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3 raisons de mettre les pieds au Garage Mu festival du 21 au 24 juillet 2016

3 raisons de mettre les pieds au Garage Mu festival du 21 au 24 juillet 2016

Depuis la création du Garage Mu en 2012, on a souvent traîné nos guêtres du côté de la Goutte d'Or pour goûter à une programmation musicale audacieuse, pour se mettre sous la dent de nouveaux sons et ainsi combler un peu nos carences parisiennes. 

En bref, MU propose du caviar noir quand on a plutôt le droit, dans le reste de la capitale, à de vieilles frites mayo. C'est peu dire qu'on a été bien servis depuis l'emménagement estival de MU à la Station - Gare des Mines. A la porte d'Aubervilliers, et avec l'aide de nombreux collectifs copains comme cochons, c'est un peu Noël tous les jours. Pour les amateurs de musiques à contre-courant, le point d'orgue se situera ce week-end, du 21 au 24 juillet avec le Garage MU Festival. Quatre jours de concerts en plein air pour qui ne sera pas parti en vacances, et en prime, trois petites croisières-musicales dimanche au départ du Bassin de la Villette. Voici au moins trois raisons de foncer à ce festival. 

1. La programmation déchire

Jeudi, on (re)découvrira les formations signées chez Danger Records, avec notamment le performer punk barcelonnais Coagul, l'acid house de Pelada, les contines glauquy et dépress' d'Ame de boue, Nowaygirl, mais surtout le grunge sur-vénère de Mary Bell qui nous a tapé dans l'oreille et qu'on ne se lasse pas d'entendre gueuler (coucou Hole). A suivre, vendredi, les incantations de J.C Satan et leur garage brutal, diabolique mais toujours mélodique, les performances foutraques et bruitistes d'Headwar, le grunge jouissif de Cockpit, et la « Cosmic Bullshit » noise et tarée de Cocaine Piss. Samedi soir, on comptera sur les expérimentations électro des gourous de Nova Materia pour dodeliner de la tête, sur l'électro dark-wave de December, la techno psychotique de Maoupa Mazzocchetti et l'électro indu de CRAVE pour bouger jusqu'au bout de la nuit. Crave. Dimanche, après avoir posé le pied à terre, on pourra écouter les beats planants de Volcan, le punk déchaîné et génialissime de Youth Avoiders, les inquiétants membres de Group A, Deaf Wish et de nombreux DJ sets de la famille MU.

 

2. Souquez-zoukez moussaillons

En collaboration avec The Drone, le festival MU nous proposera dimanche de nous échapper sur les flots pour trois croisières, trois « Séquences » au départ du bassin de la Villette, côté quai de la Loire. Au programme, trois départs : à 15h un DJ set frenchie et rafraîchissant avec Syracuse, à 17h30, l'électro underground de Krikor viendra nous cueillir sur la jetée, et à 20h15, on assistera au live techno de Ricardo Tobar, de quoi débarquer à la Gare des Mines remonté comme un coucou pour assister au reste de la soirée.

 

3. Continuons de nous a-MU-ser...

... parce que ce genre d'initiative (l'occupation d'une friche industrielle par un collectif underground) secoue les lisières de Paris comme une bouteille d'Orangina et prouve, s'il en était encore besoin, que chopper un ticket de RER ouvre de nouveaux horizons à Paris. Pour le moment, MU s'auto-finance et fonctionne sans subvention. Si on ne veut pas tomber dans une pauvreté intellectuelle et culturelle sans diversité, c'est pas bien compliqué, il suffit de boire des bières à la Station et d'acheter des billets pour les soirées pré-citées proposées à des tarifs plus que donnés (entre 6 et 12 €). Un collectif comme le Garage MU, ça se soutient, et on espère que l'expérience à la Gare des Mines sera prolongée pour découvrir et aménager l'intérieur, histoire de recevoir entre ses murs encore plus de soirées.

 

• Où ? La Station - Gare des Mines
29 avenue de la Porte d'Aubervilliers
Paris 18e

• Quand ? Du 21 au 24 juillet 2016

• Combien ? Jeudi 21/07 : 6 €
Vendredi 22/07 : 12 €
Samedi 23/07 : 10 €
Dimanche 24/07 : 12 €

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Commentaires

3 comments
Huw O

J'ai trop hâte. Il me semble vraiment que la nightlife bouge en banlieue nord en ce moment!!

Alexandre Prouvèze

Essentiel, ouais, le collectif MU ! Mutation, mutinerie et murge en musique...

(et sinon, toujours aussi chouettes, vos métaphores, chère Jenny Stampa - ah, ces "frites mayo"...)