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4 personnes que vous croisez dans le métro

Par
Hannah Benayoun
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« Si vous voulez faire de la mise en scène, n'achetez pas d'auto, prenez le métro et observez les gens qui vous entourent », disait le cinéaste Fritz Lang. On peut dire qu'il n'avait pas tort le Fritz. Paris est une fête, une capitale fascinante. Si vous ouvrez l'œil, le métro peut devenir un véritable cabinet de curiosités où se succèdent une multitude d'individus étonnants. Time Out en a décrit (avec humour) quelques-uns. Toute ressemblance avec une personne connue de près ou de loin est évidemment fortuite !

Celle qui détestait l’humanité

Ligne 13 à 18h. Ok, on dirait que la démographie de la ville a triplé à cette heure précise de la journée. Mais ce n'est pas une raison pour que la p’tite dame devant vous souffle tous les quarts de seconde dès que quelqu’un tente de s'octroyer une micro-place dans la rame. C’est bien simple, elle ne supporte pas que vous ayez eu le malheur de prendre le même métro qu'elle, elle déteste que Paris soit une capitale avec plein de gens, elle abhorre le fait que vos enfants s'expriment car ils ont faim ou qu'ils sont fatigués. Bref, elle va vous faire payer tout ça en MONTRANT bien A TOUTE LA RAME qu’il est intolérable d’oser passer d’un siège à la porte en la frôlant. Oui, on l’a mise dans le classement cette bonne dame car on est quand même persuadé qu’elle tue le temps à sa manière.

Celui qui se décortiquait les ongles

Il est classe, pas mal, élégant même. Mais voilà, il est stressé. Prendre le métro est un moment fort d’introspection où il réfléchit à beaucoup, BEAUCOUP de choses. Le visage creusé par l'angoisse et les heures de travail, il va tuer l'attente en s'adonnant à son hobby préféré : se ronger les ongles. Tellement longtemps et tellement fort que ses voisins de rame vont bloquer dessus : « Jusqu'où peut-il aller comme ça ? » Les yeux dans le vague, il va les passer en revue un à un jusqu’à ce qu’il n’y ait plus une once d’ongle sur ses mains bronzées. Mesdames et messieurs, c’était le métrosexuel à responsabilités !

Ceux qui possèdaient le super pouvoir de vivre les yeux incrustés dans un écran

En général, ils sont plutôt jeunes, leur téléphone est bel et bien le centre de leur vie si les potes ne sont pas à côté. Descente dans la station (déverrouillage de clavier + tapage de code), achat de ticket (compétence management de deux écrans à la fois requise), traversée des couloirs (textos + flashcode des derniers festivals à venir), une fois assis, c'est parti. Facebook, sms, Twitter, mails, Instagram... Tout y passe. Et sans jamais lever la tête s'il vous plaît. Balèze.

Celui qui vous fixait du regard

Tout se passe bien, tout le monde somnole avec maestria dans la rame, les yeux rivés au sol. Et là, Jean-Michel Yeuxfixes commence à vous regarder avec ce fameux look mi-normal mi-ultra-flippant. Quoi que vous fassiez, malgré tous les stratagèmes que vous mettrez en place pour détourner l'attention, Jean-Michel (ou sa femme d'ailleurs) va continuer à poser ses globes oculaires sur vous. C'est long et gênant. Mais entre nous, ça ne vous aurait pas dérangé si le monsieur en question avait été le sosie de Johnny Depp. 

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