, séparés par leur propre passion et par celles des autres. On est en 1840, à Paris, sur le boulevard du Crime. Autour des deux protagonistes – sublimement interprétés par Arletti et Jean-Louis Barrault –, une poignée de seconds rôles jouent également leur destin : Lacernaire, l’assassin esthète, Nathalie, l’amoureuse offensée, Frédérick Lemaître, le comédien narcisse. En trois heures, tout va se mêler, la vérité et la fiction, l’histoire et la poésie, la scène et les coulisses. Classique, fluide, éternel, quand les ‘Enfants du Paradis’ paraît à la Libération, il remporte un immense succès. En 1995, pour célébrer les 100 ans du septième art, plus de 800 professionnels sont invités à désigner le meilleur film français de tous les temps. 688 votants se prononcent en faveur des ‘Enfants du Paradis’, inscrivant ainsi ce monument à la postérité. Acheter ce DVD sur Amazon

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Film • Skyfall

Comment ça, encore un James Bond ? Eh ouais, le 23ème (ça laisse rêveur). Cette fois avec Javier Bardem (rrrhhh…) en blond aux cheveux longs (sic!) dans la peau du gros méchant de service. Et en face, pour la troisième fois consécutive en 007, un Daniel Craig qu'on apprécie d'autant plus de puis le 'Millenium' de David Fincher - et malgré la déception relative du précédent Bond ('Quantum of salace' en 2008). Réalisé par Sam Mendes ('American beauty'), ce nouvel opus interrogera le passé de M, la supérieure hiérarchique de l'agent secret érotomane, et marquera le retour de Q, l'armurier aux multiples gadgets du MI6, sous les traits d'un jeune homme. Bref, complots, terrorisme, femmes fatales, armes à feu, costumes cintrés et sexe sous la douche : la bande annonce semble bien prometteuse, 50 ans après ce 'Dr No' qui vit émerger le personnage. A découvrir en salles le 26 août.

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