Dragonland

Junior, Expositions
3 sur 5 étoiles
dragonland
1/3
© C.Gaillard
Dragonland
2/3
© T.Sevin
dragonland
3/3
© T.Sevin

Si vous n’avez pas froid aux yeux, venez en famille vous frotter aux écailles du plus légendaire des monstres à la Porte de Versailles.

En attendant de retrouver les dragons de Daenerys au mois de juillet – lorsque la saison 7 de Game of Thrones sera enfin téléchargeable ! –, sachez que vous pouvez d'ores et déjà en croiser toute une horde au Parc des Expositions de la Porte de Versailles. Et pas des petits lézards chétifs, non : des vrais, animés et grandeur nature. Ca change des vaches que l'on croise généralement là-bas, au moment du salon de l'Agriculture...

Histoire rapide, passage à vide

Après une introduction vidéo rappelant les contes en ombres chinoises de Michel Ocelot, poétique entrée en matière qui ravira les petits et les grands, laissez-vous audio-guider entre les différentes représentations du dragon à travers le monde. L'Apala en Inde, le serpent arc-en-ciel en Australie, le Tiamat en Asie et l'Hydre en Europe, ou encore l'Apophis d’Afrique du Nord et le Quetzalcoatl mexicain... Leurs reproductions sous l'aspect de petites sculptures en fer jouxtent une poignée de curiosités dragonesques comme la pierre draconite ou un squelette de Philémon.

De légendes urbaines en mythes visant à expliquer des phénomènes naturels incompris par nos ancêtres, cette partie de l’expo survole malheureusement son sujet comme un Tarasque planant au-dessus des marécages provençaux. Et si les plus petits, à la capacité de concentration amoindrie, s’accommoderont de ce développement plutôt sommaire, il n'en sera sûrement pas de même des parents qui auront dû payer 16 € l’entrée.

Spectaculaire récup’

Heureusement, toute la famille pourra se consoler avec le clou de l'exposition : les fameux animatronics à taille réelle (si l'on en croit en tout cas l'imaginaire collectif et les cartels qui les accompagnent). Une trentaine de prédateurs plus ou moins féroces, inspirés par les illustrations du célèbre artiste d’heroic fantasy Ciruelo Cabral, sont établis dans leurs habitats naturels reconstitués sur presque 4 000 m2. Une mise en scène qui rappelle curieusement l'exposition sur les dinosaures qui s'est tenue à la Porte de Versailles en 2014, et dont les mécanismes ont sans doute été récupérés pour l'occasion.

Si la dragonne blanche et pacifiste Hobsyllwin, le Ryu japonais amateur de calligraphie ainsi que le Quilin à sabot, cousin de licorne, ne risquent pas de vous croquer, méfiez-vous du Lindworm scandinave à la morsure vénéneuse, tout comme de la fameuse Cocatrix aux griffes acérées. Veillez donc à ne surtout pas les nourrir, même avec des jeunes visiteurs pas sages...

A l'inverse, ceux qui n'auront pas joué les petits monstres pourront finir la visite par un tour sur le carrousel des dragons et une séance photo déguisés en chevaliers aux côtés de leur colosse préféré. Avant d'en ramener une réplique (réduite !) à la maison.

Par Clotilde Gaillard

Publié :

Site Web de l'événement http://www.dragonland-expo.fr/
LiveReviews|0
1 person listening