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Allemagne - Italie : match sur le terrain gastronomique

Allemagne - Italie : match sur le terrain gastronomique

Samedi 2 juillet 2016 à 21h, le quart de finale Italie-Allemagne s’annonce comme LE match de l’Euro à ne pas louper. Alors que la Mannschaft, championne du monde de football en titre, en a encore beaucoup sous la semelle, les hommes de la Squadra Azzura, eux, comptent bien créer la surprise.
 
Les Italiens auront-il à cœur de se venger de la déclaration scandaleuse du sélectionneur allemand Joachim Low à leur encontre, lors de la dernière conférence de presse ? « C'est du vieux café et nous, nous préférons un expresso très frais. » Insulte fourbe (surtout venue d’un pays qui déguste du café filtre sucré, beurk) ? Les Allemands arriveront-ils à battre leur bête noire, eux qui ne se sont jamais imposés en tournoi face à l’Italie ces dix dernières années ? Suspense…
 
Alors que Slate révèle que les Italiens sont privés de pizzas et de pâtes par leur entraîneur Antonio Conte, et en attendant le choc germano-italien, on a joué le match sur le terrain culinaire. Compétition en cinq plats, avec notre pronostic final. Coup de sifflet, c’est parti !
 
 
L’aperitivo : Bière allemande VS Spritz

 

 

 

 

Avec une consommation de 406,1 litres de bière par personne et par an, l’Allemagne arrive en troisième position mondiale des buveurs de binchs, loin, bien loin, devant sa consœur italienne.

Les Italiens, eux, aiment l’amertume que l’on retrouve, par exemple, dans leur boisson vénitienne désormais culte sur les terrasses parisiennes : le Spritz. A base de Campari, Prosecco et eau gazeuse, cet apéritif se déguste bien glacé et, malheureusement souvent à Paris, à des prix indécents.

Entre la grosse pinte chaude ou le cocktail branché, notre cœur balance.
 
Match nul



Primo piatto :  Pasta VS Currywurst

 

 

 

Des pâtes, des pâtes oui mais… Pas de « mais » qui tienne, si ça ne tenait qu’à nous, on en mangerait matin, midi et soir 7 jours sur 7 : carbonara (sans crème fraîche, on sait !), al ragù, alle vongole, all’amatriciana, cacio e pepe : la liste est aussi longue que celle des dialectes transalpins.

Des petites saucisses bouillies arrosées d’une sauce (mélange de ketchup, concentré de tomates, sauce worcestershire et curry), hummmm, ça donne envie ? De vomir oui, un peu. Ce qui n’est pas le cas des 80 millions d’Allemands qui en dégustent tout au long de l'année.
 
Italie 1 - Allemagne : 0
 

Secondo piatto : Osso Buco VS Sauerkraut

 

 

Ragoût de jarret de veau mijoté au vin blanc, l’osso buco est un plat typique de la cuisine lombarde que l’on déguste souvent accompagné de risotto ou de pâtes fraîches.

Choux en saumure, saucisses, grains de genièvre et charcuterie : la choucroute serait née en Chine avant de s’importer en Bavière puis en Alsace (le traité de Francfort eut AUSSI aussi un impact gastronomique). On l’admet : les deux, si ils ne sortent pas de barquettes Sodebo mais de la cuillère d’un chef inspiré, peuvent nous régaler. 

Match nul


 
Dolce : Tiramisu VS Strudel

 

 

 

 

Le mot déjà nous donne envie de nager nu dans un lac de mascarpone. On ne présente plus le tiramisu ou « tirami sù » , littéralement « remonte-moi le moral » en italien.

Une pâtisserie cylindrique à base de pâte filo beurrée, fourrée de pommes hachées et de fruits secs... Ne criez pas, vous venez juste de croiser un strudel. Et ça peut être effrayant, on sait.
 
Italie 1 - Allemagne : 0
 

Digestif : Schnaps vs Limoncello

 

 

Eau de vie à base de céréales, racines ou de fruits comme la cerise, le schnaps peut atteindre les 55°. On peut dire que ça réchauffe et que ça fait du bien, c’est certain. A ne pas laisser traîner entre les mains des hooligans…

Cette petite liqueur au citron, apothéose de fin de repas, n’est pas de l’alcool ni un digestif, c’est un bonbon, c’est Marcello qui vous bercerait dans ses bras, en vous susurrant à l’oreille « tutto va bene », c’est Capri, la côte amalfitaine, c’est l’amour, le sable chaud, le sexe, le bonheur quoi.

Italie 1 - Allemagne : 0

 


SCORE FINAL : 3-0  pour l’Italie. FORZA AZZURRI !
Si le dicton dit : « Le football est un sport qui se joue à 11 contre 11, et à la fin, c'est l'Allemagne qui gagne », côté gastro, par contre, la Squadra Azzura l’emporte haut la main. Si elle franchit le rempart allemand sur le terrain, l’équipe italienne pourrait affronter son ennemi juré : la France. Le match gastronomique serait, alors, nettement plus serré. 

 

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