Monde icon-chevron-right France icon-chevron-right Paris icon-chevron-right Le Parisien de la semaine : Christophe Dang, passionné de street workout
Actualités / Insolite

Le Parisien de la semaine : Christophe Dang, passionné de street workout

1/15
2/15
3/15
4/15
5/15
6/15
7/15
8/15
9/15
10/15
11/15
12/15
13/15
14/15
15/15

Le street workout (ou entraînement de rue) est un sport qui mélange musculation et gymnastique en utilisant le mobilier urbain. Très populaire aux Etats-Unis et en Russie, cette discipline se pratique exclusivement en extérieur et fait de plus en plus d'adeptes dans l'Hexagone. Des espaces ont même été aménagés à Paris et en banlieue pour ces acrobates des temps modernes. L'équipe de Time Out est partie à la rencontre de Christophe Dang, caporal dans l'armée de terre française et passionné de street workout.

Time Out : Comment avez-vous découvert le street workout ?

Christophe Dang : C’était à l’armée. J’avais déjà commencé les exercices classiques comme le renforcement musculaire, les pompes ou les tractions. Un jour, j’ai vu un lieutenant faire un « human flag » ou « drapeau » en français. J’ai trouvé ça impressionnant et j’ai essayé. Au début ce n’était pas fameux, je tenais seulement une ou deux secondes. Depuis, avec l'entraînement, on peut dire que ça va beaucoup mieux !

 

Le fameux "Human Flag"

 

 

 

 

Qu’est-ce qui vous plaît dans cette discipline ?

Il y a évidemment la volonté de sculpter son corps et d'augmenter ses capacités musculaires. Mais c’est surtout la possibilité de réaliser des performances physiques hors norme qui rend ce sport intéressant. Quand je me retrouve suspendu en l’air, c’est intense comme sensation.

Considérez-vous le street workout comme un sport à part entière ?

Oui, c’est un sport à part entière. Il y a d’ailleurs une fédération internationale et des compétitions organisées partout dans le monde. A l’image du patinage artistique par exemple, lors des compétitions vous allez être noté par un jury qui sera chargé de jauger la fluidité d'exécution, l'agilité, la créativité, l’endurance et l’équilibre. C’est un sport difficile qui demande énormément d’investissement.

Vous parlez d'investissement, qu’est-ce qu’il faut faire pour atteindre votre niveau ?

Ce qu'il faut, c'est s'entraîner régulièrement, au moins cinq fois par semaine, tout en faisant de la musculation à côté. Il faut aussi boire énormément et surveiller son alimentation. Privilégier les protéines végétales car elles s'assimilent mieux et manger beaucoup de fruits pour la récupération et les vitamines. 

Le street workout et la musculation sont deux pratiques très proches. Quelle différence faites-vous entre les deux ?

Le street workout se pratique seulement en extérieur. Il y a un côté libre. Chacun s'entraîne à sa façon et où il veut, n'importe quel mobilier urbain peut faire l'affaire. Il n'y a pas d'entraînement programmé et précis comme pour la musculation. C’est aussi beaucoup plus fun, plus créatif. On essaye toujours d’inventer, d’apprendre de nouvelles figures.

 

 

Aujourd’hui, un peu partout dans le monde, il existe des compétitions de street workout qui se jouent en équipe. Est-ce qu’on peut dire que c’est un sport collectif ?

Oui et non. C'est collectif dans le sens où l’on se retrouve de temps en temps pour se montrer nos progrès ou participer à des compétitions ensemble. Mais l’entraînement se déroule seul la plupart du temps. C’est un sport individuel qui peut devenir collectif, un peu à l’image de la coupe Davis en tennis. On affronte l’adversaire en un contre un, mais à la fin c’est toute l’équipe qui bénéficie du résultat.

Vous avez rejoint une des meilleures équipes françaises récemment, comment fait-on pour en intégrer une ?

En fait, j’ai trouvé mon équipe sur Facebook. Une fois que tu as pris contact, tu dois ensuite faire tes preuves, c’est comme un examen de passage. On va te demander de réaliser telle et telle figure. Dans mon cas, je me suis entraîné en compagnie de l’équipe, et comme j’avais déjà un niveau bien avancé, ils m’ont immédiatement intégré sans même me faire passer les épreuves.

Où peut-on pratiquer le street workout à Paris et en banlieue ?

Partout où il y'a du mobilier urbain. Vous avez l'Ile aux Cygnes, située entre les 15e et 16e arrondissements. Le square Eugène Varlin du quai de Valmy, le jardin de Puteaux, La Défense, le Parc de la Villette ou encore le parc de Nanterre Université. 

Le street workout possède la réputation d’être dangereux. Vous le confirmez ?

Je pense tout simplement que tous les sports peuvent être dangereux si on ne les pratique pas de la bonne manière. Pour réaliser des figures, il faut beaucoup travailler avant, procéder étape par étape. Autrement, on risque les blessures. Mais comme pour la plupart des sports, le street workout est ouvert à tous. On voit aussi bien des enfants que des quinquagénaires. J’ai aussi vu un athlète unijambiste pratiquer à un très bon niveau.

A l’avenir, espérez-vous faire carrière dans le street workout ou voyez-vous plutôt ce sport comme une simple passion ?

Ca serait un rêve de pouvoir en vivre. Vous m’imaginez faire les jeux olympiques avec mon équipe ? Ca serait incroyable. Le problème, c’est que c’est un sport trop peu médiatisé en France. On n’a même pas de fédération ici. Il faudrait peut-être que je m’installe à l’étranger. J'aimerais aussi donner des cours de street workout, aider les autres à progresser, ce serait tout aussi gratifiant. 

 

 

 

Pour admirer les prouesses de Christophe Dang en vidéo, c'est par ici.

 

 

Advertising
Advertising

Commentaires

1 comments