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Bonnes vibrations : les 10 reprises les plus inattendues des Beach Boys

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Quand on vous dit « Beach Boys », vous répondez dans un réflexe pavlovien : « Plages, été, surf, jolies filles et pop. » Un cliché qui leur colle à la peau et qui a même poussé les distributeurs du biopic 'Love & Mercy' à sortir leur film en France le 1er juillet, alors que Brian Wilson lui-même ne rêvait que de pop ambitieuse, mélancolique, presque dépressive, un virage qui aboutira au magnifique 'Pet Sounds', mais qui sera vite avorté par les réticences de la famille (et du portefeuille) à produire autre chose que des tubes légers. Qu'à cela ne tienne, profitons de l'été pour réécouter les Beach Boys à travers dix reprises inattendues, étonnantes et vibrantes. Une occasion de constater leur influence sur des genres aussi différents que la pop (en toute logique), le rock expérimental, le punk (qui ne s'est jamais remis de la période du surf rock), l'indie noise ou encore... la musique pour enfants si l'on en croit les nombreuses reprises du Langley School Music Project. Ouvrez grand vos oreilles et n'oubliez pas que « si tout le monde avait un océan, [...] alors tout le monde surferait. »

Chef-d'œuvre ultime de Brian Wilson, vénéré par Paul McCartney, "God Only Knows" est ici chanté par la chanteuse de soul américaine P.P. Arnold, qui publiera à Londres quelques singles chez Immediate Records, le label du manager des Rolling Stones. C'est beau, et ce n'est pas la version guimauve que la BBC a fait récemment en grande pompe qui la détrônera.



Quand le génial folkeux Adam Green reprend "Kokomo" avec Ben Kweller, alors on chante avec eux. Curieusement, ce hit tardif est l'une des rares chansons des Beach Boys sur laquelle Brian Wilson n'est crédité ni comme compositeur, ni comme producteur, ni comme chanteur. Il n'était tout simplement pas là. Un choix intéressant et original donc, pour une reprise diablement efficace et surtout personnelle.



Quoi, vous ne connaissez pas Secret Chiefs 3 ? Groupe mystique, cryptique et œcuménique, Secret Chiefs 3 a été fondé par Trey Spruance, ancien guitariste de Faith No More et Mr. Bungle. Un type bizarre, mais qui n'hésite pas à reprendre "Good Vibrations" pour un tribute album japonais consacré aux Beach Boys. Improbable mais réjouissant.



Si vous n'avez jamais entendu parler de l'histoire folle du Langley School Music Project, alors jetez-vous sur la page wikipedia du projet. En substance : dans les années 1970, un prof de musique canadien fait chanter à ses élèves des classiques de la pop, après quoi il presse un disque pour que les familles puissent conserver un souvenir de ces séances. Un jour, un collectionneur de musique tombe sur le 33 tours par hasard dans une brocante. C'est le coup de foudre et, de fil en aiguille, le disque se voit réédité en 2001. Depuis, le Langley School Music Project est considéré comme un monument de l'histoire de « l'outsider music ».



Un peu kitsch, la reprise de "Hang on to your Ego" par le leader des Pixies a conservé un certain charme, celui des années 1990. Chacun appréciera les libertés prises par Frank Black dans sa version, mais nous on aime bien les synthés à la Stevie Wonder et le soin avec lequel la vidéo nous explique même la petite histoire autour du titre, censuré par Mike Love pour devenir "I Know There's an Answer" sur 'Pet Sounds'.



Du punk, enfin ! Fans de surf rock, les punks ont souvent rendu hommage aux Beach Boys. Ici, les Queers reprennent "Don't Back Down", un titre de 1964 qui correspond à la première période du groupe californien.



Chez les noisy de The Jesus and Mary Chain aussi, on aime le surf, même si on lui donne une coloration toute différente. Voici que le "Surfin' USA" propret des Beach Boys se transforme en déflagration sonore cradingue qui se finit en prière gospel noire américaine. 


Connue plus tard sous le nom de Katie Kissoon, la chanteuse britannique Peanut offre ici une formidable version de "I'm Waiting for the Day", produite en 1966 par le légendaire Mark Wirtz.



Retour au punk avec les Ramones, grands fans de pop sixties devant l'éternel. En 1994, les New-Yorkais sortent 'Acid Eaters', disque de reprises sympathiques mais sans plus. On y trouve ce "Surfin' Safari" loin d'être inaudible.



Les Beach Boys aussi ont fait des reprises : la preuve avec "Sloop John B." qu'on entend sur 'Pet Sounds', un air traditionnel repris dans leur temps par le Kingston Trio. Les arrangements sont plus frugaux que ceux de Brian Wilson, typiques du folk du début des années 1960, mais les chœurs et la guitare acoustique suffisent à notre bonheur.

BONUS


Voici la version « shredded » de "I Get Around", ce qui signifie qu'un petit plaisantin rejoue n'importe comment le morceau par-dessus les images originales, des versions souvent épurées qui tentent de reproduire de façon bête et méchante ce qu'on voit à l'écran. Ici, c'est très drôle et insupportable à la fois.

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